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PMA (Procréation Médicalement Assistée) : Définition, techniques et parcours

Ce qu'il faut retenir
La PMA regroupe des techniques cliniques et biologiques pour aider à la conception (insémination, FIV). Le succès repose sur un suivi médical rigoureux couplé à une optimisation de l'hygiène de vie.
PMA (Procréation Médicalement Assistée) : Définition, techniques et parcours
Mis à jour le 13/02/2026 - Temps de lecture 10 min

S’engager dans un parcours de PMA ou procréation médicalement assistée représente une véritable aventure pour la femme, ou le couple, avec un seul objectif : aboutir à une grossesse etdonner naissance à un enfant. En France, grâce à des techniques médicales avancées, des milliers de couples ou de femmes seules sont accompagnés dans leur combat contre l’infertilité ou la stérilité. Fécondation in vitro, insémination artificielle, accueil d’embryon, don de sperme, cet article fait le point sur les différentes techniques de fécondation.

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PMA ou AMP : de quoi parle-t-on ?

La procréation médicalement assistée (PMA) et l’assistance médicale à la procréation (AMP) sont deux synonymes. Elle désigne les pratiques cliniques proposées aux personnes ayant des difficultés à concevoir un enfant naturellement en cas d’infertilité ou de stérilité médicalement constatée.

Ces techniques sont strictement encadrées par le Code de la santé publique et supervisées par l’Agence de la biomédecine.

Chaque année en France, 1 naissance sur 30 (+ 25000 enfants) est issue d’une PMA, selon l’Institut national d’études démographiques (INED) [3].

À qui s’adresse la PMA ?

Depuis la loi de bioéthique de 2021, la PMA est accessible en France aux :

  • Couples hétérosexuels infertiles.
  • Couples de femmes.
  • Femmes seules souhaitant un enfant.

La gestation pour autrui (mère porteuse) reste interdite en France.

Jusqu'à quel âge peut-on bénéficier de la PMA ?

En France, les conditions d’âge sont différentes pour la PMA et le prélèvement des gamètes et son encadré par un décret.

Concernant les conditions d’âge pour l’AMP:

  • Les femmes, qui porteront le futur enfant, peuvent la réaliser jusqu'à 45 ans.

Pour la personne dans le couple qui ne portera pas l’enfant, l’âge maximal est de 60 ans.

Concernant le prélèvement des gamètes :

  • Les femmes peuvent avoir des ovocytes prélevés et pris en charge par l’assurance maladie jusqu’à 43 ans.
  • Les hommes peuvent recueillir leur sperme jusqu’à 60 ans.
  • L’autoconservation des gamètes (en vue d'une PMA future) est autorisée entre 29 et 37 ans pour les femmes, et entre 29 et 45 ans pour les hommes [2].

En France, le don de sperme (gamètes) ou d’ovocytes repose sur trois principes :

  • Le consentement éclairé.
  • La gratuité du don.
  • L’anonymat entre le donneur et le receveur.

Depuis le 1er septembre 2022, en application de la loi de bioéthique du 2 août 2021, les enfants issus d’un don peuvent, à leur majorité et s’ils le souhaitent, avoir accès à l’identité du donneur [1].

Pourquoi faire une PMA ?

La PMA permet de réduire certains risques médicaux liés à l’âge ou à des pathologies affectant la fertilité, en proposant des traitements adaptés qui augmentent les chances de grossesse et de naissance.

Remédier à l'infertilité médicale

La probabilité de tomber enceinte au cours de l’ovulation est d’environ 25 % chez un couple. On parle d’infertilité en cas d’absence de grossesse pendant 12 mois ou plus. L’origine peut être féminine, masculine, mixte ou inexpliquée. Il existe plusieurs causes possibles.

Chez la femme :

  • Trouble de l’ovulation ou insuffisance ovarienne, première cause d’infertilité après 35 ans.
  • Sténose tubaire bilatérale, caractérisée par la perméabilité des trompes de Fallope qui bloquent le passage des spermatozoïdes vers l’ovule.
  • Anomalies ou malformations utérines.
  • Endométriose, maladie due à l’implantation de fragments de tissus similaires à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus ou sur les ovaires.

Chez l’homme, l’insuffisance testiculaire est la principale cause d’infertilité, notamment :

  • L’anomalie de la spermatogenèse (qualité et quantité des spermatozoïdes).
  • L’azoospermie (absence de gamètes).
  • L’oligospermie (faible quantité).
  • La tératospermie (anomalies morphologiques).

Si le sperme présente une anomalie, le médecin peut proposer un traitement de fertilité afin d’augmenter les taux de fécondation et de grossesse. Cela peut être une insémination artificielle ou une injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (un spermatozoïde est introduit directement dans l’ovocyte) [4].

Le saviez-vous ?
L’infertilité touche un couple sur huit en France et 48 millions de couples dans le monde.

Éviter la transmission d'une maladie génétique

Pour certains couples, la PMA permet d’éviter la transmission d'une maladie génétique grave à leurs enfants. Le diagnostic préimplantatoire (DPI)analyse et sélectionne les embryons (sans anomalie) issus de la fécondation in vitro avant leur transfert dans l’utérus.

Permettre un projet parental solo ou en couple de femmes

Les évolutions récentes de la loi sur la PMA permettent désormais à une femme seule et à un couple de femmes de concrétiser leur projet d’enfant via un tiers donneur (don de sperme ou d'ovocytes). Ce parcours s’accompagne d’une réflexion éthique et d’entretiens obligatoires.

Les 3 principales techniques de PMA

L'insémination artificielle (IA) ou insémination intra-utérine

Une technique simple, qui consiste à déposer les spermatozoïdes directement dans l'utérus lors de l'ovulation. La rencontre des gamètes (sperme du conjoint ou d’un tiers donneur) est facilitée au moment optimal de la fécondation.

Cette assistance médicale à la procréation est souvent proposée lorsque les trompes sont perméables, que l’ovulation existe et que l’infertilité est modérée(troubles de la glaire cervicale, anomalies du col, légère altération du spermogramme) ou inexpliquée. En France, l’assurance maladie prend en charge jusqu’à 6 cycles d’insémination artificielle FIV ou non, sous certaines conditions.

La fécondation in vitro (FIV et ICSI)

Ici la fécondation a lieu de manière artificielle, en dehors du corps de la femme.

  • FIV classique : après stimulation ovarienne, les ovocytes sont prélevés et mis en contact avec des spermatozoïdes en éprouvette pour fécondation. Les embryons formés sont ensuite transférés dans l’utérus.
  • ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes) : un seul spermatozoïde est introduit par injection directe dans l'ovocyte. Cette technique est privilégiée en cas d'infertilité masculine sévère [5].

La FIV est indiquée en cas de : trompes obstruées, endométriose sévère, échec d’insémination du sperme du conjoint, infertilité masculine importante ou inexpliquée. En France, l’assurance maladie rembourse jusqu’à 4 tentatives de FIV, y compris les transferts d’embryons frais ou congelés.

L'accueil d'embryon et le don de gamètes

Lorsque la réserve ovarienne est très faible, que le sperme est de mauvaise qualité ou en cas de maladie génétique grave, un don de gamètes ou un accueil d’embryons (surnuméraires, congelés, issus d’un autre couple) peuvent être proposés. Les ovocytes ou le sperme proviennent alors d’un tiers donneur, dans le cadre d’une procréation médicalement assistée avec don, encadrée par l’Agence de la biomédecine.

Pour simplifier tout ça, nous vous avons préparé un tableau qui récapitule toutes les techniques :

Technique

Pourquoi ?

Taux de réussite moyen par tentative

Coût moyen

Remboursement

Insémination artificielle

Troubles modérés (sperme, glaire), infertilité inexpliquée, ovulation présente

10 % à 15 %

800 - 1 500 €

Jusqu’à 6 tentatives

FIV classique

Trompes bouchées, endométriose, échec IA, infertilité masculine ou mixte

20 % à 25 % chez les femmes < 35 ans

3 000 - 4 000 €

FIV (jusqu’à 43 ans)

ICSI

Infertilité masculine sévère, échecs de FIV

20 % à 25 % (variable selon l’âge et le contexte)

3 500 - 4 500 €

4 FIV/ICSI (jusqu’à 43 ans)

Don de gamètes

Absence de gamètes ou risque génétique

Variable

Prise en charge identique, mais don gratuit

Remboursement possible selon indication médicale.

Les taux de succès varient considérablement selon l’âge de la femme, la qualité des gamètes et la cause de l’infertilité.

Les prix moyens sont donnés à titre indicatif et peuvent varier selon les centres [6].

Le déroulement du parcours PMA : étape par étape

Démarches et premiers rendez-vous

Le parcours débute par une consultation dans un centre d’AMP, où sont abordés le projet d’enfant, l’historique médical et les premiers bilans. Le médecin présente les techniques de PMA et vérifie les critères légaux. Un délai de réflexion est obligatoire avant de commencer le traitement.

Les bilans de fertilité indispensables

Le bilan de fertilité est réalisé selon les recommandations cliniques :

  • Avant 35 ans: recommandé après un an de tentatives infructueuses.
  • Après 35 ans : délai réduit à 6 mois, afin d’agir plus rapidement et de préserver les chances de grossesse.

Chez la femme :

  • Bilan hormonal et surtout dosage de l’AMH, indispensable pour évaluer la réserve ovarienne.
  • Sérologies (VIH, VHC, TPHA/VDRL, AgHBS, Ac anti-HBs, Ac anti-HBc).
  • Échographie 3D pour un comptage précis des follicules antraux.
  • Hystérographie pour vérifier la perméabilité des trompes.
  • Prélèvement vaginal pour écarter une vaginose qui pourrait nuire à l'implantation de l'embryon.

Chez l’homme, les examens de références sont :

  • Le spermogramme pour analyser la qualité du sperme et des spermatozoïdes.
  • Le spermocytogramme pour évaluer plus précisément la forme des spermatozoïdes.
  • Le spermoculture pour rechercher la présence de bactéries dans le sperme, qui pourraient être à l’origine d’une infertilité.

En cas d'anomalies, un bilan avec un andrologue et une échographie testiculaire sont recommandés [7].

La phase de stimulation ovarienne

Pour maximiser les chances, la stimulation ovarienne vise à obtenir plusieurs ovocytes au lieu d’un seul par cycle. Des injections d’hormones sont administrées sous surveillance échographique et hormonale pour ajuster les doses et limiter les risques.

Chez les femmes qui ovulent normalement (cycles réguliers), il n’est pas recommandé de provoquer l'ovulation. On stimule directement les ovaires avec des hormones : les gonadotrophines. De cette façon, l’insémination donne de meilleurs résultats tout en évitant les grossesses multiples.

La ponction et le transfert embryonnaire

En FIV, la ponction des ovocytes est réalisée après stimulation ovarienne, sous anesthésie, directement au niveau des ovaires. Ils sont ensuite mis en contact avec le sperme (FIV classique) ou fécondés par injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) en laboratoire.

Les embryons obtenus sont cultivés quelques jours, puis un embryon (ou plusieurs) est transféré dans l’utérus. Les autres embryons peuvent être congelés s’ils sont de bonne qualité.

L’après-PMA : la nidation et l'attente

Suit une période d’attente d’environ 12 jours avant le test de grossesse, marquée par la nidation éventuelle de l'embryon. Un soutien psychologique est parfois nécessaire.

En cas de succès, un suivi attentif est mis en place pour accompagner les premières étapes de la grossesse.

Si la tentative échoue, le médecin réévalue le protocole ou la nécessité d’une autre technique pour optimiser vos chances de grossesse.

Optimiser sa PMA : l'importance de la nutrition et de l'hygiène de vie

Si la PMA repose sur la technologie médicale, des études montrent que des facteurs de mode de vie impactent également le taux de fécondation. Une revue scientifique publiée dans Reproductive Biology and Endocrinology explique que le tabac, l'alcool et l’alimentation influencent la production et la qualité des ovocytes et du sperme [8].

La revue publiée par Harlev et al. (2015) confirme que le tabac génère un stress oxydatif qui abîme les gamètes, altère la viabilité et la morphologie des spermatozoïdes, et peut réduire le taux de réussite de la FIV [9].

Voici donc quelques gestes pour augmenter vos chances de grossesse en PMA :

  • Arrêt du tabac.
  • Limitation de l’alcool et des toxiques environnementaux (pesticides, perturbateurs endocriniens).
  • Activité physique régulière et modérée : améliore la circulation sanguine, diminue le stress et participe à l’équilibre hormonal.
  • Gestion du stress: relaxation, méditation, yoga.
Le saviez-vous ?
L'obésité peut provoquer des troubles de la fertilité féminine (dysfonctionnements menstruels et anovulation), comme le montre l’étude prospective d’Huyghe et al. (2017) [10].

Une alimentation équilibrée, de type méditerranéenne (riche en fruits, légumes, céréales complètes, poissons gras, huile d’olive), est associée à de meilleurs résultats en AMP selon une étude publiée dans l’Oxford Academic (2018) [11].

Certains micronutriments jouent également un rôle clé :

  • Vitamine B9 (acide folique) :la HAS, dans un avis publié en 2018, recommande une supplémentation systématique pour prévenir les anomalies de fermeture du tube neural [12].
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La PMA en résumé

La procréation médicalement assistée regroupe différentes techniques (insémination artificielle, fécondation in vitro, ICSI). Ce parcours médical permet d’aider les futurs parents et les femmes à concevoir un enfant lorsque la grossesse n’est pas possible naturellement. Pour augmenter les chances de réussite de votre projet d’enfant, il est important de soutenir votre santé via la nutrition et un mode de vie sain.

Les informations présentées dans cet article ne remplacent pas un avis médical. Toute supplémentation ou démarche de PMA doit être réalisée sous contrôle d’un professionnel de santé.

FAQ sur la PMA (Procréation Médicalement Assistée)

C'est l'accès aux techniques de procréation (IA, FIV) pour les femmes seules ou les couples de femmes, utilisant souvent un don de sperme.

La PMA est le terme général. La FIV est une technique spécifique où la fécondation a lieu en dehors du corps.

L'insémination artificielle, la fécondation in vitro et le transfert d'embryons.

En France, l’assurance maladie prend en charge jusqu’à 6 inséminations et 4 FIV, sous conditions.

Références :
[5]

 Y Bing et al.Fertilization in vitro.2009.DOI: 10.1007/978-1-60327-009-0 16 

[6]

 Améli.Prise en charge de l'assistance médicale à la procréation (AMP).2026.https://www.ameli.fr/haute-savoie/assure/remboursements/rembourse/assistance-medicale-la-procreation-amp/prise-en-charge-de-l-assistance-medicale-la-procreation-amp

[7]

C Sonigo et al.Prise en charge de première intention du couple infertile : mise à jour des RPC 2010 du CNGOF.2024.doi.org/10.1016/j.gofs.2024.01.014

[8]

S Firns et al.The effect of cigarette smoking, alcohol consumption and fruit and vegetable consumption on IVF outcomes: a review and presentation of original data.2015.doi: 10.1186/s12958-015-0133-x

[9]

 A Harlev et al.Smoking and Male Infertility: An Evidence-Based Review.2015.10.5534/wjmh.2015.33.3.143. Epub 2015 Dec 23.

[10]

S Huyghe et al.Influence of BMI and smoking on IUI outcome with partner and donor sperm.2017.https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5707778/

[11]

D Karayiannis et al.Adherence to the Mediterranean diet and IVF success rate among non-obese women attempting fertility.2018.doi.org/10.1093/humrep/dey003

[12]

HAS.Commission de la transparence Avis 7 février 2018.Acide folique.https://www.has-sante.fr/upload/docs/evamed/CT-16672 ACIDE FOLIQUE CCD 0,4mg PIS RI Avis1 CT16672.pdf

                Marine Rousseau - Experte scientifique en nutrition

Professionnel(le) de la santé

Marine Rousseau - Experte scientifique en nutrition

Ingénieure agro et titulaire d’un Master of Science en neurosciences, Marine Rousseau bénéficie d'un solide parcours en recherche scientifique, mené entre la France et l'international. Ses travaux ont porté sur les liens entre alimentation et santé cérébrale.
Forte de son expérience en rédaction scientifique et de son parcours de marathonienne (sub-3h), elle allie rigueur analytique et pratique de terrain. Cette double expertise lui permet de transmettre des conseils pointus et actionnables en nutrition, santé et sport, validés par la science.