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Aménorrhée : comprendre l’absence de règles et ses causes possibles

Ce qu'il faut retenir
L’aménorrhée est l'absence de menstruations. Stress, alimentation ou dérèglement hormonal peuvent freiner l’ovulation. Âge, mode de vie et symptômes associés peuvent orienter la prise en charge.
Aménorrhée : comprendre l’absence de règles et ses causes possibles
Publié le 07/01/2026 - Temps de lecture 7 min

L’aménorrhée correspond à une absence de règles qui interrompt le cycle menstruel. Elle peut apparaître dès la puberté, sous forme primaire, ou survenir plus tard, sous forme secondaire, après des cycles menstruels jusque-là réguliers. Pour beaucoup de femmes, voir les menstruations disparaître n’est jamais anodin. On observe son corps, on se demande si quelque chose s’est déréglé, si le stress, le rythme de vie ou une autre cause est en jeu.

Cette absence de règles n’a pas la même signification selon l’âge, le fonctionnement de l’utérus ou l’histoire des cycles. Certaines situations sont transitoires, d’autres s’inscrivent dans un syndrome fonctionnel. Dans cet article, découvrez les causes et ce qui peut influencer votre cycle. Vous verrez aussi quelles solutions naturelles peuvent soutenir l’équilibre du cycle.

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Qu’est-ce que l’aménorrhée, concrètement ?

L’aménorrhée désigne l’absence de règles chez une femme en âge de procréer.

Elle concerne le cycle menstruel, l’ovulation et la production d’hormones comme les œstrogènes et la progestérone. Ce n’est pas une maladie en soi, mais un signal clinique. [1]Aménorrhée primaire et aménorrhée secondaire

On parle d’aménorrhée primaire lorsque les règles ne sont jamais apparues après la puberté, malgré le développement du corps féminin.

On parle d’aménorrhée secondaire lorsque les règles s’interrompent pendant plusieurs mois chez une femme qui avait des cycles réguliers.

Dans les deux cas, le cycle dépend d’un dialogue précis entre le cerveau, via le système hypophysaire, les ovaires et l’utérus. L’ovulation n’a alors pas lieu, ou la muqueuse utérine ne se renouvelle pas, ce qui explique l’absence de menstruations. [2]

Cette distinction permet d'orienter le bilan, les examens et le raisonnement médical.

Dans quels cas l’absence de règles est-elle considérée comme normale ?

L’absence de règles est considérée comme normale dans certains moments précis de la vie d’une femme, pendant les périodes physiologiques de la vie.

  • Pendant la grossesse, les hormones empêchent l’ovulation et la muqueuse utérine ne se renouvelle plus : les menstruations s’arrêtent.
  • Lors de l’allaitement, une prolactine élevée bloque le cycle menstruel, parfois pendant plusieurs mois.
  • À la ménopause, la baisse durable des œstrogènes liée à l’arrêt du fonctionnement des ovaires entraîne la fin définitive des cycles.
  • Chez l’adolescente, après la puberté, des cycles irréguliers sans règles peuvent aussi survenir le temps que le système hormonal se stabilise. [3]

Dans ces contextes, l’absence de menstruations reflète un fonctionnement normal du système hormonal.

Quelles sont les causes fréquentes de l’aménorrhée ?

Stress, fatigue et charge mentale

Une aménorrhée, le plus souvent secondaire, survient fréquemment lorsque le système hypophysaire ralentit la production des hormones nécessaires au cycle menstruel.

Sous stress prolongé ou fatigue intense, le cerveau peut ralentir les signaux envoyés au cycle menstruel. L’ovulation devient irrégulière, les hormones féminines diminuent et les règles peuvent s’arrêter. L’utérus ne reçoit alors plus les messages nécessaires pour déclencher les menstruations. Il s’agit d’un dérèglement fonctionnel, sans anomalie des ovaires ni de l’utérus, décrit en médecine comme une aménorrhée hypothalamique fonctionnelle. [4]

Les examens cliniques montrent alors une absence de règles, un taux hormonal bas, sans maladie organique associée. [5]

Alimentation, poids et activité physique

Lorsque l’alimentation ne couvre plus suffisamment ce que le corps dépense au quotidien, le cycle peut se dérégler. Si les apports alimentaires ne compensent pas les besoins liés à l’âge, à la croissance ou à l’activité physique, l’organisme fait des choix. Il privilégie les fonctions essentielles et met le cycle menstruel en pause Ce mécanisme concerne aussi bien une perte de poids rapide qu’un poids stable associé à une dépense élevée.

Les ovaires réduisent leur activité, l’ovulation cesse et les menstruations disparaissent. Les taux de leptine, d’œstrogènes et de progestatif diminuent, entraînant un dysfonctionnement hormonal ovarien mesurable au bilan. [6]

Chez certaines femmes sportives, cette situation s’inscrit dans un syndrome de déficit énergétique, avec absence de règles sans pathologie utérine ou ovarienne identifiable. [5]

Aménorrhée et hormones : quel lien ?

Rôle des hormones du cycle

Le cycle menstruel repose sur un équilibre précis entre le cerveau (l’hypothalamus et l’hypophyse), les ovaires et l’utérus.

1- L’hypophyse libère la FSH, qui permet la maturation folliculaire, puis l’ovulation.

2- Les œstrogènes épaississent la muqueuse utérine, et le progestatif prépare l’utérus aux menstruations.

Si ces hormones varient normalement selon l’âge, la puberté ou la ménopause, leur coordination permet la présence régulière des règles. [7]

Perturbations possibles de l’axe hormonal

Lorsque l’axe hypothalamo-hypophysaire-ovarien est perturbé, les signaux envoyés aux ovaires deviennent irréguliers ou insuffisants. La sécrétion de FSH et de LH diminue, ce qui empêche la maturation folliculaire et bloque l’ovulation. L’endomètre n’évolue plus correctement, ce qui explique l’absence de menstruations.

Ce type de dysfonctionnement hormonal ne traduit pas une anomalie de l’utérus ou des ovaires, mais une rupture de la communication entre le cerveau et le système reproducteur, fréquemment observée dans l’aménorrhée secondaire. [8]

Aménorrhée et sport intensif : on fait le point

Chez une femme très entraînée, l’aménorrhée n’est pas liée au sport en lui-même, mais à la façon dont le corps perçoit l’équilibre global.

Lorsque l’énergie disponible devient insuffisante, le système hormonal adapte ses priorités. Le cycle menstruel peut alors se mettre en pause, avec une absence de règles dite secondaire, sans anomalie des ovaires ni de l’utérus.

Ce tableau s’inscrit dans le syndrome de déficit énergétique relatif, décrit chez les femmes sportives de tout âge. Avec les examens cliniques, vous verrez un ralentissement des signaux hormonaux, reflet d’un dysfonctionnement fonctionnel et réversible selon le contexte. [9]

Le saviez-vous ?
Le déficit énergétique relatif peut affecter la santé osseuse et hormonale à long terme.

Quand faut-il consulter en cas d’aménorrhée ?

Signaux d’alerte à ne pas ignorer

  • Absence de règles depuis 3 mois ou plus chez une femme ayant des cycles réguliers.
  • Absence persistante de règles après la puberté selon l’âge attendu du développement menstruel.
  • Apparition associée à d’autres troubles : douleurs pelviennes, signes d’excès d’androgènes, modification rapide du poids ou prise de médicaments.

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Importance d’un avis médical si l’aménorrhée persiste

Lorsque l’absence de règles s’installe dans le temps, un avis médical permet de mieux comprendre ce que le corps exprime. Le médecin s’appuie alors sur le contexte, l’âge et l’histoire menstruelle pour explorer d’éventuelles causes hormonales, ovariennes ou certaines maladies, comme le syndrome des ovaires polykystiques.

Un test hormonal associé à un examen clinique aide à préciser le tableau, à identifier un trouble sous-jacent et à orienter un traitement adapté si nécessaire.

Comment soutenir naturellement le retour du cycle menstruel ?

Rythme de vie, repos et sécurité corporelle

Lorsque l’aménorrhée s’installe, le corps fonctionne souvent en mode adaptation. En dehors de toute maladie, de prise de médicaments ou d’anomalies identifiées par un médecin, soutenir le terrain passe d’abord par le rythme de vie.

Un sommeil régulier, des temps de repos suffisants et une meilleure gestion du stress aident le système hormonal à sortir d’un trouble fonctionnel. Cette stabilité corporelle favorise un environnement plus sécurisant pour l’activité ovarienne, sans se substituer à un traitement ni à un suivi clinique si nécessaire.

Alimentation, micronutrition et compléments utiles

Une alimentation adaptée à votre âge, à votre niveau d’activité et à vos besoins énergétiques soutient le fonctionnement hormonal global.

Certains micronutriments ont un rôle physiologique reconnu :

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Ces apports ne remplacent ni un test, ni un bilan médical, mais peuvent accompagner certaines femmes présentant un syndrome fonctionnel, y compris en cas de terrain polykystique.

Conclusion

L’aménorrhée est avant tout un signal que votre corps envoie. Selon votre âge, votre rythme de vie et l’équilibre hormonal, cette absence de règles peut être passagère ou s’installer plus durablement. Elle n’indique pas toujours une maladie, ni la nécessité immédiate de médicaments ou de traitements. Parfois, il s’agit d’une adaptation liée au stress ou au quotidien. Dans d’autres cas, un avis médical permet d’y voir plus clair. Avancer pas à pas, en respectant votre corps et son rythme, reste l’approche la plus juste pour les femmes concernées.

Cet article est informatif. Il ne remplace pas un avis médical ni un examen clinique. En cas d’absence prolongée de règles, consulter un professionnel de santé.

FAQ sur l’aménorrhée

L’aménorrhée correspond à une absence de règles et de menstruations liée à un dysfonctionnement hormonal du cycle menstruel.

Oui, si l’ovulation est encore présente.

Aménorrhée primaire ou secondaire, selon l’âge et le développement.

Un médecin évalue la situation par un bilan hormonal (FSH, prolactine) et recherche les causes possibles, comme un profil polykystique. En parallèle, un rythme de vie plus stable et certains compléments peuvent soutenir l’équilibre hormonal, sans remplacer un suivi médical.

Références :
[5]

Dobranowska et al. Dietary and Lifestyle Management of Functional Hypothalamic Amenorrhea: A Comprehensive Review. Nutrients. 2024

[6]

Amoroso et al. Functional hypothalamic amenorrhea and dietary intervention: A systematic review to guide further research in amenorrheic women without overt eating disorder. Nutrition Research. 2025

[7]

Thiyagarajan et al. Physiology, Menstrual Cycle. StatPearls Publishing. 2024

[8]

Mikhael et al. Hypothalamic-Pituitary-Ovarian Axis Disorders Impacting Female Fertility. Biomedicines. 2019

[9]

Cabre et al. Relative Energy Deficiency in Sport (RED-S): Scientific, Clinical, and Practical Implications for the Female Athlete. Dtsch Z Sportmed. 2022

                Sandrine Delpuech - Expertise scientifique et santé naturelle

Author

Sandrine Delpuech - Expertise scientifique et santé naturelle

Professionnelle de la santé depuis plus de 20 ans, formée en biologie et en formulation des produits de santé, j'ai évolué en industrie pharmaceutique avant de me tourner vers une approche intégrative. 
Aujourd’hui professeure de yoga, praticienne en santé naturelle et intégrative, consultante et formatrice, je relis et valide les articles afin de garantir des informations fiables et accessibles, en lien avec l’observation du vivant.

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