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Leucocytes dans les urines : comprendre la leucocyturie et ses causes

Ce qu'il faut retenir
La leucocyturie est un excès de leucocytes dans les urines. C’est une réaction de défense de votre organisme. Le seuil pathologique est fixé à 10 000/mL. Consultez rapidement si la fièvre s'y ajoute.
Leucocytes dans les urines : comprendre la leucocyturie et ses causes
Mis à jour le 22/05/2026 - Temps de lecture 7 min

Une analyse d'urine de routine, un bilan de grossesse, un flacon remis au laboratoire après quelques jours de gêne : la leucocyturie se découvre parfois par hasard, parfois après des brûlures qui alertent. Ce jargon médical désigne un excès de leucocytes dans les urines, et il soulève immédiatement des questions. Infection ? Calcul ? Simple erreur de prélèvement ?

Ce guide fait le point sur les origines de cette anomalie, les examens prescrits par votre médecin et les moyens de prévenir les récidives. Vous y trouverez des repères clairs et des pistes concrètes à mettre en place dès la première consultation.

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Qu'est-ce que la leucocyturie ?

La leucocyturie est le terme médical qui indique que l'on a trouvé des globules blancs dans les urines de façon inhabituelle. Les leucocytes (aussi appelés globules blancs) sont les cellules de défense de l'organisme. Leur mission : détecter et neutraliser les agents pathogènes (bactéries, virus, champignons).

En temps normal, votre urine contient très peu de ces cellules. Lorsque le système urinaire fait face à une infection, les globules blancs affluent en renfort. Leur concentration dans l'urine augmente alors nettement.

Un taux élevé de leucocytes traduit donc une réaction de défense active au sein de l'appareil urinaire. C'est cette hausse, repérée sur les résultats d'une analyse en laboratoire, que votre médecin appelle leucocyturie [1].

Quel est le seuil de référence ?

Les urines saines contiennent moins de 10 000 leucocytes par millilitre, soit moins de 10/mm³. Au-delà de ce seuil, la leucocyturie est considérée pathologique [2].

Les résultats varient parfois d'un laboratoire à l'autre, selon la méthode de comptage utilisée [2]. Fiez-vous aux normes indiquées sur votre propre compte rendu d'examen. En cas de doute, votre médecin vous aidera à interpréter les chiffres. Il déterminera si un examen complémentaire ou un traitement sont justifiés.

Quelles sont les méthodes de détection ?

Deux examens servent à repérer des leucocytes dans les urines :

  • La bandelette urinaire : ce test rapide se réalise en quelques minutes, au cabinet médical ou en pharmacie. Il détecte les leucocytes et les nitrites dans l'urine. Un résultat positif oriente le diagnostic, sans toutefois le confirmer à lui seul.
  • L'ECBU (examen cytobactériologique des urines) : réalisé en laboratoire sur un prélèvement d'urine, cet examen est nettement plus précis. Il identifie les germes, chiffre les leucocytes et les hématies, puis évalue la sensibilité des bactéries aux antibiotiques via un antibiogramme [1]. La culture prend en général 24 à 48 heures.
Le saviez-vous ?
En France, les pharmaciens peuvent, dans certaines conditions, réaliser un test urinaire par bandelette et délivrer un antibiotique sans ordonnance pour une cystite simple chez la femme. Demandez conseil à votre pharmacien, qui vérifiera si vous entrez dans le cadre prévu par la réglementation.

Pourquoi avez-vous des leucocytes dans les urines ?

Quand un agent pathogène s'installe dans le système urinaire, votre organisme réagit et envoie ses cellules de défense sur place. La présence de ces sentinelles immunitaires dans l'urine traduit une réponse à une agression. Deux grandes catégories expliquent cette réaction : les infections, avec bactéries identifiées, et les atteintes sans germe détectable.

Des leucocytes dans les urines

Les causes septiques (infectieuses)

Plusieurs types d'infections déclenchent cet afflux de cellules de défense dans les urines :

  • L'infection urinaire (cystite) : la bactérie Escherichia coli, originaire du tube digestif, remonte par l'urètre jusqu'à la vessie. Ce mécanisme ascendant est impliqué dans près de 95 % des cas [3]. La bandelette détecte alors des nitrites et des déchets bactériens. Les femmes y sont davantage exposées car leur urètre est plus court.

  • La pyélonéphrite : si l'infection n'est pas traitée, les bactéries gagnent les reins [3]. La fièvre dépasse 38,5 °C, des douleurs lombaires apparaissent. Si c’est votre cas, consultez votre médecin sans tarder.

  • Les IST (infections sexuellement transmissibles) : des germes tels que Chlamydia trachomatis ou le gonocoque provoquent une urétrite, soit une irritation de l'urètre [3]. L'ECBU de routine ne détecte pas ces micro-organismes. Des analyses spécifiques sont alors prescrites, et le traitement implique les deux partenaires.

La leucocyturie « aseptique » (sans bactérie)

Il arrive que l'ECBU révèle un taux anormal, sans qu'aucune bactérie n'apparaisse à la culture. Plusieurs pistes expliquent ce résultat :

  • Les calculs rénaux : les cristaux irritent les parois du système urinaire et déclenchent une réaction de défense locale, même en l'absence de germe.

  • Une atteinte de voisinage : chez l'homme, une prostatite, chez la femme, une irritation gynécologique (vulvovaginite par exemple) provoquent un afflux de cellules immunitaires dans l'urine [1].

  • Un prélèvement contaminé : si le recueil d'urine n'a pas été fait dans les bonnes conditions, des cellules de la zone génitale faussent les résultats. Le laboratoire demande alors un second ECBU.

  • Un effort physique intense : un entraînement extrême associé à la déshydratation élève temporairement le taux dans l'urine. Ce phénomène est transitoire.

Quels sont les symptômes associés ?

La leucocyturie ne provoque pas toujours de symptômes. Tout dépend de la cause :

  • Si elle est due à une infection urinaire : Elle s'accompagne alors de signes bien visibles au quotidien [4].
  • S'il n'y a pas d'infection (leucocyturie aseptique) : Elle est généralement totalement invisible et ne provoque aucun symptôme. On la découvre alors par hasard lors d'une analyse de sang ou d'urine.

En cas d'infection urinaire active, vous pouvez ressentir :

  • Des brûlures ou des douleurs au moment de la miction.
  • Des envies fréquentes et pressantes d'uriner, y compris la nuit.
  • Une pesanteur ou une gêne au niveau du bas-ventre.
  • Des urines troubles, parfois assorties d'une odeur inhabituelle.
  • Parfois un peu de sang (hématies, ou globules rouges) visible à l'œil nu ou repéré à l'analyse [4].

La fièvre, les frissons et les douleurs lombaires signalent potentiellement une atteinte rénale (pyélonéphrite) et réclament une consultation rapide [4].

La dysurie, terme médical qui désigne une difficulté à uriner (par exemple un jet faible, saccadé ou la sensation de ne pas bien vider sa vessie), figure parmi les premiers signaux qui poussent à consulter. C'est généralement l'apparition de ces gênes qui motive la prise de rendez-vous et la réalisation d'un test urinaire.

Si vos urines deviennent subitement très troubles, contiennent du sang ou si la fièvre dépasse 38,5 °C, consultez en urgence.

Comment réagir en cas de leucocytes élevés ?

Si les résultats de votre analyse d'urine révèlent une leucocyturie, avec ou sans hématies, la prise en charge dépendra du contexte. Plusieurs examens complémentaires aident à identifier l'origine du problème [5] :

  • Des analyses sanguines : CRP, urée et créatinine renseignent sur l'état des reins et la présence d'une infection.
  • Des tests d'imagerie : échographie rénale ou uroscanner, à la recherche de calculs ou d'anomalies.
  • Une cystoscopie : réservée aux cas récidivants ou à la suspicion de cancer de la vessie, cette micro-caméra explore la paroi vésicale.
Prise de sang leucocyturie

Le traitement varie ensuite selon la situation identifiée au laboratoire :

  • Si des bactéries sont présentes à la culture : un traitement antibiotique ciblé est prescrit, guidé par les résultats de l'antibiogramme [5].
  • Si aucune bactérie n'est détectée : la recherche s'oriente vers un calcul, une atteinte de voisinage ou une contamination du prélèvement. Un second test aide à confirmer ou à écarter ces pistes.

Prévention et hygiène de vie pour un système urinaire sain

Ces solutions et conseils ne doivent être envisagés qu'une fois toute maladie écartée par votre médecin.

Limiter les récidives et soutenir vos défenses naturelles passe par un équilibre global au quotidien. Une hydratation suffisante (au moins 1,5 L d'eau par jour), mictions régulières et transit intestinal bien régulé forment le trio de base. Certains micro-nutriments et plantes viennent compléter ces bons réflexes :

  • Une alimentation riche en végétaux : les fruits, les légumes et les herbes aromatiques aident à réguler l'acidité de l'urine.
  • La vitamine C : elle contribue au fonctionnement normal du système immunitaire. La vitamine C Quali-C® couvre ces besoins avec une biodisponibilité élevée.
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Pensez aussi à uriner après chaque rapport sexuel et à vous essuyer d'avant en arrière. Deux réflexes simples et très efficaces en prévention [4].

Les leucocytes dans les urines, en bref

La leucocyturie désigne une présence anormale de leucocytes (globules blancs) dans les urines, ce qui signale généralement une réaction de défense du système urinaire. L'analyse est considérée comme pathologique dès que le seuil de 10 000/mL (soit 10/mm³) est dépassé. Pour la détecter, le premier réflexe reste l'utilisation d'une bandelette urinaire pour un test rapide, suivi si nécessaire d'un ECBU en laboratoire afin d'obtenir un diagnostic précis.

Bien que ce dérèglement soit courant, l'apparition de fièvre, de frissons ou de douleurs lombaires constitue un signal d'alarme qui doit impérativement conduire à une consultation médicale en urgence, car ces signes orientent vers une infection rénale plus sérieuse. Enfin, pour prévenir les récidives au quotidien, une hydratation suffisante et une alimentation riche en végétaux s'avèrent essentielles. En complément, la vitamine C et l’ortie peuvent apporter un soutien naturel, sans jamais remplacer un avis médical ni les mesures d'hygiène de base.

Les compléments alimentaires doivent être utilisés dans le cadre d'un mode de vie sain et ne pas être utilisés comme substituts d'un régime alimentaire varié et équilibré. En cas de doute ou de symptômes persistants, consultez un médecin.

FAQ sur leucocytes dans les urines

La leucocyturie désigne la présence anormale de globules blancs au sein de l'urine. Le diagnostic se fait par bandelette urinaire en première intention, puis par un ECBU au laboratoire si le résultat est positif [2].

Les signes les plus fréquents sont des brûlures à la miction, des envies pressantes d'uriner, une urine trouble ou malodorante, et parfois de la fièvre. Ces symptômes motivent la prise de rendez-vous et la réalisation d'examens complémentaires [4].

Tout dépend de l'origine identifiée. En présence de bactéries à la culture, un traitement par antibiotiques est prescrit, guidé par l'antibiogramme. Si aucun germe n'apparaît, la recherche s'oriente vers un calcul, une inflammation de voisinage ou une contamination du flacon de prélèvement.

Pas systématiquement. Un effort physique intense ou un prélèvement mal réalisé fausse parfois les résultats. En revanche, si l'anomalie persiste après un second test, une consultation médicale s'impose afin d'écarter une infection ou une autre pathologie.

Références :
[3]

Manuel MSD (édition professionnelle). Infections bactériennes des voies urinaires. MSD Manuals (2025).

[4]

Santé.fr (Antibio'Malin). Infection urinaire chez la femme : définition, diagnostic, traitement, prévention. Santé.fr (2025).

[5]

Collège Français d'Urologie. Item 161 : Infections urinaires de l'adulte et de l'enfant. Référentiel du Collège d'Urologie, 6e édition. UroFrance (2025).

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