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Zona : symptômes, causes et traitements de cette éruption virale

Ce qu'il faut retenir
Le zona est une réactivation du virus varicelle-zona, un virus de la famille des herpèsvirus. Il provoque une éruption cutanée douloureuse, le plus souvent localisée d’un seul côté du corps.
Zona : symptômes, causes et traitements de cette éruption virale
Mis à jour le 03/07/2026 - Temps de lecture 9 min

Le zona est une pathologie virale fréquente, mais souvent mal comprise. Elle appartient à la grande famille des herpèsvirus, comme l'herpès labial ou génital. Son apparition surprend, car elle peut commencer par une douleur avant même les boutons.

Dans cet article, vous allez découvrir comment reconnaître le zona, comprendre ses causes, identifier ses risques associés et connaître les grands principes du traitement.

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Qu'est-ce que le zona ?

Le zona est une maladie virale due à la réactivation du virus varicelle-zona. Après une varicelle, le virus reste en sommeil dans le système nerveux, et peut se réactiver plus tard [1].

Les boutons du zona apparaissent généralement le long du trajet d’un nerf. C’est ce qui explique leur disposition caractéristique en bande et le fait qu’ils ne touchent le plus souvent qu’un seul côté du corps [1].

Plusieurs formes de zona peuvent être observées selon le nerf atteint :

  • Thoracique : touche souvent le thorax et forme une bande douloureuse sur le tronc.

  • Cervical : concerne le cou et certaines zones du bras ou de l’épaule.

  • Trigéminal : affecte le visage et peut parfois atteindre l’œil.

  • Ophtalmique : concerne la région de l'œil.

  • Buccal : se développe dans la bouche et peut provoquer des lésions sur le palais, les gencives ou la langue.

  • Auriculaire : aussi connu sous le nom de Ramsay Hunt de type 2, il touche l’oreille et peut entraîner une baisse de l’audition, des vertiges ou une paralysie faciale.

  • Disséminé : plus rare, il se caractérise par l’apparition de nombreuses lésions en dehors de la région initialement atteinte.

  • Lombosacré : il touche le bas du dos et peut s’étendre vers le bassin ou le haut des fesses.

Les zones thoraciques, cervicales et trigéminales sont parmi les plus souvent touchées [1].

Zona buccal

Quels sont les causes et facteurs de risque ?

Tout comme le virus de l'herpès (responsable notamment de l'herpès labial), le virus du zona a la particularité de rester endormi dans l'organisme après une première infection. Donc comme mentionné précédemment, la cause principale de du zona est sa réactivation via le virus varicelle-zona. Celle-ci survient quand le système immunitaire ne parvient plus à contrôler le virus latent. Une fois réactivé, le virus se multiplie dans les corps cellulaires nerveux. Il descend ensuite le long du nerf jusqu’à la zone de peau correspondante [1].

Plusieurs facteurs favorisent l’apparition de cette pathologie :

  • Le stress émotionnel : Le lien entre zona et stress est particulièrement documenté. Les hormones libérées en période de stress affaiblissent les défenses naturelles de l’organisme, notamment celles qui permettent de lutter contre les virus. Le système immunitaire devient alors moins efficace pour maintenir le virus sous contrôle.

  • Une maladie aiguë ou chronique : diabète, polyarthrite rhumatoïde, maladies cardiovasculaires, maladies rénales…

  • Un terrain d’immunodépression : la prise de médicament immunosuppresseur, la présence d’un cancer, du VIH / SIDA,.…

  • L’exposition au virus

  • Les antécédents familiaux.

  • Un traumatisme physique [1, 2, 3].

Le zona touche surtout l’adulte et la personne âgée. Avec l’âge, le système immunitaire fonctionne moins efficacement et contrôle plus difficilement les virus restés dormants dans l’organisme. Ce déclin progressif des défenses immunitaires est appelé immunosénescence [1, 2].

Quels sont les symptômes du zona ?

Les signes de cette pathologie évoluent généralement en deux phases successives : une première phase d’incubation, suivie d’une phase marquée par l’apparition des lésions cutanées caractéristiques.

1. La phase d'incubation locale

Le zona débute par des sensations inhabituelles sur une zone localisée. Cette phase apparaît quelques jours voire quelques semaines avant les lésions cutanées [4].

Il est alors possible de ressentir des brûlures, des picotements ou des décharges douloureuses, souvent associées à un engourdissement de la peau. Le simple contact avec un vêtement peut devenir inconfortable, voire douloureux. Dans certains cas, ces signes locaux s’accompagnent d’un malaise général, de maux de tête ou d’une sensibilité à la lumière [1,4].

2. La phase d'éruption cutanée

Après les premiers signes, des lésions cutanées apparaissent dans la région concernée. Elles commencent par de petites taches rouges qui évoluent rapidement en vésicules regroupées en grappes, remplies d’un liquide clair, rappelant des gouttes de rosée [1, 4].

En quelques jours, ces vésicules deviennent plus troubles, finissent par se rompre puis sèchent progressivement. Des croûtes se forment ensuite et tombent en général en quelques jours voire quelques semaines. Dans certains cas, elles peuvent laisser de légères cicatrices ou des marques pigmentées [1].

Cette phase s’accompagne souvent de douleurs importantes, parfois décrites comme des brûlures ou des sensations de décharges électriques. Elles peuvent être intenses et difficiles à soulager avec les antidouleurs classiques. De la fièvre, des frissons, de la fatigue et des maux de tête peuvent également être ressentis [1, 4].

Quelles sont les complications possibles ?

Dans la majorité des cas, le zona évolue favorablement et disparaît sans complication ni séquelles durables. Certaines situations peuvent toutefois entraîner des complications, plus fréquentes chez les personnes âgées ou selon le nerf touché :

  • En cas de zona ophtalmique : lorsque l’œil est concerné, des complications plus sérieuses peuvent apparaître, comme une inflammation oculaire, une baisse de la vision ou des douleurs importantes. Dans ce cas, une prise en charge rapide est indispensable. Il s’agit d’une urgence médicale.

  • Surinfection bactérienne : elle peut survenir lorsque les boutons sont grattés. Même un grattage léger peut favoriser l’entrée de bactéries. Il est donc important d’éviter de toucher les lésions.

  • Problèmes neurologiques : plus rarement, le virus peut entraîner des atteintes des nerfs crâniens, des inflammations nerveuses, des atteintes de la moelle épinière ou des méningites aseptiques [1, 4].

Dans le cadre du zona disséminé, d’autres organes au-delà de la peau peuvent être touchés. Cela peut entraîner, par exemple, une hépatite ou une encéphalite, ce qui rend ces formes rares potentiellement graves et parfois mortelles [1].

Zoom sur la névralgie post-zostérienne

La névralgie post-zostérienne, aussi appelée douleur post-zostérienne (DPZ), est la complication chronique la plus fréquente du zona. Elle correspond à une douleur d’origine nerveuse qui persiste dans la zone initialement touchée, après la cicatrisation des lésions cutanées. Cette douleur peut être intense, parfois associée à des démangeaisons, et impacter fortement la qualité de vie [1,5].

Le principal facteur de risque est l’âge. La DPZ reste rare avant 50 ans, mais sa fréquence augmente nettement ensuite. Une étude menée en médecine générale au Royaume-Uni a constaté qu’elle concerne plus de 20 % des personnes âgées de 60 à 65 ans et environ 34 % des plus de 80 ans [5].

L’évolution est très variable d’un individu à l’autre. Chez une partie des personnes âgées, la douleur persiste au-delà du premier mois dans plus de la moitié des cas, et peut encore être présente plusieurs mois après l’infection.

Dans certaines situations, elle peut durer plus longtemps : environ 13 % des patients rapportent encore des douleurs à 6 mois. Près de 2 % présentent des signes persistants au-delà de 5 ans [5].

Quel est le traitement du zona ?

Le traitement du zona associe généralement des médicaments et des soins locaux. Plus il est instauré tôt, plus il est efficace. C'est pourquoi il est essentiel de toujours demander conseil à votre médecin, qui sera capable d'évaluer la situation et de vous prescrire les traitements les plus adaptés à votre cas.

1. Les traitements médicaux antiviraux

Les antiviraux constituent le médicament de référence du zona. Les plus utilisés sont l’aciclovir, le valaciclovir et le famciclovir. Ils permettent :

  • De limiter la multiplication du virus ;

  • D’accélérer la guérison des boutons;

  • De réduire l’intensité des douleurs pendant la phase aiguë [1].
Pour être pleinement efficaces, ces traitements doivent être débutés le plus tôt possible, idéalement dans les 72 heures suivant l’apparition des premiers boutons.

Une prise en charge précoce contribue également à diminuer le risque de développer des DPZ persistantes [1,4].

2. La prise en charge de la douleur et les soins locaux

Pour soulager la douleur, différents antalgiques peuvent être utilisés selon son intensité. Le paracétamol est souvent proposé en première intention. Lorsque les douleurs sont plus importantes, des traitements plus puissants peuvent être prescrits, comme certains opioïdes ou des médicaments spécifiquement destinés aux douleurs neuropathiques [1,4].

Des mesures simples peuvent également apporter un soulagement complémentaire. L'application de compresses froides sur la région atteinte aide parfois à réduire l'inconfort et les sensations de brûlure [4].

Les soins locaux jouent aussi un rôle important. Concrètement, il est important de garder les boutons propres et secs afin de limiter le risque de surinfection bactérienne. Les cloques ne doivent pas être percées. Dans certaines situations, des crèmes antibiotiques peuvent être prescrites [1].

Une personne qui applique une crème antibiotique

Le zona est-il contagieux ?

Le zona n'est pas contagieux au sens où il est impossible « d'attraper » un zona auprès d'une personne atteinte. En revanche, le virus responsable du zona peut être transmis à une personne qui n'a jamais eu la varicelle ou qui n'a pas été vaccinée contre celle-ci. Dans ce cas, elle développera une varicelle et non un zona [4].

La transmission se fait principalement par contact direct avec le liquide contenu dans les vésicules. Elle peut également survenir, plus rarement, par l'intermédiaire de gouttelettes infectées. Toutefois, le risque de transmission reste relativement faible [1].

Quelle est la durée de la contagiosité ?

La période de contagiosité correspond à la phase où les vésicules sont présentes. Elle débute avec l'apparition des boutons et prend fin lorsque les boutons sont secs et recouverts de croûtes.

Chez la plupart des personnes, cette étape est atteinte en environ 7 à 10 jours. Une fois les croûtes formées, le risque de transmission devient très faible [1, 4].

Peut-on prévenir le zona ?

La vaccination constitue aujourd'hui le principal moyen de prévenir le zona. Elle permet notamment de réduire le risque de développer la maladie ainsi que celui de souffrir de DPZ [1].

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande principalement d'envisager l'utilisation du vaccin contre le zona chez les personnes âgées et celles atteintes de certaines maladies chroniques [4].

Par ailleurs, lorsqu'une personne présente un zona, quelques mesures simples permettent également de limiter le risque de transmission du virus :

  • Garder les lésions couvertes autant que possible ;
  • Éviter de toucher ou de gratter les boutons ;
  • Se laver régulièrement les mains.

Il est également recommandé d'éviter les contacts rapprochés avec certaines personnes particulièrement vulnérables. C’est notamment le cas des femmes enceintes n'ayant jamais eu la varicelle ou n'ayant pas été vaccinées, des nouveau-nés ainsi que des les personnes immunodéprimées [4].

Le zona en résumé

Le zona est une maladie virale due à la réactivation du virus varicelle-zona, qui reste dormant dans le système nerveux après une varicelle. Il peut se réactiver à tout moment, surtout lorsque le système immunitaire s'affaiblit : avec l'âge, sous l'effet du stress, d'une maladie chronique, d'un traitement immunosuppresseur…

La maladie évolue en deux temps : d'abord une phase de douleurs et de sensations cutanées inhabituelles, puis l'apparition de vésicules douloureuses sur une bande de peau localisée d'un seul côté du corps. Ces lésions disparaissent généralement en quelques jours à semaines.

Les antiviraux, à prendre si possible dans les 72 premières heures suivant l’apparition des boutons, permettent de limiter l'intensité de l'épisode et de réduire le risque de complications. Des antalgiques et des soins locaux adaptés complètent la prise en charge.

Les informations mentionnées dans cet article sont fournies à titre indicatif uniquement et ne peuvent se substituer à l'avis ou aux conseils d'un professionnel.

FAQ sur le zona

Le zona ne se transmet pas comme tel, mais le virus peut contaminer une personne non immunisée contre la varicelle. Cette personne développera alors une varicelle.

Le zona commence souvent par des brûlures, des picotements ou une douleur localisée d’un seul côté du corps. Les boutons apparaissent ensuite dans la même zone.

Le traitement repose sur des antiviraux débutés tôt, associés à la prise en charge de la douleur et à des soins locaux adaptés. Plus le traitement est commencé vite, plus il est efficace.