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Que sont les œstrogènes et à quoi servent-ils ?

Ce qu'il faut retenir
Les œstrogènes sont des hormones essentielles à la fertilité, mais aussi à la santé des os, du cœur, de la peau et du cerveau. Leurs variations influencent le bien-être à chaque étape de la vie.
Que sont les œstrogènes et à quoi servent-ils ?
Mis à jour le 21/08/2026 - Temps de lecture 10 min

Les œstrogènes sont des hormones essentielles au bon fonctionnement de l'organisme. Bien qu'ils soient surtout connus pour leur rôle dans le cycle menstruel et la fertilité, ils interviennent aussi dans la santé des os, du cœur, de la peau et du cerveau. Leurs taux évoluent naturellement au cours de la vie, notamment à la puberté, pendant la grossesse, en périménopause et à la ménopause.

Savez-vous à quoi servent vraiment les œstrogènes ? Découvrez pourquoi leurs variations peuvent provoquer certains symptômes et comment favoriser un bon équilibre hormonal au quotidien.

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Qu'est-ce que les œstrogènes ?

Les œstrogènes sont des hormones produites principalement par les ovaires. Elles sont surtout connues pour leur rôle dans le développement du corps féminin et dans le fonctionnement du cycle menstruel.

Ce que peu de personnes savent est qu’elles participent aussi au bon fonctionnement de plusieurs organes, comme le cœur, les os, le cerveau et la peau.

Les trois principales formes d'œstrogènes

Le corps produit trois types principaux d’œstrogènes, qui varient selon les différentes étapes de la vie.

  • L’œstradiol (E2) : c’est l’œstrogène le plus important et le plus actif. Il est principalement produit par vos ovaires de la puberté jusqu’à votre ménopause, pendant toute la période où vous pouvez avoir des enfants.
  • L’œstrone (E1) : après la ménopause, les ovaires produisent beaucoup moins d’œstrogènes. L’œstrone, fabriquée notamment par la graisse du corps, devient alors la forme d’œstrogène dominante. Elle est moins puissante que l’œstradiol, mais permet de maintenir une certaine activité hormonale.
  • L’œstriol (E3) : cet œstrogène est surtout produit pendant la grossesse par le placenta. Il joue un rôle particulier durant cette période et contribue au bon déroulement de la grossesse.

La production des œstrogènes chez la femme et chez l'homme

Alors qu’ils sont assimilés à une hormone féminine, les œstrogènes sont aussi présents chez l’homme. Ils jouent un rôle important dans le maintien de la santé des os et dans le bon fonctionnement du système reproducteur :

  • Chez la femme, les ovaires sont les principales sources d’œstrogènes. Leur production est contrôlée par l’hypophyse, une petite glande du cerveau qui agit grâce aux hormones FSH et LH. Les glandes surrénales et le tissu graisseux participent également, mais dans une moindre mesure, à la production d’œstrogènes [1].
  • Chez l’homme, les œstrogènes sont fabriqués en petite quantité à partir de la testostérone grâce à une enzyme appelée aromatase. Cette transformation est essentielle pour maintenir une bonne solidité des os et contribuer au bon fonctionnement de la fertilité.

Quels sont les rôles des œstrogènes dans l'organisme ?

Aujourd'hui, on sait que les œstrogènes jouent un rôle bien plus large que la seule reproduction. Ossature, système cardiovasculaire, peau et cerveau dépendent tous de leur équilibre.

La régulation du cycle menstruel et de la fertilité

En première partie du cycle féminin, la phase folliculaire est marquée par la montée des œstrogènes produits par les follicules ovariens [2]. Ces œstrogènes stimulent la prolifération et l’épaississement de l’endomètre. Ils participent à la maturation folliculaire, puis quand ils atteignent un seuil suffisant, déclenchent le pic de LH qui précède l’ovulation.

Le maintien de la densité osseuse et la santé vasculaire

Les œstrogènes jouent également un rôle important dans la solidité des os en limitant leur dégradation. Ils agiraient notamment en réduisant l’activité des cellules responsables de la destruction de l’os, appelées ostéoclastes [3].

Les œstrogènes aident aussi à garder des vaisseaux sanguins en bonne santé et contribuent à un meilleur équilibre du cholestérol dans le sang. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils participent à la protection du cœur et des artères chez la femme avant la ménopause [4].

L'action sur la peau, l'humeur et le système nerveux

Les œstrogènes jouent également un rôle important dans la santé de votre peau. Ils stimulent la production de collagène et d’acide hyaluronique, deux éléments essentiels pour garder une peau plus hydratée, souple et résistante [5].

L'action de l'œstrogène sur la peau

Dans votre cerveau, l’estradiol agit sur plusieurs messagers chimiques, comme la sérotonine et la dopamine. Cela lui permet de participer à la régulation de l’humeur, de certaines fonctions de la mémoire et de la capacité du cerveau à s’adapter et à créer de nouvelles connexions [6].

Quels sont les signes d'un déséquilibre en œstrogènes ?

Un déséquilibre hormonal peut prendre deux formes : soit une quantité insuffisante d'hormone (un manque), soit un déséquilibre entre les œstrogènes et la progestérone, avec des œstrogènes trop présents par rapport à la progestérone. Ce phénomène est souvent appelé dominance œstrogénique.

Les symptômes d'un manque d'œstrogènes

Quand le corps produit moins d’œstrogènes, cela peut entraîner différents changements visibles et ressentis au quotidien. Parmi les symptômes d’un manque d’œstrogènes, vous pouvez notamment vous rendre compte que vous avez :

  • Des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes ;
  • Une peau plus sèche ainsi qu’une sécheresse vaginale ;
  • Des difficultés à dormir, une fatigue plus importante et une sensation de manque d’énergie ;
  • Des variations de l’humeur, comme une baisse de moral, une irritabilité ou une anxiété plus prononcée ;
  • Une baisse progressive de la solidité des os, qui peut augmenter le risque de fractures avec le temps.
Ces signes sont souvent plus marqués à l’approche de la ménopause, période où les taux d’œstrogènes diminuent naturellement [7].

Les symptômes d'un excès d'œstrogènes

Un excès d’œstrogènes peut se manifester par :

  • des règles irrégulières ou particulièrement abondantes
  • une tension ou une augmentation du volume des seins
  • une augmentation du volume de l’utérus.

Il est important de noter que ces signes restent toutefois peu spécifiques et doivent être interprétés par le médecin en fonction de l’âge et du contexte hormonal.

Dans certaines formes rares d’hyperœstrogénie, ces manifestations peuvent s’accompagner d’une puberté précoce ou de troubles de la fertilité [8]. Une exposition prolongée à des œstrogènes non compensés par la progestérone peut également stimuler excessivement la muqueuse de l’utérus et augmenter le risque d’hyperplasie de l’endomètre, qui se manifeste principalement par des saignements utérins anormaux [9].

Quelles sont les causes des variations des taux d'œstrogènes ?

Au cours de la vie, le taux d’œstrogènes évolue naturellement. Ces variations sont normales et dépendent des différentes étapes de la vie d’une femme. Elles peuvent également être influencées par le mode de vie (alimentation, activité physique, stress, sommeil) et par certains facteurs environnementaux.

Les différentes étapes de la vie

Le corps féminin traverse plusieurs phases biologiques majeures qui redéfinissent continuellement la production hormonale :

  • À la puberté, la production d’œstrogènes augmente beaucoup [10]. Ces hormones favorisent le développement des seins, l’élargissement du bassin et l’apparition des premières règles. Elles marquent le début de la période fertile.
  • Pendant les années fertiles, les taux d’œstrogènes varient chaque mois au rythme du cycle menstruel. Ils augmentent avant l’ovulation puis diminuent ensuite, en équilibre avec une autre hormone importante : la progestérone.
  • Pendant la grossesse, la production d’œstrogènes augmente également considérablement, notamment celle de l’œstriol. Ces hormones aident à maintenir la grossesse, préparent les seins à l’allaitement et participent aux nombreux changements du corps.
  • Pendant la périménopause : les 5 à 10 années qui précèdent la ménopause sont souvent marquées par des variations hormonales importantes. Les taux d’œstrogènes deviennent irréguliers, ce qui peut provoquer des bouffées de chaleur, des sautes d’humeur, des troubles du sommeil ou des règles irrégulières [11].
  • À la ménopause, les ovaires produisent de moins en moins d’œstrogènes, puis presque plus du tout. Une petite quantité continue toutefois d’être fabriquée par le tissu graisseux. Cette baisse hormonale explique l’apparition de nombreux symptômes de la ménopause et augmente progressivement le risque d’ostéoporose et de maladies cardiovasculaires.

Le stress, le surpoids et les perturbateurs endocriniens

Plusieurs éléments peuvent influencer vos œstrogènes au quotidien :

  • Un stress prolongé peut, par exemple, dérégler les hormones qui pilotent votre cycle.
  • L’excès de graisse corporelle peut aussi augmenter la production relative d’œstrogènes.
  • Enfin, certaines substances comme les phtalates, les plastiques ou certains pesticides peuvent perturber l’équilibre hormonal en imitant l’action des œstrogènes [12].

Comment mesurer et interpréter son taux d'œstrogènes ?

Il est possible de mesurer votre taux d'œstrogènes en dosant l'estradiol sur une prise de sang. Cet examen est généralement réalisé au début du cycle menstruel, vers le 3ᵉ jour des règles, en même temps que la FSH et la LH, ce qui permet d’avoir une vision plus précise du fonctionnement des ovaires.

Il faut, en effet, comprendre que le taux d'estradiol évolue naturellement au cours du cycle :

  • En début de cycle, il se situe généralement entre 20 et 80 pg/mL.
  • Il augmente progressivement jusqu'à atteindre environ 200 à 500 pg/mL juste avant l'ovulation.
  • Il diminue au cours de la seconde partie du cycle, où il se situe le plus souvent entre 60 et 200 pg/mL.
  • Après la ménopause, les concentrations d'estradiol sont généralement inférieures à 30 pg/mL, même si les valeurs de référence peuvent varier selon la méthode de dosage utilisée par le laboratoire [13].

Si vous avez des règles irrégulières ou absentes, des difficultés à concevoir, des symptômes évocateurs de la ménopause ou si vous devez faire évaluer le fonctionnement de vos ovaires, le médecin peut donc demander ce dosage.

Attention toutefois, il faut savoir que les valeurs de référence peuvent varier d'un laboratoire à l'autre. Les résultats doivent donc toujours être interprétés par un professionnel de santé en tenant compte de votre âge, de vos symptômes et du moment du cycle où la prise de sang a été réalisée.

Notez aussi que le dosage des œstrogènes n'est pas systématiquement nécessaire. Le médecin peut s'appuyer uniquement sur vos symptômes, votre âge et votre cycle menstruel.

Comment réguler son taux d'œstrogènes ?

Il existe plusieurs habitudes qui peuvent aider à maintenir un bon équilibre hormonal. Toutefois, il est important de garder à l’esprit qu’aucune solution, à elle seule, ne permet de rétablir ou de maintenir cet équilibre. C’est l’ensemble des habitudes de vie qui fait la différence.

L'alimentation

Une alimentation riche en fibres, en légumes et en aliments d’origine végétale peut aider l’organisme à mieux gérer ses hormones. Privilégiez les légumes crucifères, les graines de lin et le soja [14].

L'alimentation et œstrogène

Les œstrogènes de synthèse

Quand le manque d’œstrogènes est important, il peut vous être proposé un traitement hormonal de substitution. Ce traitement a pour but de compenser la baisse hormonale, en particulier à la ménopause, mais il doit toujours être prescrit et suivi par un professionnel de santé.

Soutenir son équilibre hormonal au global

La vitamine B6 et le zinc ne corrigent pas directement un taux d’œstrogènes, mais ils participent au bon fonctionnement général du corps. La vitamine B6 contribue à réguler l’activité hormonale et le zinc participe à une fertilité et à une reproduction normales. Ils peuvent donc faire partie d’un accompagnement global, sans remplacer un traitement hormonal si celui-ci est nécessaire.

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J’ai commencé à m’entraîner il y a plusieurs années maintenant en musculation, et comme vous le savez sans doute, l’effort intense augmente les besoins en micronutriments et notamment en zinc. Une carence en zinc est donc beaucoup plus commune que ce que l’on pense. Or, la seule façon d'avoir un apport optimal en zinc via l’alimentation est de manger des fruits de mer ou de la viande rouge tous les jours, ce qui n’est pas forcément du goût de chacun. À défaut, une supplémentation avec un zinc de qualité permet d’assurer un apport optimal. C’est donc pour ça que je consomme le zinc de chez Nutripure au quotidien.


Blandine Abad - Coach Sportive, Mannequin et Vidéaste

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Le saviez-vous ?
Un déséquilibre entre œstrogènes et progestérone ne signifie pas forcément qu’il y a trop d’œstrogènes. Dans bien des cas, c’est surtout la progestérone qui est trop basse. C’est donc l’équilibre entre les deux hormones, plus que leur valeur isolée, qui compte vraiment, d’où l’importance d’une interprétation médicale.

Les œstrogènes en résumé

Les œstrogènes ne servent pas qu’au cycle menstruel. Ils jouent aussi un rôle dans la solidité des os, la santé cardiovasculaire, l’aspect de la peau et même l’équilibre émotionnel. Quand ils varient trop ou ne sont plus assez présents, le corps peut envoyer des signaux comme des bouffées de chaleur, une grande fatigue ou des variations de poids.

Pour aider votre organisme, donnez-lui de bonnes bases en adoptant une alimentation simple et réduisez l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Un soutien ciblé en micronutrition peut aussi aider selon votre cas.

Cet article est proposé à titre informatif et ne remplace pas un avis médical. Avant toute modification hormonale ou prise de complément, demandez conseil à votre médecin ou à votre gynécologue, surtout si vous êtes enceinte, si vous allaitez ou si vous suivez déjà un traitement.

FAQ sur les œstrogènes

L'œstradiol atteint son niveau le plus élevé juste avant votre période d’ovulation, généralement autour du 14ᵉ jour pour un cycle de 28 jours. Pendant cette période, vous pouvez ressentir un regain d'énergie, être de meilleure humeur ou même voir votre libido monter. Ces ressentis sont assez variables d’une femme à l'autre.

Oui, mais de façon indirecte. En réalité, ils influencent la répartition des graisses, l'appétit et la rétention d'eau. Quand leur taux diminue, notamment à la ménopause, certaines femmes remarquent une prise de poids ou un stockage des graisses davantage localisé au niveau du ventre.

Non, la vitamine B6 ne modifie pas directement le taux d'œstrogènes. En revanche, elle participe au bon fonctionnement hormonal et du système nerveux. Elle peut donc contribuer au fonctionnement normal de l’organisme, dans le cadre d'une alimentation équilibrée ou d'une supplémentation adaptée si un professionnel de santé l'estime nécessaire.

Oui. Un surpoids, un stress prolongé ou une exposition répétée à certains perturbateurs endocriniens peuvent favoriser un déséquilibre entre les œstrogènes et la progestérone.

Oui. Les œstrogènes utilisés dans les contraceptifs ou les traitements hormonaux ont une composition différente de ceux produits naturellement par l'organisme. Ils reproduisent une partie de leurs effets, mais leur action, leur métabolisme et leurs indications peuvent varier. C'est pourquoi le choix du traitement dépend toujours de votre âge, de vos symptômes, de vos antécédents médicaux et de votre profil.

Références :
[5]

Lephart, E. D. & Naftolin, F. Factors Influencing Skin Aging and the Important Role of Estrogens and Selective Estrogen Receptor Modulators (SERMs). Clin Cosmet Investig Dermatol 15, 1695–1709 (2022).

[6]

Bendis, P. C., Zimmerman, S., Onisiforou, A., Zanos, P. & Georgiou, P. The impact of estradiol on serotonin, glutamate, and dopamine systems. Front Neurosci 18, 1348551 (2024).

[7]

Motlani, V., Motlani, G., Pamnani, S., Sahu, A. & Acharya, N. Endocrine Changes in Postmenopausal Women: A Comprehensive View. Cureus 15, e51287.

[8]

Lala, R., Andreo, M., Pucci, A. & Matarazzo, P. Persistent hyperestrogenism after precocious puberty in young females with McCune-Albright syndrome. Pediatr Endocrinol Rev 4 Suppl 4, 423–428 (2007).

[9]

Furness, S., Roberts, H., Marjoribanks, J. & Lethaby, A. Hormone therapy in postmenopausal women and risk of endometrial hyperplasia. Cochrane Database Syst Rev 2012, CD000402 (2012).

[10]

Bangalore Krishna, K. & Witchel, S. F. Normal Puberty. Endocrinol Metab Clin North Am 53, 183–194 (2024).

[11]

Yang, J. L., Hodara, E., Sriprasert, I., Shoupe, D. & Stanczyk, F. Z. Estrogen deficiency in the menopause and the role of hormone therapy: integrating the findings of basic science research with clinical trials. Menopause 31, 926–939 (2024).

[12]

Youssef, M. M., Helal, A. M. & Khedr, Y. I. Endocrine Disrupting Chemicals and Human Health: A Review of Toxicological Mechanisms and Regulatory Challenges. JBB 4, 14–26 (2025).

[13]

Verdonk, S. J. E. et al. Estradiol reference intervals in women during the menstrual cycle, postmenopausal women and men using an LC-MS/MS method. Clin Chim Acta 495, 198–204 (2019).

[14]

Zengul, A. G. et al. Associations between Dietary Fiber, the Fecal Microbiota and Estrogen Metabolism in Postmenopausal Women with Breast Cancer. Nutr Cancer 73, 1108–1117 (2021).