L’ovulation correspond à une phase clé du cycle menstruel, au cours de laquelle un ovule est libéré par l’ovaire, rendant possible la fécondation. Cette étape survient à une date qui varie selon les cycles menstruels, leur durée et le contexte hormonal, généralement environ au milieu du mois. Reconnaître les signes et symptômes de l’ovulation permet de mieux comprendre son corps, que l’objectif soit de tomber enceinte, d’éviter une grossesse, ou simplement d’observer le fonctionnement naturel de son cycle.
Savez-vous que les femmes entament leur période de fertilité avec environ 500 000 follicules contenant des ovocytes dont seulement 500 seront libérés lors de l’ovulation ? Savoir reconnaître les signes de l’ovulation permet de mieux comprendre ces changements, d’affiner le calcul du cycle menstruel et de se sentir plus en lien avec son corps et ses hormones, que ce soit pour un projet de grossesse ou pour simplement suivre sa santé.
Qu’est-ce que l’ovulation exactement ?
Beaucoup de femmes vivent l’ovulation sans le savoir, alors même que leur corps traverse l’un des moments les plus actifs et coordonnés du cycle.
L’ovulation est le moment où l’ovaire libère un ovocyte mature qui devient un ovule.
Il est ensuite capté par les trompes de Fallope, où il peut être fécondé par un spermatozoïde s’il y a un rapport sexuel. Il reste fécondable pendant 12 à 24 heures puis il se dégrade.
Chaque mois, plusieurs follicules commencent leur croissance, mais un seul (généralement) parvient à pleine maturité. Toutes les femmes en âge de procréer sont concernées, des premières règles jusqu’à la ménopause.
Rôle de l’ovulation dans le cycle menstruel
L’ovulation n’est pas qu’un événement reproductif : c’est un véritable point d’équilibre du cycle, qui influence bien plus que la fertilité.
Le cycle féminin ne se résume pas à avoir ses règles une fois par mois ; c’est un enchaînement de trois phases qui préparent le corps à une éventuelle grossesse. L’ovulation représente le sommet du cycle, elle le sépare en deux temps : la phase folliculaire et la phase lutéale, sous l’action de deux hormones essentielles : la FSH (hormone folliculo-stimulante) et la LH (hormone lutéinisante).
Ces hormones, contrôlées par l’hypothalamus, influencent également l’humeur, la qualité du sommeil, la condition physique et la santé osseuse. Elles sont donc indispensables à la santé hormonale et au métabolisme.
Quand a lieu l’ovulation exactement ?
Contrairement à l’idée reçue d’un cycle parfaitement réglé, l’ovulation ne survient pas toujours “au même jour”, même chez une femme en bonne santé.
Les trois phases du cycle ovarien
- Phase folliculaire (préovulatoire).
Elle commence le premier jour des règles, qui durent 4-5 jours en moyenne, et se termine juste avant l’ovulation. Pendant cette période, le corps libère la FSH (hormone folliculo-stimulante) qui permet le développement des follicules, des petits sacs contenant du liquide et un ovocyte.
- Phase ovulatoire.
Un pic de LH (hormone lutéinisante) déclenche l’ovulation. Le follicule contenant l’ovocyte mature éclate et, devenu ovule, il est expulsé dans la trompe de Fallope, où il peut être fécondé.
- Phase lutéale (postovulatoire).
L’organisme sécrète des œstrogènes et de la progestérone, et prépare la muqueuse utérine pour une éventuelle implantation. L’ovule dispose de 12 à 24 heures pour être fécondé par les spermatozoïdes, et s’il n’y a pas fécondation, il se décompose. [2]
Ovulation et fenêtre fertile
Beaucoup de confusions existent autour du « bon moment » pour ovuler ou concevoir, alors que la fertilité s’inscrit dans une fenêtre plus large qu’un seul jour.
Il faut savoir que la période fertile n’est pas limitée au seul jour de l’ovulation ; elle dure environ 6 jours. En effet, les gamètes peuvent survivre plusieurs jours dans le col de l'utérus en présence de glaire cervicale.
La fenêtre fertile s’étend généralement de 4 à 6 jours avant la libération de l’ovule et jusqu’à 24 h après, ou parfois plus. [3]
La durée des cycles menstruels varie d'une femme à l'autre, oscillant entre 21 et 35 jours. Dans un cycle dit « de 28 jours », l’ovulation est souvent schématiquement placée autour du 14ᵉ jour, mais ce repère reste une moyenne, non une règle fixe. Les données montrent que l’ovulation survient environ 12 à 16 jours avant les règles suivantes; sa date dépend surtout de la durée de la phase folliculaire, plus variable que la phase lutéale. [4]
Quels sont les signes courants de l’ovulation ?
Certaines femmes perçoivent très clairement l’ovulation, d’autres pas du tout — et dans les deux cas, cela reste parfaitement normal.
Plusieurs symptômes d’ovulation peuvent être observés sans examen médical, comme la modification de la glaire cervicale, de légères douleurs ovulatoires, un discret spotting, ou une modification de la température corporelle basale.
Modification de la glaire cervicale
À l’approche du pic de LH, le mucus cervical subit des transformations. Sous l'effet des œstrogènes, les sécrétions naturelles deviennent plus abondantes, transparentes et élastiques, facilitant le passage des gamètes lors des rapports sexuels.
Douleurs pelviennes
Certaines femmes ressentent de légères douleurs ovulatoires, en particulier d’un seul côté du bas-ventre, parfois associées à un léger spotting d’ovulation (petites pertes sanguinolentes).
Variation de la température
La température corporelle basale augmente légèrement après l’ovulation (environ 0,3 à 0,5 °C), ce qui permet, avec une prise régulière à jeun, de confirmer qu’un ovule mature a bien été expulsé.
Autres signes plus subtils
Certaines femmes ressentent un regain d’énergie et une plus grande sociabilité, une augmentation de la libido, et une sensibilité mammaire durant la période d’ovulation. Ces sensations sont liées aux fluctuations hormonales, notamment aux œstrogènes.
Que se passe-t-il au niveau hormonal pendant l’ovulation ?
Rôle des œstrogènes
Pendant la première partie du cycle, le follicule dominant dans l’ovaire produit des œstrogènes en quantité croissante. Lorsque le taux d’estradiol atteint un certain seuil, il envoie au cerveau un signal qui déclenche le pic de LH, véritable déclencheur de l’ovulation.
Les œstrogènes participent aussi à l’épaississement progressif de l’endomètre pour une éventuelle grossesse et à la modification du fluide cervical pour favoriser la fécondation.
Rôle de la LH et de la progestérone
Le pic de LH provoque la rupture du follicule et la libération de l’ovocyte. Une fois l'ovocyte expulsé, le follicule vide se transforme en "corps jaune" et commence à produire de la progestérone.
Véritable alliée de la seconde partie du cycle, la progestérone assure la stabilité de la muqueuse utérine tout en augmentant discrètement votre métabolisme de repos, provoquant une légère hausse de la chaleur corporelle dès que l'ovocyte est libéré.
En l'absence de nidation, la baisse naturelle de ces hormones entraîne la desquamation de l’endomètre : ce sont les règles, qui clôturent cette séquence pour laisser place à un nouveau cycle.
Ovulation : quand consulter ?
Si l’ovulation est un processus physiologique naturel, certains signaux répétés ou inhabituels méritent d’être observés de plus près.
Certains signes peuvent cependant nécessiter un avis médical :
- Absence prolongée de règles (aménorrhée).
- Cycles très courts ou très longs de façon répétée.
- Douleurs pelviennes intenses.
- Saignements abondants ou intermenstruels répétés.
- Suspicion de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Ce déséquilibre hormonal touche environ 10 % des femmes et est l’une des principales causes d’infertilité selon l’Inserm. [5]
Comment soutenir son équilibre autour de l’ovulation ?
Même en l’absence de projet de grossesse, soutenir l’ovulation revient à soutenir l’équilibre global du cycle et la santé hormonale à long terme.
L’ovulation est une période importante du cycle menstruel pour toute femme, même celle qui n’a pas de désir de grossesse. En effet, ces changements hormonaux influencent la qualité de vie en agissant sur l’humeur, le sommeil, la condition physique, et la santé osseuse.
Une bonne hygiène de vie est essentielle pour soutenir naturellement le cycle menstruel et favoriser l’ovulation :
- Alimentation variée.
- Rythme de sommeil régulier.
- Gestion du stress.
- Activité physique adaptée.
- Observation du cycle, être attentif aux changements.
Certains micronutriments sont parfois conseillés pour soutenir l’équilibre hormonal. L’EFSA précise toutefois qu’ils ne doivent pas être considérés comme substituts à une alimentation saine et équilibrée. [7]
Ce magnésium est d'une très grande qualité, très bonne tolérance digestive pour ma part, grâce à sa forme (bisglycinate). Je me sens bien mieux et beaucoup moins stressée, mon sommeil est également bien moins agité et j'ai la sensation de beaucoup mieux récupérer. Merci Nutripure pour la réelle qualité de vos produits !
Esther P.
Le magnésium et la vitamine B6 jouent un rôle important sur le fonctionnement global de l’organisme en agissant sur le système nerveux (fatigue, stress, sommeil)
Prix correct qui n'augmente pas du jour au lendemain, stable depuis un moment. Dosage epa/dha élevé, extrait de romarin en plus des tocophérols pour amoindrir l'oxydation des acides gras. Clairement Nutripure imbattable sur ce produit, une référence.
Kevin A.
Les oméga-3 (EPA/DHA) font partie des acides gras essentiels, constituants fondamentaux des cellules.
L'huile de bourrache, riche en acide gamma-linolénique (GLA), est souvent utilisée pour le confort féminin durant le cycle.
Conclusion
L’ovulation est une phase centrale du cycle menstruel au cours de laquelle un ovule est libéré. Qu’il soit fécondé ou non, les hormones qui entrent en jeu sont essentielles au bien-être féminin. Être attentif aux symptômes et à l’écoute de son corps permet de mieux le comprendre. Un mode de vie sain (alimentation, gestion du stress, sommeil suffisant, activité physique) contribue également à l’équilibre hormonal.
Ce contenu, à visée informative, ne remplace pas un avis médical.
FAQ sur l’ovulation
L'observation des signes tels qu’une modification des sécrétions vaginales et une légère tension dans le bas-ventre sont des indicateurs fréquents.
Oui. Il est tout à fait possible de ne ressentir aucune manifestation particulière.
Un stress intense ou chronique peut perturber le cycle menstruel et retarder ou inhiber l’ovulation.
Ils détectent le pic de LH, mais doivent être interprétés en complément de l’observation du cycle ou confirmés par une prise de sang.
Elle se situe en moyenne 14 jours avant les prochaines règles. Pour l’estimer, on part donc de la durée habituelle du cycle menstruel.
Inserm.SOPK : une nouvelle piste thérapeutique contre l’une des principales causes d’infertilité féminine.2025.https://presse.inserm.fr/sopk-une-nouvelle-piste-therapeutique-contre-lune-des-principales-causes-dinfertilite-feminine/70315/
Y Wen et al.Exercise performance at different phases of the menstrual cycle: measurements, differences, and mechanisms - a narrative review.2025.doi: 10.3389/fendo.2025.1448686
Efsa. Compléments alimentaires.https://www.efsa.europa.eu/fr/safe2eat/food-supplements