Fatigue inexpliquée, baisse de libido ou encore modification de la composition corporelle sont souvent vécues en silence, comme une conséquence inévitable de l’âge. Pourtant ces symptômes peuvent traduire un phénomène biologique bien identifié : l’andropause. Longtemps tabou, le déclin progressif de la testostérone concerne une majorité d’hommes avec l’avancée en âge, sans pour autant condamner leur qualité de vie. Si cette évolution hormonale est naturelle, ses symptômes ne sont pas une fatalité. En comprenant les signaux d’alerte et en agissant sur les bons leviers, il est possible de préserver énergie, vitalité et bien-être. Dans cet article, nous vous donnons des clés accessibles et fondées sur la science pour identifier les signes de l’andropause, la différencier de la ménopause pour les femmes et vous accompagner, pas à pas, vers un équilibre de vie adapté et serein.
Qu'est-ce que l'andropause exactement ?
L’andropause désigne l’ensemble des manifestations physiologiques et psychologiques associées à la diminution lente et progressive de la testostérone chez l’homme.
À partir de quel âge la baisse hormonale débute-t-elle ?
La diminution de la testostérone peut débuter dès la trentaine[1]. Sur le plan biologique, la testostérone totale diminuerait en moyenne de 1 à 2 % par année passée après 30 ans.
Tous les hommes sont-ils concernés par l’andropause ?
Oui, le vieillissement hormonal concerne tous les hommes, mais ses conséquences varient fortement d’un individu à l’autre. Certains conserveront un taux de testostérone suffisant et ne ressentiront que peu de changements, tandis que d’autres développeront des symptômes marqués impactant leur qualité de vie.
Andropause et ménopause : une comparaison pertinente ?
Si l’andropause est parfois présentée comme l’équivalent masculin de la ménopause, les deux phénomènes diffèrent profondément. La ménopause correspond à un arrêt brutal et définitif de la production hormonale féminine, alors que l’andropause se caractérise par une baisse progressive et partielle de la testostérone.
L’homme conserve donc sa capacité hormonale, ce qui ouvre la voie à des stratégies naturelles efficaces pour soutenir la production et l’action de cette hormone clé.
Quels sont les principaux symptômes de l’andropause ?
Les manifestations de l’andropause sont multiples et peuvent varier d’un homme à l’autre, tant dans leur intensité que dans leur chronologie.
Troubles sexuels et urinaires : des signaux souvent précoces
La sphère sexuelle est généralement la première à être impactée. Plusieurs signes peuvent apparaître progressivement :
- Une baisse du désir ;
- Des érections moins fréquentes ou moins fermes ;
- Une diminution de la satisfaction sexuelle.
Certains hommes observent également des troubles urinaires légers, comme un jet plus faible ou des envies nocturnes plus fréquentes. Ces changements sont étroitement corrélés à la diminution de la testostérone biodisponible, qui joue un rôle prépondérant dans la fonction érectile et la santé prostatique.
Modifications corporelles et métaboliques
Avec la baisse hormonale, la composition corporelle évolue : la masse musculaire tend à diminuer tandis que la masse grasse, en particulier abdominale, augmente. Cette redistribution s’accompagne souvent :
- d’une baisse de la force,
- d’une récupération plus lente après l’effort,
- d’une sensibilité accrue aux déséquilibres glycémiques.
La testostérone étant un puissant régulateur du métabolisme, son déclin favorise un terrain propice à la prise de poids et à la perte de tonicité.
Effets sur l’humeur, la motivation et le sommeil
L’andropause ne se limite pas aux changements physiques. De nombreux hommes rapportent :
- une irritabilité accrue
- une baisse de motivation
- des difficultés de concentration
- une sensation de “baisse de moral”.
Le cycle du sommeil est également souvent perturbé, avec des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes ou un sommeil léger moins réparateur. Ces troubles psycho-émotionnels sont amplifiés par l’interaction entre hormones, stress et qualité du repos, créant parfois un cercle vicieux qui accentue la fatigue globale.
Pourquoi la testostérone baisse-t-elle avec l’âge ?
La diminution de la testostérone avec l’avancée en âge est un phénomène multifactoriel, résultant à la fois de mécanismes biologiques naturels et de facteurs environnementaux :
- Le vieillissement physiologique naturel : avec l’âge, les cellules de Leydig situées dans les testicules deviennent moins efficaces, ce qui entraîne une baisse progressive de la production de testostérone. Parallèlement, l’augmentation de la SHBG (Sex Hormone Binding Globulin) réduit la part de testostérone réellement utilisable par l’organisme [1] [3].
- Le rythme de vie : le stress chronique élève le cortisol, une hormone qui inhibe directement la synthèse de la testostérone. Le manque de sommeil, en particulier un sommeil fragmenté ou inférieur à 6 heures par nuit, peut faire chuter les taux hormonaux de manière significative [4].
- Les adaptations métaboliques : plus le tissu adipeux augmente, plus la testostérone disponible diminue, créant un cercle vicieux métabolique.
- Certains traitements médicamenteux : une revue systématique avec méta-analyse montre que l’utilisation chronique d’opioïdes est fortement associée à une baisse significative des niveaux de testostérone chez les hommes [5].
Diagnostic et options médicales
Le questionnaire ADAM : un outil de dépistage initial
Le test ADAM (Androgen Deficiency in the Aging Male) est un questionnaire simple, largement utilisé en pratique clinique pour repérer les symptômes évocateurs d’un déficit en testostérone. Il s’intéresse notamment à la libido, à l’énergie, à la force musculaire, à l’humeur et à la qualité des érections.
Ce test ne permet pas de poser un diagnostic à lui seul, mais il constitue un outil de dépistage utile pour orienter vers un bilan hormonal plus approfondi lorsqu’il est positif.
Les traitements substitutifs (TRT) : bénéfices et points de vigilance
En cas de déficit avéré et symptomatique, un traitement hormonal substitutif à la testostérone (TRT) peut être envisagé sous strict contrôle médical.
Il peut améliorer la libido, la densité musculaire, la densité osseuse et la qualité de vie chez certains patients.
Cependant, le TRT n’est pas anodin : il nécessite une surveillance régulière et peut présenter des risques potentiels, notamment cardiovasculaires ou prostatiques, chez des profils à risque. C’est pourquoi il doit toujours être envisagé après une évaluation médicale complète et ne constitue jamais une solution de première intention chez un homme en bonne santé.
Comment stimuler sa vitalité naturellement ?
Associer entraînement de force, sommeil réparateur et micronutrition ciblée permet d’agir directement sur la production hormonale, la récupération et l’équilibre nerveux.
Le rôle clé de l’entraînement de force
L’activité physique, et plus particulièrement la musculation, est l’un des stimulants naturels les plus efficaces de la testostérone. Une revue publiée en 2025 examine la manière dont l'entraînement en résistance influence positivement le taux de testostérone [6].
Un entraînement régulier et bien récupéré contribue à préserver la masse musculaire, à limiter la prise de masse grasse et à améliorer la sensibilité hormonale.
Micronutrition : les nutriments indispensables à l’équilibre hormonal
L’alimentation moderne ne couvre pas toujours l’ensemble des besoins en micronutriments essentiels à la production hormonale. Voici les compléments alimentaires que vous pouvez intégrer dans votre quotidien :
- Le magnésium contribue à réduire la fatigue, à une fonction musculaire normale et au bon fonctionnement normal du système nerveux.
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L'andropause en quelques mots
L’andropause est un phénomène physiologique naturel, mais elle ne doit en aucun cas être synonyme de renoncement ou de perte de qualité de vie. En comprenant les mécanismes hormonaux, en identifiant précocement les symptômes et en agissant sur les leviers du mode de vie, il est possible de préserver durablement énergie, force et équilibre mental. Entraînement de force, sommeil de qualité, gestion du stress et micronutrition adaptée constituent une stratégie globale, efficace et scientifiquement fondée pour soutenir la vitalité masculine à long terme.
Ce contenu est informatif et ne remplace pas un avis médical. En cas de symptômes persistants ou de pathologies, consultez un professionnel de santé.
Il est possible d’en limiter les effets en adoptant une hygiène de vie ciblée associant entraînement de force, sommeil réparateur, gestion du stress et micronutrition adaptée.
Les symptômes les plus fréquents incluent une baisse de la libido, une fatigue persistante, une diminution de la masse musculaire, une prise de graisse abdominale, des troubles du sommeil et des variations de l’humeur.
L’andropause est un processus progressif qui s’installe sur plusieurs années, voire décennies, et dont l’intensité dépend fortement du mode de vie et de l’état de santé global.
Autour de 50 ans, de nombreux hommes observent une baisse naturelle de la testostérone pouvant se traduire par une récupération plus lente, une modification de la composition corporelle et une sensibilité accrue au stress et à la fatigue.
Jordan Cohen et al. Low Testosterone in Adolescents & Young Adults, Frontiers in Endocrinology, 2025
E. Nieschlag, Late-onset hypogonadism: a concept comes of age, Andrology, Wiley online library, 2019
Friso de Vries et al. Opioids and Their Endocrine Effects: A Systematic Review and Meta-analysis, JCEM, Academic.oup, 2020
Joanna Katarzyna Pergoł et al. TESTOSTERONE AND PHYSICAL ACTIVITY: A REVIEW OF HORMONAL VARIABILITY IN SEDENTARY AND ACTIVE MEN, International Journal of Innovative Technologies in Social Science, rsglobal, 2025