ARTICLES SANTÉ

Indigestion que faire ?

Ce qu'il faut retenir
Indigestion après un repas ? Ballonnements, envies de vomissements. Voici les causes et les bons réflexes : aliments qui soulagent, eau, conseils digestifs et probiotiques pour un estomac apaisé.
Indigestion que faire ?
Publié le 12/11/2025 - Temps de lecture 8 min

Après un repas copieux ou arrosé, l’indigestion peut se manifester par des ballonnements, nausées, vomissements ou tiraillements à l’estomac. Ces troubles digestifs ont des causes variées, liées autant aux aliments choisis qu’au rythme du repas. Pour mieux comprendre ce qui se joue dans la digestion, et surtout savoir quoi faire pour apaiser rapidement le système digestif, il suffit d’adopter quelques réflexes simples, entre eau, choix alimentaires et soutien des probiotiques.

Nos produits associés

Indigestion : que faire tout de suite pour la soulager ?

Quand l’estomac se serre après un repas trop lourd, l’objectif est d’apaiser rapidement les symptômes. La première étape consiste à adopter une position confortable, légèrement inclinée, pour réduire la pression abdominale et limiter les nausées.

Voici quelques gestes simples et immédiats pour retrouver du confort :

  • S’asseoir ou s’allonger avec le buste relevé pour diminuer l’inconfort.
  • Boire lentement de l’eau tiède afin d’apaiser les muqueuses digestives.
  • Appliquer une bouillotte ou une chaleur douce sur l’abdomen pour détendre les muscles digestifs.
  • Éviter de manger dans l’immédiat, le temps que l’indigestion s’atténue.

Respirer pour apaiser l’estomac

Quelques respirations profondes peuvent aussi aider à réduire les tensions abdominales et soulager les symptômes présents. En activant le système nerveux parasympathique, celui qui favorise le repos et la digestion, la respiration lente détend progressivement la zone abdominale, diminue les spasmes et aide l’estomac à retrouver un rythme plus calme après l’indigestion.

Une étude menée chez des adultes atteints du syndrome de l’intestin irritable à prédominance constipation a montré qu’une intervention de respiration lente (6 cycles/min, inspiration 4 s, expiration 6 s, pendant 30 min) améliore les symptômes digestifs et augmente l’activité vagale (réflexe du nerf vague), fournissant ainsi une preuve que ce type de geste corporel peut modifier l’équilibre autonome et soutenir la fonction digestive. [1]


Quoi manger et boire en cas d’indigestion ?

Lorsque l’estomac proteste après un repas trop dense, le corps réclame simplement un peu de douceur. Les aliments légers, ceux qui s’avalent sans effort et n’ajoutent aucune tension au système digestif, sont alors les plus précieux. Une texture lisse, un goût neutre, une chaleur tiède : autant de signes que le corps reconnaît et accepte volontiers lorsqu’il est fragilisé.

Voici ce qui passe le mieux dans ces moments-là :

  • Un bouillon clair de légumes, qui réchauffe sans alourdir ;
  • Un riz blanc ou une purée douce ;
  • Une compote de pomme ou une banane mûre ;
  • Une tisane de gingembre, de menthe ou de verveine pour aider la digestion ;
  • De petites gorgées d’eau tiède, espacées, pour apaiser nausées et ballonnements.

Et ce qu’il vaut mieux laisser de côté quelques heures :

  • Les aliments gras ou frits, qui prolongent l’effort digestif.
  • Les plats très épicés ou acides, trop vifs pour un estomac irrité.
  • Les boissons gazeuses, sources de pression et d’inconfort.
  • L’alcool, qui accentue les maux.
Dans ces instants de fragilité, l’idée n’est pas de se nourrir vraiment, mais d’offrir au corps les conditions de sa propre réparation.

Remèdes et solutions pour mieux digérer

Le premier geste ici sera de marcher quelques minutes. Rien de rapide, rien de sportif, c’est simplement pour remettre le corps en mouvement. Cette mobilisation très douce active le péristaltisme, le mouvement naturel qui fait avancer les aliments dans le tube digestif. En marchant, le ventre se déverrouille un peu, les tensions diminuent et l’indigestion perd de son intensité.

La chaleur douce, appliquée sur l’abdomen, aide elle aussi beaucoup. Elle détend les muscles lisses et adoucit la sensation de blocage. Une bouillotte, une serviette tiède, même une main posée un instant peuvent suffire. La chaleur augmente localement la microcirculation, ce qui aide les tissus à se relâcher.

Certaines tisanes, gingembre, menthe, fenouil, apportent un soutien supplémentaire, pour réduire les ballonnements et les tiraillements. Le gingembre stimule en douceur la vidange gastrique, la menthe poivrée détend les muscles digestifs grâce à son menthol, et le fenouil diminue les gaz responsables des distensions abdominales. Bues lentement, ces infusions réchauffent, hydratent et apaisent à la fois.

Le rôle du microbiote n’est pas à négliger non plus. Dans les périodes où les troubles digestifs se répètent, les probiotiques peuvent aider à rééquilibrer la flore intestinale. Ils ne font pas disparaître une indigestion sur le moment, mais participent à une digestion plus harmonieuse.

Comment éviter les indigestions à l’avenir ?

Éviter cette gêne, c’est souvent apprendre à écouter ce que le corps murmure avant qu’il ne proteste. Le secret réside dans la simplicité et prendre le temps de manger. Une mastication plus lente, un rythme de repas moins pressé permettent à l’estomac de suivre son propre tempo et réduisent le risque de surcharge digestive.

Adapter la composition de l’assiette

La composition de l’assiette joue aussi un rôle clé. Des aliments moins gras, mieux répartis dans la journée, limitent les épisodes d’estomac lourd, surtout après des périodes d’excès ou de repas tardifs. Accorder une attention particulière aux signaux de satiété, ces micro-indices que l’on ignore trop souvent, évite de pousser le système digestif au-delà de ses capacités.

S’hydrater régulièrement pour faciliter la digestion

L’hydratation, elle, s’inscrit dans la prévention au quotidien. Le tube digestif fonctionne un peu comme un système hydraulique : sans eau, tout circule moins bien.

Boire régulièrement, à petites gorgées, permet de maintenir une bonne lubrification des muqueuses et facilite le mélange des aliments avec les sucs digestifs.

À l’inverse,
Absorber une grande quantité d’eau d’un seul coup ne profite ni à l’estomac ni à l’intestin : le corps l’élimine trop vite. C’est la constance, plus que la quantité, qui soutient réellement les mouvements digestifs.

Renforcer le microbiote

Quand les troubles digestifs se répètent, il peut être utile de soutenir le microbiote, ce réseau de bactéries qui aide le système digestif à fonctionner correctement. Lorsqu’il est déséquilibré, la digestion devient plus lente et l’inconfort s’installe plus facilement.

Les fibres douces, légumes cuits, fruits mûrs, céréales complètes bien tolérées, nourrissent ces bonnes bactéries et les aident à se diversifier. Cette diversité est essentielle pour l’organisme.

Une cure de probiotiques peut également faire la différence. Une méta-analyse portant sur 15 études a montré que les probiotiques multi souches peuvent accélérer le transit d’environ 14 heures et augmenter la fréquence des selles d’environ une fois par semaine chez les adultes souffrant de constipation. [2]

Pure Bio²
Pure Bio² (Pré et Probiotiques)

Indispensable. Ce produit est devenu indispensable pour ma santé et mes soucis d'intestin et d'estomac. Règle mes ballonnements et ma flore intestinale. À défaut de prendre d'autres médicaments qui ne me faisaient plus rien, ça fait 6 mois que j'ai retrouvé la forme grâce à ce produit.


Maria D.

5/5

Il faut simplement garder en tête que cette étude porte sur la constipation, et non directement sur l’indigestion. Mais son message reste clair : un microbiote équilibré rend le système digestif plus stable et donc moins susceptible de réagir violemment après un repas.

Indigestion : quand s’inquiéter et consulter un médecin ?

Même s’il s’agit souvent d’un inconfort passager, une indigestion qui s’installe ou s’accompagne de certains signes ne doit pas être prise à la légère. Voici quand il est recommandé de consulter un professionnel de santé.


Notre autre article peut aussi vous intéresser

Signes d’alerte à surveiller

Dans la majorité des cas, elle reste bénigne. Mais certains signes doivent attirer l’attention, car ils peuvent indiquer un trouble digestif plus sérieux. Parmi eux :

  • Perte de poids inexpliquée, perte d’appétit durable ou épuisement sans raison.
  • Vomissements répétés ou présence de sang dans les vomissements ou dans les selles (noires ou “tachetées”).
  • Difficultés ou douleur à la déglutition (dysphagie ou odynophagie).
  • Âge avancé (par exemple > 55 ans), ou apparition récente d’indigestion associée à d’autres signes.
  • Anémie ou fatigue liée à un saignement digestif, sensation de masse dans l’abdomen.
  • Symptomatologie inhabituelle : un inconfort “estomac” qui s’accompagne de douleurs dans la mâchoire, le cou, ou un essoufflement — pouvant masquer un problème cardiaque.

Ces signaux ne doivent pas alarmer, mais ils appellent à la prudence : s’ils apparaissent, il est préférable de consulter rapidement afin d’écarter une cause plus sérieuse et recevoir un avis médical adapté.

Pourquoi ces signes ?

Des études signalent que la présence de symptômes d’alarme chez des patients avec dyspepsie augmente le risque de pathologies organiques (ulcère, cancer digestif, etc.). Cela ne signifie pas qu’un inconfort bénin signifie automatiquement une maladie grave, mais cela impose un examen plus poussé pour exclure les causes sérieuses. [3]

Que faire concrètement ?

Si elle survient épisodiquement après un repas copieux ou alcoolisé sans signe d’alerte, mettre votre ventre au repos et vous hydrater est la première précaution à prendre. Mais en présence d’un ou plusieurs des signes d’alerte ci-dessus, consulter votre médecin permet d’écarter ou de traiter tôt une complication, ce qui améliore les chances de bon rétablissement.

Comprendre, apaiser et prévenir l’indigestion

Il arrive que l'organisme se rappelle à vous après une table trop généreuse ou un verre de trop. Le ventre se crispe, proteste, et laisse affleurer ces petites turbulences que l’on préfèrerait oublier. Dans ces moments-là, revenir à plus de douceur change tout : choisir des plats plus simples, ralentir le rythme, s’accorder une pause. Un peu d’eau, un souffle plus calme, quelques repères réconfortants suffisent souvent à retrouver un terrain plus paisible. Et lorsque ces inconforts reviennent, un travail plus profond, celui de l’équilibre intérieur, nourri patiemment, aide le corps à renouer avec sa légèreté première.

Articles similaires