Les règles douloureuses, aussi appelées dysménorrhées, se manifestent par une douleur plus ou moins intense dans le bas ventre ou le ventre, accompagnée de divers symptômes menstruels. Elles sont le plus souvent liées aux contractions de l’utérus et à l’élimination de l’endomètre, mais peuvent parfois avoir une cause sous-jacente, comme l’endométriose. Leur intensité varie selon les femmes, les périodes de vie et l’état de santé global. Lorsque la douleur devient inhabituelle ou invalidante, il est important de consulter un médecin afin d’en comprendre l’origine et d’adapter la prise en charge.
Qu’est-ce que les règles douloureuses (dysménorrhée) ?
Avoir des règles douloureuses correspond à des crampes ou des douleurs pelviennes survenant pendant la période des menstruations.
Cette sensation peut irradier vers le bas du dos ou les cuisses et s'accompagner de symptômes tels que des nausées, vomissements, maux de tête, vertiges, fatigue et troubles du sommeil.[1]
Douleurs légères, modérées ou intenses
L’intensité des douleurs de règles est variable d’une femme à l’autre et d’un cycle à l’autre et peut impacter les activités quotidiennes et le travail.
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Niveau de l’inconfort |
Description |
Impact au quotidien |
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Légère | Gêne perceptible (tiraillements) | Activités maintenues |
Modérée | Crampes persistantes | Concentration perturbée, prise ponctuelle d’antalgique, rythme ralenti |
Intense/sévère | Douleur vive, invalidante | Difficultés à se lever, travail ou cours perturbés, besoin fréquent de médicaments, symptômes associés |
Dysménorrhées
En langage médical, on parle de dysménorrhée, c’est-à-dire l'ensemble des douleurs de règles. On distingue :
- La dysménorrhée primaire : la plus courante, elle apparaît chez les jeunes filles généralement 6 mois après les premières règles. La douleur est plus intense le premier jour du cycle et peut durer de 8 à 72 heures. Elle n'est pas liée à une pathologie pelvienne. [2]
- La dysménorrhée secondaire : une douleur menstruelle due à une maladie sous-jacente, intra ou extra-utérine. Les causes possibles peuvent être : endométriose, cicatrice de césarienne étendue, fibromes, adénomyose, polypes endométriaux, cystite interstitielle, infections pelviennes ou dispositif intra-utérin.
Pourquoi les règles peuvent-elles faire mal ?
Avoir mal pendant ses règles est si courant qu’on finit parfois par penser que c’est normal… même quand la douleur prend trop de place.
L’inconfort des règles est souvent lié aux réactions physiologiques et biologiques du corps (contractions utérines, variations hormonales, réactions inflammatoires).
Le cycle menstruel est un processus dynamique où la muqueuse utérine se construit puis se desquame, produisant des substances pro‑inflammatoires, les prostaglandines, qui peuvent majorer la douleur.
Contractions de l’utérus
Pendant les règles, le muscle utérin se contracte pour libérer la muqueuse qui s'était préparée à l'accueil d'un embryon, sous l’action des prostaglandines. Plus leur production est élevée, plus les contractions sont fortes, la pression utérine augmente ainsi que les douleurs. Elles peuvent également comprimer les petits vaisseaux sanguins qui irriguent l’utérus, causant une ischémie temporaire (manque d’oxygène).
Hormones et douleur menstruelle
Les fluctuations hormonales normales qui rythment la vie féminine exercent une influence directe sur notre réceptivité aux stimuli sensoriels.
Plusieurs études cliniques montrent que la tolérance à l'inconfort fluctue selon les moments du mois : en règle générale, une sensibilité accrue est observée de la fin de la phase lutéale jusqu’au début de la phase folliculaire, soit la période charnière entourant l'arrivée des menstruations. [3]
Ces nuances dans la perception expliquent la grande diversité des vécus : là où certaines traversent leur cycle avec une aisance naturelle, d'autres font face à des douleurs marquées.
Ce phénomène s'explique par l'action des œstrogènes et de la progestérone, qui agissent comme de véritables modulateurs biologiques. Ils influencent les processus inflammatoires et modifient la transmission des messages nerveux et la réponse des systèmes sensoriels face au stress.
Quelles maladies peuvent provoquer des règles douloureuses ?
Parfois, la douleur dépasse le cadre physiologique et vient d’une affection sous-jacente. L'endométriose est une cause majeure de dysménorrhée secondaire. Elle se caractérise par la présence de tissus semblables à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus, provoquant des lésions, des kystes et des adhérences très inflammatoires et lancinantes, surtout pendant les règles.
D’autres anomalies de la paroi ou de la cavité utérine comme les adénomyoses (endométriose interne au muscle utérin), les fibromes, les polypes ou les infections pelviennes peuvent entraîner des douleurs menstruelles intenses.
Les règles douloureuses empêchent-elles de faire du sport ?
L’activité physique est parfois redoutée pendant les règles. En réalité, le ressenti est un indicateur clé, car c’est une période où l’énergie fluctue et il est important de respecter ses sensations.
Un article publié dans Frontiers in Medicine (2025) montre que la pratique régulière d’un exercice physique adapté est associée à une diminution de l’intensité des douleurs liées à la dysménorrhée primaire chez de nombreuses femmes. Différents types d’activités comme le renforcement musculaire, les exercices aérobies, les mouvements doux ou la thérapie corps-esprit peuvent contribuer à améliorer le confort menstruel, à condition d’être pratiqués de façon régulière et progressive. [4]
Quand les règles douloureuses doivent-elles alerter ?
La plupart sont bénignes et relèvent de la dysménorrhée primaire.
Toutefois, certains signes doivent vous amener à consulter un médecin pour écarter une dysménorrhée secondaire ou une pathologie comme l’endométriose.
- Tensions soudainement plus intenses.
- Symptômes associés (saignements très abondants, cycles très irréguliers, douleurs entre les règles ou pendant les rapports sexuels).
- Maux de tête, nausées, vomissements, malaise, fièvre.
- Douleurs invalidantes ne cédant pas aux antalgiques usuels ou aux AINS.
- Suspicion d’endométriose (antécédents familiaux, troubles digestifs ou urinaires cycliques).
- Tout doute ou impact significatif sur votre équilibre.
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Kevin A.
Comment soulager naturellement les règles douloureuses ?
Des gestes et mesures hygiénodiététiques contribuent à réduire cet inconfort périodique.
- Chaleur: appliquer une bouillotte chaude sur la zone pelvienne pour détendre les muscles, améliorer la circulation et diminuer le seuil de sensibilité.
- Repos et sommeil de qualité : se coucher tôt et s’accorder des temps de pause, surtout les premiers jours.
- Respiration et relaxation : exercices de respiration profonde, méditation, yoga ou techniques de cohérence cardiaque pour apaiser le système nerveux et moduler le ressenti sensoriel.
- Mouvement doux : marche, étirements, yoga favorisent la circulation et diminuent les tensions musculaires.
- Huiles essentielles (toujours diluées) : en massage doux sur le bas-ventre, soulagent grâce à leurs propriétés antispasmodiques. Par exemple : 1 goutte d’huile essentielle d’estragon + 4 gouttes d’huile végétale de Bourrache, à appliquer jusqu’à 3 fois par jour. Une étude a d’ailleurs montré l’efficacité d’un mélange d’huiles essentielles contenant quatre composants analgésiques (acétate de linalyle, linalol, eucalyptol et β-caryophyllène) sur les crampes menstruelles et dysménorhées. [5]
- L’achillée millefeuille, une plante connue pour ses propriétés décontractantes et antispasmodiques, est traditionnellement utilisée dans les douleurs menstruelles pour soulager les spasmes utérins.
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Esther P.
Conclusion
Les douleurs de règles touchent de nombreuses femmes mais leur intensité varie selon les cycles. Une approche douce basée sur l’écoute de son corps, l’hygiène de vie, l’alimentation et/ou les compléments alimentaires permettent de diminuer ces inconforts menstruels naturellement. En cas de doute, il est important de consulter votre médecin.
Ce contenu est informatif et ne remplace en aucun cas un avis médical.
FAQ sur les règles douloureuses
La chaleur, le repos et les mouvements doux aident souvent à diminuer la douleur. Si elle devient intense ou persistante, un avis médical est nécessaire.
Les règles douloureuses sont limitées aux menstruations, tandis que l’endométriose provoque souvent des douleurs intenses et répétées, parfois en dehors des règles.
Elles sont liées à des contractions utérines plus fortes et à une production élevée de prostaglandines. Certaines pathologies peuvent aussi être en cause.
La douleur est généralement maximale le premier jour des règles, au moment des contractions les plus intenses.
L’application de chaleur, un massage du bas-ventre, le mouvement doux ou la prise d’un antalgique permettent de calmer la douleur.
I Guimaraes et al.Primary Dysmenorrhea: Assessment and Treatment.2020.doi: 10.1055/s-0040-1712131
MC Ou et al.Pain relief assessment by aromatic essential oil massage on outpatients with primary dysmenorrhea: a randomized, double-blind clinical trial.2012.DOI: 10.1111/j.1447-0756.2011.01802.x