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Alimentation pendant la grossesse : quoi manger et comment s’adapter ?

Ce qu'il faut retenir
Pendant la grossesse, mangez varié, suffisamment et sans prendre de risque : pas pour deux, mais mieux. Adaptez selon les trimestres, privilégiez la qualité et consultez en cas de doute.
Alimentation pendant la grossesse : quoi manger et comment s’adapter ?
Publié le 14/01/2026 - Temps de lecture 7 min

L’alimentation pendant la grossesse est la problématique majeure à laquelle sont confrontées les femmes enceintes. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas question de “manger pour deux”, mais d’adapter progressivement ses apports, car les besoins nutritionnels évoluent selon les trimestres, tant en énergie qu’en micronutriments. Dans ce contexte, la priorité n’est pas le contrôle strict ou les restrictions, mais plutôt la qualité des aliments, la régularité des repas et l’écoute des sensations, des facteurs clés pour couvrir les besoins sans culpabilité ni stress inutile.

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Pourquoi l’alimentation est-elle essentielle pendant la grossesse ?

L’alimentation pendant la grossesse fournit les nutriments indispensables au développement du fœtus, dès les toutes premières semaines. Les apports en protéines, acides gras essentiels, vitamines et minéraux participent directement à la formation des organes, du cerveau et du système nerveux, en particulier lors du premier trimestre.

Parallèlement, votre organisme doit s’adapter à de profonds changements hormonaux et physiologiques, ce qui entraîne une adaptation du métabolisme maternel. D’après une revue scientifique publiée en 2025, le volume sanguin augmente drastiquement, les besoins en fer, en iode ou en calcium s’élèvent, et le corps devient plus efficient pour stocker et utiliser l’énergie. [1] Une alimentation adaptée permet d’accompagner ces transformations, de limiter les carences et de soutenir la grossesse sans puiser excessivement dans vos réserves.

Enfin, ce que vous mangez influence directement votre énergie, votre digestion et votre confort global. Fatigue, nausées, constipation ou reflux sont fréquents pendant la grossesse, mais certains choix alimentaires (repas réguliers, fibres suffisantes, hydratation adéquate) peuvent en atténuer l’intensité.

Que manger pendant la grossesse : les grands piliers

Pendant la grossesse, l’objectif n’est pas de multiplier les interdits mais de construire une alimentation équilibrée et cohérente, capable de couvrir vos besoins en nutrition et ceux de votre bébé.

Protéines, glucides et lipides : trouver l’équilibre

D’après les recommandations de l’EFSA (2019), les besoins en protéines pour une femme enceinte au fil des trimestres sont supérieurs à la normale pour le bon développement du bébé. [2] Elles peuvent être apportées par :

  • les œufs,
  • les poissons bien cuits,
  • les légumineuses,
  • les produits laitiers,
  • les viandes maigres;

Les glucides constituent la principale source d’énergie, notamment pour le cerveau du fœtus, très dépendant du glucose. Il est recommandé de privilégier les glucides complexes (céréales complètes, légumineuses, fruits) qui assurent une libération progressive de l’énergie et aident à stabiliser la glycémie.

Le saviez-vous ?
Une publication récente (Lamei Xue et al., 2024) sur le rôle des glucides chez la femme enceinte décrit que lorsque l’alimentation est très pauvre en glucides pendant la grossesse, le corps peut produire des substances appelées cétones, utilisées comme carburant de secours. Or, ces cétones peuvent passer jusqu’au bébé et influencer son métabolisme. Cela explique pourquoi les régimes très restrictifs en glucides sont déconseillés pendant la grossesse. [3]

Les lipides ont souvent mauvaise presse. Pourtant, ils sont essentiels, en particulier les acides gras polyinsaturés comme les oméga-3, impliqués dans le bon développement cérébral du bébé. Les acides gras polyinsaturés sont associés à de meilleurs scores cognitifs chez l’enfant, comme le soulignent. [4] Il est donc conseillé de consommer régulièrement des matières grasses

riches en oméga-3 (huiles végétales, poissons gras bien choisis, oléagineux), en veillant davantage à la qualité qu’à la quantité.

Micronutriments clés pendant la grossesse

Certains micronutriments sont particulièrement importants pendant la grossesse car ils soutiennent directement le développement du bébé et les adaptations de votre organisme. Voici les principaux à connaître :

  • Fer : les besoins augmentent fortement avec la hausse du volume sanguin et la croissance fœtale.
  • Calcium : indispensable à la minéralisation osseuse et dentaire du fœtus, il contribue aussi au maintien de votre capital osseux.
  • Iode : essentiel au bon fonctionnement de la thyroïde maternelle et au développement neurologique du bébé.
  • Vitamine D : elle facilite l’absorption du calcium et soutient l’immunité.
Vitamine D3 K2
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Cette vitamine D3 a été bien conçue avec une synergie avec la K2 MK7 dans un corps gras pour renforcer l’assimilation. Le goût est neutre. Pour ma part je prends 12 gouttes en plus du multivitamines. Je la recommande donc !


Perceval N.

5/5

Les folates (vitamine B9 )occupent une place à part, car ils interviennent dès les premières semaines dans la division cellulaire et la formation du système nerveux. D’après une étude publiée en 2023, une supplémentation en acide folique autour de la conception permettrait de réduire significativement l’incidence des anomalies du tube neural chez les femmes. [5]

Mais où trouver des folates ? Principalement dans les légumes verts à feuilles, les légumineuses, les fruits secs et les céréales complètes, en privilégiant des modes de cuisson doux pour limiter les pertes.

Attention à la supplémentation non encadrée.
La prise de compléments alimentaires sans avis professionnel n’est pas anodine pendant la grossesse et l’allaitement. Des excès en fer, en iode ou en certaines vitamines peuvent avoir des effets indésirables pour la mère et le bébé.

Alimentation et grossesse : comment l’adapter selon les trimestres ?

L’alimentation doit être adaptée à chaque trimestre de la grossesse car les besoins physiologiques, digestifs et énergétiques évoluent progressivement. L’enjeu est d’ajuster la fréquence des repas, la densité nutritionnelle et la tolérance digestive en fonction de ce que vous ressentez.

Trimestre

Changements fréquents

Conseils d’adaptation alimentaire

Premier trimestre

Nausées, fatigue, appétit variable, sensibilité digestive accrue

  • fractionner les repas sur la journée pour limiter les nausées,
  • privilégier des aliments simples et bien tolérés,
  • manger à heures régulières même en petites quantités,
  • adapter les textures et températures selon vos préférences

Deuxième trimestre

Apports plus stables, croissance fœtale active, énergie souvent retrouvée

  • structurer des repas complets et équilibrés,
  • soutenir la croissance avec des protéines de qualité et des glucides complexes,
  • renforcer les apports en micronutriments clés,
  • profiter de l’appétit plus stable pour varier davantage

Troisième trimestre

Digestion plus lente, inconfort abdominal, augmentation progressive des besoins énergétiques

  • augmenter les apports sans alourdir les repas,
  • privilégier des portions modérées mais fréquentes,
  • favoriser le confort digestif et l’hydratation pour limiter reflux et constipation

Aliments à éviter ou à consommer avec précaution pendant la grossesse

Certains aliments doivent être évités ou consommés avec précaution pendant la grossesse afin de limiter les risques infectieux, toxiques ou métaboliques.

En résumé, évitez :

  • Crudités et produits crus : les légumes, fruits ou herbes aromatiques consommés crus peuvent être porteurs de bactéries comme la listéria ou le toxoplasme. Nos conseils ? Lavez-les, épluchez-les, et consommez-les rapidement.
  • Fromages au lait cru : bries, camemberts, bleus ou fromages de chèvre au lait cru présentent un risque accru de listériose. Optez pour des fromages au lait pasteurisé, en évitant la croûte.
  • Poissons à risque : certains poissons prédateurs (espadon, requin, marlin, thon rouge) peuvent contenir des teneurs élevées en mercure, toxique pour le développement neurologique du bébé. Variez les types de poissons que vous mangez !
  • Cuissons et hygiène alimentaire : la viande, le poisson et les œufs doivent être consommés bien cuits afin d’éliminer les agents pathogènes. Une hygiène rigoureuse des mains, des ustensiles et des plans de travail est essentielle pour réduire le risque de contamination.
  • Aliments ultra-transformés : riches en sucres ajoutés, en graisses de mauvaise qualité et en additifs, ils apportent peu de nutriments essentiels et peuvent favoriser une prise de poids ou des déséquilibres glycémiques.
  • Excès de sucres et de caféine : une consommation élevée de sucres simples peut augmenter le risque de fatigue, de fringales et de diabète gestationnel. La caféine, quant à elle, doit être limitée à 200 mg par jour maximum, soit environ deux tasses de café, car un excès est associé à un risque accru de faible poids de naissance [6]

L’objectif n’est pas d’entrer dans une logique de nutrition restrictive, mais de faire des choix éclairés pour concilier sécurité, plaisir et équilibre tout au long de la grossesse.

Alimentation, compléments et idées reçues pendant la grossesse

“Manger pour deux” est un mythe : pendant la grossesse, les besoins énergétiques n’augmentent que progressivement, mais la qualité nutritionnelle devient essentielle. Il s’agit donc de manger mieux, en privilégiant des aliments riches en nutriments plutôt qu’en augmentant les quantités.

Les compléments alimentaires peuvent être utiles dans certaines situations (carence avérée, besoins spécifiques en fer, vitamine D ou folates), mais leur intérêt dépend toujours du contexte individuel. Une supplémentation encadrée par un professionnel de santé est indispensable, car les excès peuvent être aussi problématiques que les carences. Quoiqu’il en soit, les compléments ne doivent jamais permettre de compenser durablement une alimentation déséquilibrée, qui reste la base incontournable d’une grossesse en bonne santé.

Bilan : comment bien gérer son alimentation pendant la grossesse ?

Une alimentation adaptée pendant la grossesse repose avant tout sur la qualité, la variété et la sécurité des choix alimentaires, bien plus que sur le contrôle ou la restriction. Les besoins évoluent naturellement au fil des trimestres, sans logique de « manger pour deux », mais en tenant compte des changements physiologiques, digestifs et énergétiques propres à chaque période. En privilégiant une consommation d’aliments bruts, une organisation régulière des repas et une écoute attentive de vos sensations, il est possible de couvrir l’essentiel des besoins sans culpabilité.

Ce contenu est informatif et ne remplace pas les recommandations d’un médecin. En cas de doute, de symptômes ou de pathologies, consultez un professionnel de santé.

FAQ sur l’alimentation pendant la grossesse

Non, évitez le foie pendant la grossesse car il est très riche en vitamine A sous forme rétinol, dont l’excès augmente le risque de malformations fœtales.

Oui, les bienfaits de la betterave sont intéressants pendant la grossesse. Elle apporte des folates, des fibres et des antioxydants.

Oui, l’oignon dispose de bienfaits intéressants pendant une grossesse. Il contribue aux apports en fibres et en composés soufrés, tout en pouvant soutenir la digestion lorsqu’il est bien toléré.

Oui, une femme enceinte doit veiller à boire suffisamment d’eau pour soutenir le volume sanguin, la digestion et aider à prévenir la fatigue, la constipation et les infections urinaires.

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