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Dysménorrhée : comprendre les règles douloureuses et mieux les vivre

Ce qu'il faut retenir
La dysménorrhée désigne des règles douloureuses fréquentes. Le plus souvent bénigne, elle peut s’intensifier et, dans certains cas, être liée à l’endométriose.
Dysménorrhée : comprendre les règles douloureuses et mieux les vivre
Publié le 07/01/2026 - Temps de lecture 7 min

La dysménorrhée désigne des douleurs menstruelles liées aux contractions de l’utérus, sous l’effet des prostaglandines. Avoir mal pendant ses règles est souvent banalisé, au point de faire douter certaines femmes de ce qui est normal… ou non. Le plus souvent primaire, elle est généralement fonctionnelle, mais peut parfois être secondaire à une autre cause. Lorsque la douleur devient inhabituelle ou persistante chez la femme, un avis médical permet d’en comprendre l’origine et d’adapter l’accompagnement.

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Qu’est-ce que la dysménorrhée ?

Derrière le terme médical “dysménorrhée” se cache une réalité très concrète : des douleurs qui peuvent transformer quelques jours du cycle en véritable épreuve.

La dysménorrhée sont les douleurs ressenties pendant les règles, liées aux contractions naturelles de l’utérus, dont l’intensité et l’origine peuvent varier selon les femmes et le contexte hormonal.

Définition simple des règles douloureuses

Ces douleurs surviennent généralement juste avant ou au début des menstruations et sont liées aux contractions de l’utérus. Leur intensité varie d’une femme à l’autre, allant d’un simple inconfort à des douleurs pouvant gêner les activités quotidiennes.

La dysménorrhée fait partie des plaintes gynécologiques les plus fréquentes chez les femmes en âge de procréer, comme le confirment plusieurs revues scientifiques publiées sur PubMed (2017, 2020). [1]

Dysménorrhée primaire et secondaire

Il existe deux formes de dysménorrhée :

  • La dysménorrhée primaire apparaît dès les premières années de règles, sans anomalie gynécologique identifiable. Elle est simplement liée aux mécanismes hormonaux et aux prostaglandines, impliquées dans les contractions utérines.
  • La dysménorrhée secondaire arrive plus tardivement et peut être associée à une pathologie sous-jacente, comme l’endométriose.

Les recherches récentes soulignent l’importance de cette distinction pour orienter la prise en charge et savoir quand un avis médical est nécessaire [1]

Pourquoi les règles peuvent-elles être douloureuses ?

Les douleurs pendant les règles ne viennent pas d’une seule cause. Elles sont liées à plusieurs réactions naturelles du corps au moment du cycle menstruel, qui peuvent être plus ou moins intenses selon chaque femme.

Contractions de l’utérus et mécanismes naturels

Pendant vos règles, l’utérus se contracte pour évacuer éliminer la muqueuse utérine. Chez certaines femmes, ces contractions musculaires sont plus fortes, ce qui peut provoquer des crampes pelviennes (dans le bas-ventre). Même si ce mécanisme physiologique est normal, il peut devenir inconfortable lorsqu’il est plus intense que la moyenne (Pain Reports, 2017). [2]

Le rôle des hormones dans la douleur menstruelle

Les hormones jouent aussi un rôle important dans les douleurs de règles. À l’approche de vos menstruations (en fin de phase lutéale), certains changements hormonaux poussent votre corps à produire des prostaglandines dans l’endomètre (muqueuse utérine) pour stimuler votre utérus. Chez certaines femmes, ce sont ces prostaglandines qui augmentent leur sensibilité à la douleur.

Quels sont les symptômes de la dysménorrhée ?

L’expression, l’intensité et l’impact des douleurs sur le quotidien varient largement, ce qui explique pourquoi elles sont parfois difficiles à comparer ou à évaluer.

Types de douleurs ressenties

Les douleurs de règles se situent le plus souvent dans le bas du ventre, mais elles peuvent aussi se faire sentir dans le dos, les hanches ou les cuisses. Elles ressemblent généralement à des crampes, des tiraillements ou une sensation de ventre lourd.

Chez certaines femmes, ces douleurs s’accompagnent aussi de fatigue, de nausées ou de maux de tête. Ces différents profils de douleur sont décrits dans les études observationnelles portant sur la dysménorrhée et son vécu au quotidien (Bajalan et al., 2023). [3]

Intensité, durée et retentissement sur le quotidien

L’intensité des douleurs menstruelles peut aller d’une gêne supportable à des douleurs très fortes, parfois évaluées au-delà de 7 sur 10 sur les échelles de douleur. Les études montrent que ces douleurs durent le plus souvent un à trois jours et sont plus intenses au début des règles.

Selon une enquête publiée en 2020, chez une proportion importante de femmes, la dysménorrhée a un impact important sur leurs vies quotidiennes, avec des difficultés à travailler, à étudier ou à maintenir des activités sociales. [4]

Quand la dysménorrhée est-elle considérée comme fréquente ou normale ?

Avoir mal pendant ses règles est quelque chose de très courant. Ce n’est donc pas forcément inquiétant en soi. En revanche, ce qui compte vraiment, c’est la force de la douleur et la façon dont elle perturbe votre quotidien.

Douleurs légères à modérées

Chez de nombreuses femmes, les douleurs de règles sont légères à modérées et apparaissent surtout au début des menstruations, souvent sur un à deux jours. Elles peuvent provoquer une gêne réelle, sans pour autant empêcher complètement les activités du quotidien (Ju et al., 2013). [5]

Situations où les douleurs deviennent préoccupantes

Les douleurs sont préoccupantes lorsqu’elles :

  • Sont très intenses et difficiles à soulager ;
  • Durent plusieurs jours et ne se limitent pas au début des règles ;
  • Empêchent de travailler, étudier ou se concentrer ;
  • S’accompagnent d’un épuisement marqué.

Plus les douleurs sont handicapantes, plus elles deviennent préoccupantes (étude observationnelle publiée en 2024, Zannoni et al., 2024.[6]

Quand faut-il consulter pour des règles douloureuses ?

Certaines situations méritent une attention particulière. L’objectif ici n’est pas d’inquiéter, mais de vous aider à reconnaître les cas où un avis médical peut être utile pour mieux comprendre ce qui se passe.

Les signaux d’alerte à ne pas ignorer

Il est recommandé de consulter lorsque les douleurs :

  • Apparaissent brutalement alors qu’elles n’étaient pas présentes auparavant ;
  • S’aggravent avec le temps ;
  • Surviennent en dehors des règles ou persistent bien après leur fin ;
  • S’accompagnent de saignements très abondants, fièvre, douleurs pendant les rapports ;
  • Ne sont plus soulagées par les mesures habituelles qui fonctionnaient jusque-là.

Ces signaux peuvent indiquer que la douleur ne relève plus uniquement des mécanismes classiques du cycle.

L’importance d’un avis médical en cas de douleurs inhabituelles

Les règles accompagnent la vie des femmes pendant 35 à 40 ans, presque chaque mois, parfois jusqu’à une semaine à la fois. Lorsqu’une douleur s’installe ou devient trop lourde à porter, consulter permet avant tout de mettre des mots sur ce que vous vivez, de comprendre ce qui se joue dans votre corps et d’écarter une cause sous-jacente.

Prendre rendez-vous, ce n’est pas exagérer, c’est prendre soin de votre santé physique, mentale et de votre bien-être au quotidien, pour mieux vivre chaque cycle, aujourd’hui comme sur le long terme.

Comment soulager naturellement la dysménorrhée ?

Lorsque les règles sont douloureuses, il est important de s’accorder de petites attentions pour traverser cette période avec plus de douceur. Des gestes simples, naturels, amélioreront votre confort et allègeront votre quotidien, tout en respectant le rythme naturel de votre cycle menstruel.

Hygiène de vie et gestes simples

Pendant les règles, ce sont souvent les petites attentions que l’on s’accorde qui changent tout. La chaleur d’une bouillotte posée sur le bas-ventre ou le bas du dos, enveloppera et apaisera la zone sensible. Autorisez-vous du repos, sans culpabilité !

Une respiration plus lente, quelques étirements doux ou une balade tranquille peuvent aider à délier les tensions, sans jamais forcer. Et côté assiette, miser sur une alimentation simple, digeste et équilibrée pour ne pas surcharger votre digestion et les sensations de lourdeurs dans l’abdomen.

Micronutrition et compléments utiles

En complément certaines femmes s’intéressent aussi à la micronutrition pour améliorer leur vie pendant leurs cycles. L’idée n’est pas de traiter la douleur, mais de soutenir les fonctions physiologiques normales impliquées pendant les règles avec :

  • Du magnésium, pour la fonction musculaire et nerveuse ;
Magnésium Bisglycinate
Magnesium Taurine B6

Ce magnésium est d'une très grande qualité, très bonne tolérance digestive pour ma part, grâce à sa forme (bisglycinate). Je me sens bien mieux et beaucoup moins stressée, mon sommeil est également bien moins agité et j'ai la sensation de beaucoup mieux récupérer. Merci Nutripure pour la réelle qualité de vos produits !


Esther P.

5/5
  • De la vitamine B6 pour le système nerveux et hormonal ;
  • Des oméga-3 pour leur rôle dans l’équilibre cellulaire ;
Oméga 3 Epax
Omega 3 Epax

Prix correct qui n'augmente pas du jour au lendemain, stable depuis un moment. Dosage epa/dha élevé, extrait de romarin en plus des tocophérols pour amoindrir l'oxydation des acides gras. Clairement Nutripure imbattable sur ce produit, une référence.


Kevin A.

5/5
  • Du zinc pour ses fonctions métaboliques ;
Zinc bisglycinate
Zinc Bisglycinate

J’ai commencé à m’entraîner il y a plusieurs années maintenant en musculation, et comme vous le savez sans doute, l’effort intense augmente les besoins en micronutriments et notamment en zinc. Une carence en zinc est donc beaucoup plus commune que ce que l’on pense. Or, la seule façon d'avoir un apport optimal en zinc via l’alimentation est de manger des fruits de mer ou de la viande rouge tous les jours, ce qui n’est pas forcément du goût de chacun. À défaut, une supplémentation avec un zinc de qualité permet d’assurer un apport optimal. C’est donc pour ça que je consomme le zinc de chez Nutripure au quotidien.


Blandine Abad - Coach Sportive, Mannequin et Vidéaste

5/5

Pour l’huile de bourrache, source d’acides gras spécifiques.

Huile de bourrache
Huile de Bourrache

Je prends une gélule le matin et une le soir. Au bout de 3 jours ma peau et mes cheveux sont passés de secs à doux, mes ongles se sont solidifiés. Produit qui a fonctionné pour moi donc je recommande. Merci.


Cloe R.

5/5

Ces approches ne remplacent pas un avis médical, mais peuvent vous aider de manière douce, en respectant votre rythme et vos besoins particuliers.

Conclusion

La dysménorrhée fait partie du quotidien de nombreuses femmes, parfois pendant plusieurs décennies. Mieux comprendre ce qui se passe dans le corps permet de sortir de la banalisation et d’agir avec plus de douceur. En écoutant ses besoins et en s’autorisant des ajustements simples, il devient possible d’améliorer son confort et son bien-être, cycle après cycle.

Pour aller plus loin, lisez aussi notre autre article sur le retour de couche.

Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical. En cas de douleur persistante, inhabituelle ou évolutive, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.

FAQ sur les dysménorrhées

Pendant les règles, l’utérus se contracte pour éliminer la muqueuse utérine. Chez certaines femmes, ces contractions sont plus intenses et plus sensibles, ce qui provoque des douleurs.

La dysménorrhée désigne les douleurs ressenties pendant les règles. Elles apparaissent le plus souvent dans le bas-ventre, parfois dans le dos ou les cuisses, et peuvent varier en intensité selon les femmes et les cycles.

Le traitement médicamenteux des règles douloureuses relève d’un avis médical. Certains médicaments sont parfois prescrits ou conseillés pour soulager la douleur, mais ils ne conviennent pas à toutes les femmes ni à toutes les situations.

De nombreuses femmes misent sur des approches naturelles (chaleur sur le bas-ventre, repos, respiration, mouvements doux) et la micronutrition pour améliorer leur confort.

Références :
[4]

Bourdel N et al. Prevalence, intensity, impact on quality of life and insights of dysmenorrhea among French women. 2020.

[5]

Ju H et al. The prevalence and risk factors of dysmenorrhea. 2013.

[6]

Zannoni L et al. Prevalence, pain intensity and symptoms associated with primary dysmenorrhea: a cross-sectional study. 2024.

                Sandrine Delpuech - Expertise scientifique et santé naturelle

Author

Sandrine Delpuech - Expertise scientifique et santé naturelle

Professionnelle de la santé depuis plus de 20 ans, formée en biologie et en formulation des produits de santé, j'ai évolué en industrie pharmaceutique avant de me tourner vers une approche intégrative. 
Aujourd’hui professeure de yoga, praticienne en santé naturelle et intégrative, consultante et formatrice, je relis et valide les articles afin de garantir des informations fiables et accessibles, en lien avec l’observation du vivant.

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