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Insuffisance pondérale : causes, risques et solutions

Ce qu'il faut retenir
L'insuffisance pondérale n'est pas toujours inquiétante, mais elle peut révéler une dénutrition ou une maladie. Un suivi médical et une alimentation adaptée permettent d'en traiter la cause.
Insuffisance pondérale : causes, risques et solutions
Mis à jour le 14/08/2026 - Temps de lecture 11 min

L'insuffisance pondérale touche les personnes qui ont un indice de masse corporelle (IMC) trop faible pour leur taille. Cette “maigreur” peut parfois révéler un déséquilibre alimentaire, une maladie ou un autre problème de santé. Comment savoir si votre poids est préoccupant ? Quelles sont les causes et les risques de l'insuffisance pondérale ? Comment retrouver votre forme ? Voici tout ce qu'il faut savoir.

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Qu'est-ce que l'insuffisance pondérale ?

L’insuffisance pondérale, aussi appelée maigreur, correspond chez l’adulte à un IMC inférieur à 18,5 kg/m² selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) [1]. Ce seuil indique que le poids est faible par rapport à la taille, mais il ne suffit pas à lui seul pour établir un diagnostic de dénutrition ou de maladie.

La formule de calcul de l'IMC et les seuils de référence

Le calcul de l'insuffisance pondérale repose sur l'IMC : un indicateur de corpulence reconnu par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il permet d'évaluer rapidement les risques liés au surpoids ou à la maigreur chez l'adulte (de 18 à 65 ans).

L’IMC se calcule comme suit : IMC = poids (kg) ÷ taille² (m).

L’évaluation se découpe en plusieurs seuils cliniques :

  • IMC entre 17 et 18,5 kg/m² : Insuffisance pondérale modérée
  • IMC ≤ 17 kg/m² : Insuffisance pondérale sévère

Chez les séniors de 70 ans et plus, la Haute Autorité de Santé retient un IMC < 21 kg/m² comme seuil d'insuffisance pondérale et de dénutrition [2].

Bien qu’il soit un outil de suivi médical pratique, il a aussi ses limites. Effectivement, il ne distingue pas la masse musculaire, osseuse et grasse [3]. Deux personnes ayant le même IMC peuvent donc avoir des physiques et un état de santé très différents.

Par ailleurs, il n’est pas adapté aux profils suivants :

  • femmes enceintes ou allaitantes,
  • personnes âgées de moins de 18 ans
  • sportifs d'endurance ou de force
À retenir
Un IMC inférieur à 18,5 permet de repérer une insuffisance pondérale, mais il doit toujours être interprété avec l’âge, l’évolution du poids, le régime alimentaire, la masse musculaire et l’état de santé général.

La vitesse de perte de poids : un critère d'urgence médicale

Au-delà du chiffre brut de l'IMC, la rapidité de l'amincissement constitue le véritable marqueur de gravité clinique. Une perte involontaire de plus de 5 % du poids corporel en 1 mois, ou de plus de 10 % en 6 mois, signe une dénutrition aiguë qui impose une consultation médicale immédiate.

Quelles sont les causes de l'insuffisance pondérale ?

L’insuffisance pondérale peut s’expliquer par des facteurs génétiques, des troubles du comportement alimentaire ou encore des maladies chroniques. Des critères sociaux et environnementaux peuvent aussi favoriser une dénutrition.

La maigreur constitutionnelle

Certaines personnes sont maigres depuis l’enfance, sans avoir un problème de santé. On parle de “maigreur constitutionnelle” quand on conserve naturellement un IMC inférieur à 18,5.

Les études indiquent que la dépense énergétique au repos n'est pas systématiquement plus élevée chez les personnes naturellement minces. Leur faible poids semble plutôt résulter d'une combinaison de critères génétiques, hormonaux, musculaires et de mécanismes de régulation de l'énergie encore mal compris [4].

Une étude distingue ainsi clairement la maigreur constitutionnelle de l’anorexie mentale : les personnes concernées ne souffrent pas de restriction alimentaire volontaire ni de peur de grossir [5].

Une dépense énergétique élevée

Certaines personnes ont naturellement plus de difficultés à prendre du poids que d'autres. Comment l’expliquer ? Généralement, elles se dépensent et bougent plus au quotidien avec de la marche, des petits déplacements et mouvements.

Ces mouvements involontaires sont regroupés sous le terme NEAT (Non-Exercise Activity Thermogenesis). Des travaux scientifiques indiquent d’ailleurs que le NEAT peut varier de plusieurs centaines de calories par jour d'une personne à l'autre, influençant ainsi la capacité à prendre ou perdre du poids [5].

Contrairement à une idée reçue, un métabolisme de base rapide n’explique pas forcément cette difficulté à grossir.

Chez les personnes naturellement minces, cette résistance à la prise de poids semble résulter d'une combinaison de facteurs, notamment les dépenses énergétiques quotidiennes, la régulation hormonale et des prédispositions génétiques [6].

causes de l'insuffisance pondérale

Une alimentation insuffisante ou déséquilibrée

Si vos apports en énergie sont inférieurs aux besoins de votre organisme pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, votre corps va puiser dans vos réserves de graisse, puis dans les muscles pour continuer à fonctionner. Résultat : vous maigrissez.

Plusieurs situations peuvent expliquer ce déficit :

  • La sous-nutrition : apport insuffisant en calories.
  • La malnutrition : un régime alimentaire déséquilibré qui ne couvre pas les besoins en glucides, lipides, protéines, vitamines ou minéraux, même si les quantités consommées sont suffisantes.
A retenir :
On parle de dénutrition quand votre organisme manque d'énergie et de nutriments pour fonctionner normalement. Plus ce déficit énergétique dure, plus le risque d'insuffisance pondérale augmente [7].

Voici les situations à risque qui peuvent faire maigrir et causer une perte de muscles :

  • Sauter des repas
  • Les régimes très restrictifs
  • Une perte d’appétit prolongée

Les troubles du comportement alimentaire (TCA) et les facteurs psychologiques

Votre mental peut impacter votre poids dans un sens comme dans l’autre. Il existe de multiples déséquilibres psychologiques qui peuvent causer une insuffisance pondérale ou de l’obésité :

  • L'anorexie mentale : poussée par une peur intense de grossir, la personne réduit drastiquement ses apports alimentaires.
  • La boulimie : elle se caractérise par une consommation excessive de nourriture, souvent suivie de comportements compensatoires comme des vomissements provoqués, la prise de laxatifs ou un exercice physique intensif.
  • L'orthorexie : obsession pour un régime alimentaire jugé parfaitement sain, mais qui ne l’est pas en réalité. En supprimant de nombreux aliments, certaines personnes finissent par ne plus couvrir leurs besoins nutritionnels.
  • Le stress chronique, l'anxiété ou la dépression : lorsqu'ils s'installent dans le temps, ils peuvent conduire à sauter des repas et faire maigrir.

Une activité physique trop importante

Le sport est bon pour la santé. En revanche, un entraînement trop intense ou trop fréquent, sans apport nutritif suffisant, peut mener à un déficit énergétique.

Chez les sportifs, cette situation est connue sous le nom de déficit énergétique relatif dans le sport (RED-S). L'organisme ne reçoit plus assez d'énergie pour couvrir à la fois les besoins de l'entraînement et ceux du fonctionnement normal du corps. Le corps brûle les réserves disponibles, limitant toute reconstruction tissulaire ou musculaire. Si rien n'est fait, une insuffisance pondérale peut progressivement s'installer [8].

Les problèmes d'absorption des nutriments

Parfois, le problème ne vient pas de ce qu’on mange, mais de la capacité du corps à en absorber les nutriments. Certaines pathologies digestives, comme la maladie cœliaque, de Crohn ou certaines affections du pancréas, empêchent l'intestin d'assimiler correctement les protéines, lipides, glucides, vitamines et minéraux [9].

Certaines maladies et certains médicaments

Certaines maladies augmentent les besoins énergétiques de l'organisme, tandis que d'autres diminuent la faim ou perturbent l'absorption des nutriments.

Parmi les causes les plus fréquentes, on retrouve :

  • l'hyperthyroïdie, qui accélère le fonctionnement du métabolisme ;
  • le diabète lorsqu'il n'est pas contrôlé ;
  • les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) ;
  • certains cancers ou infections chroniques ;
  • certaines maladies respiratoires ou cardiaques avancées.

Certains médicaments peuvent aussi favoriser un amaigrissement en diminuant la faim, en provoquant des soucis digestifs ou en modifiant le métabolisme.

Les facteurs environnementaux et sociaux

L'insuffisance pondérale ne s'explique pas uniquement par des critères médicaux. Notre environnement joue beaucoup sur notre accès à la nourriture.

L’OMS rappelle que 8,2 % de la population mondiale, soit 673 millions de personnes, a connu la faim en 2024 [10]. Les crises géopolitiques et climatiques peuvent causer des crises alimentaires prolongées notamment en Afrique et en Asie de l’Ouest.

En France, bien que les explications soient différentes, la précarité alimentaire gagne du terrain. Près de 16 % de la population admet sauter un repas faute de moyens [11]. Les étudiants, les personnes isolées, les personnes âgées ou les ménages aux faibles revenus sont particulièrement exposés. Dans ces situations, le choix se porte souvent sur des aliments peu coûteux et pauvres en protéines, vitamines et minéraux. À la longue, cette mauvaise habitude risque de provoquer une dénutrition et d'entraîner un amaigrissement.

Corpulence trop faible : quels sont les risques pour la santé ?

Rassurez-vous, pour la plupart des personnes minces, il n’y a pas de risque particulier. Certains publics sont toutefois plus à risque et nécessitent une attention particulière, notamment à cause de l’affaiblissement du système immunitaire, de la fonte musculaire, de la fragilité osseuse et des troubles de la fertilité.

Chez l’enfant et l’adolescent

Chez l’enfant, on ne peut pas utiliser le seuil adulte d’un IMC inférieur à 18,5. L’IMC évolue naturellement avec l’âge et diffère selon le sexe. Le médecin reporte donc le poids, la taille et l’IMC sur les courbes de croissance du carnet de santé.

Un poids trop faible et des apports alimentaires insuffisants peuvent causer plusieurs problèmes :

  • ralentissement de la croissance,
  • diminution de la masse musculaire et fragilité des os,
  • retarde de puberté,
  • fatigue, difficultés de concentration et une plus grande sensibilité aux virus saisonniers.

Le médecin doit aussi surveiller une éventuelle cassure de la courbe de croissance ou un amaigrissement rapide.

Chez la femme adulte

Chez certaines femmes, un poids trop faible ou des apports énergétiques insuffisants peuvent perturber les hormones qui contrôlent le cycle menstruel.

Les règles deviennent alors irrégulières ou disparaissent : on parle alors d’aménorrhée.

La baisse des œstrogènes peut aussi fragiliser les os et réduire la fertilité.

Chez la personne âgée

Chez les personnes âgées, l'insuffisance pondérale peut provoquer une sarcopénie aiguë, c'est-à-dire une fonte musculaire rapide. Ce phénomène s'avère particulièrement dangereux, car il augmente fortement le risque de chutes, de fractures et de perte d'autonomie [12].

Chez l’homme adulte

Chez l’homme, un poids excessivement bas perturbe aussi l’équilibre hormonal.

Il entraîne une baisse du taux de testostérone, pouvant provoquer une fatigue intense, une baisse de libido, des troubles de l'érection et une fragilisation osseuse. Le risque est aussi psychologique et social : les TCA sont encore très tabous chez les hommes, souvent perçus à tort comme des pathologies exclusivement féminines. Cette stigmatisation retarde la mise en place d’un traitement adapté, laissant s'installer une souffrance souvent silencieuse.

Comment traiter l'insuffisance pondérale et reprendre du poids sainement ?

Le traitement dépend avant tout de la cause de l'insuffisance pondérale. Une personne naturellement mince n'aura pas la même prise en charge qu'un individu souffrant de dénutrition ou d'une affection chronique.

Consulter un médecin pour trouver la cause

Si vous perdez du poids sans raison apparente ou si votre IMC est inférieur à 18,5, prenez rendez-vous avec votre médecin. Il pourra évaluer votre état de santé. Si nécessaire, il pourra demander des examens complémentaires (prise de sang, examens digestifs…) et vous orienter vers le professionnel le plus adapté : nutritionniste, diététicien, psychologue, psychiatre ou gastro-entérologue.

Consulter un médecin pour trouver la cause

Adapter son alimentation

L'objectif est d'augmenter progressivement vos apports en énergie afin de reprendre du poids sans déséquilibrer votre nutrition. Pour cela, privilégiez des aliments riches en protéines animales et végétales (œufs, poisson, viande, produits laitiers, légumineuses…).

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Une compo propre, un bon goût et parfaite pour couvrir mes apports au quotidien. Elle s'intègre naturellement au petit-déjeuner comme en collation, sans prise de tête.


Charly Aourir - Coach sport & nutrition

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Mangez aussi des glucides et des bonnes graisses. Les féculents, les huiles végétales, les oléagineux ou encore les poissons gras apportent l'énergie dont votre organisme a besoin pour fonctionner et reprendre du poids.

Si vous avez peu d'appétit, vous pouvez répartir vos apports sur 4 à 6 petits repas ou collations dans la journée plutôt que de faire trois repas très copieux.

Vous pouvez également inclure du fenugrec bio dans votre routine. C’est une plante reconnue pour donner faim et pour aider à favoriser la digestion.

Fenugrec
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Un nutritionniste ou un diététicien peut vous aider à construire un programme adapté à vos besoins. Si des carences sont identifiées, des compléments alimentaires (protéines, vitamines ou minéraux) pourront être proposés.

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La satisfaction au rendez-vous !! Après 3 mois de suivi avec Xavier, qui est dispo et m’a renseigné sans hésiter, et à peu près 15 kg de perdu, oui je partais de loin… Donc je peux dire que je suis ravi du résultat. Je vous recommande surtout que vous avez 15 minutes offertes, ce que j’ai commencé par faire pour me renseigner.


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Traiter les troubles du comportement alimentaire

Ces problèmes ne se résument pas à un manque de volonté et ne doivent pas être gérés seul. Le traitement associe généralement plusieurs spécialistes : médecin, psychologue ou psychiatre, diététicien et, si nécessaire, nutritionniste. Cette approche permet de travailler à la fois sur ce que vous mangez, les comportements et les causes psychologiques du trouble.

Pratiquer une activité physique adaptée

L’activité physique peut aider à reprendre du poids de façon saine, surtout lorsqu’elle repose sur le renforcement musculaire. La musculation, les exercices au poids du corps ou avec des élastiques permettent de développer votre musculature plutôt que de favoriser uniquement un gain de graisse.

Enfin, dormez suffisamment et prévoyez des temps de récupération. Les muscles se développent surtout lorsque l’entraînement, la nutrition et le repos sont bien équilibrés.

L'insuffisance pondérale en résumé

L’insuffisance pondérale peut être naturelle, mais aussi liée à une alimentation insuffisante, un trouble du comportement alimentaire, une maladie, une mauvaise absorption des nutriments ou des conditions de vie difficiles.

Lorsqu’elle s’accompagne de dénutrition, elle peut provoquer une grande fragilité chez tous les profils.

Une alimentation équilibrée et plus riche en calories, associée à un suivi nutritionnel et à une activité physique adaptée, permet de reprendre progressivement du poids. Un suivi psychologique peut aussi être utile dans certains cas.

Ce contenu est informatif et ne remplace pas un avis médical. En cas de symptômes persistants ou de pathologies, consultez un professionnel de santé.

FAQ sur l'insuffisance pondérale

Pas toujours. Certaines personnes sont naturellement minces et en bonne santé. En revanche, une perte de poids récente, importante ou accompagnée de fatigue, de carences ou de problèmes digestifs doit conduire à consulter.

Elle peut entraîner une perte de muscles, de la fatigue, une fragilité osseuse, des carences et une baisse des défenses immunitaires, surtout lorsqu’elle est liée à une dénutrition.

Chez l’adulte, un IMC inférieur à 18,5 indique une insuffisance pondérale. Ce chiffre doit toutefois être interprété avec l’évolution du poids, l’âge, la corpulence et l’état de santé général.

Références :
[5]

Levine JA. Nonexercise activity thermogenesis (NEAT): environment and biology. American Journal of Physiology-Endocrinology and Metabolism, 2004. 

[6]

Bailly M, Thivel D, Isacco L, Verney J. Unique Energy Profile Associated with Persistent Thin Phenotype. Annual Review of Nutrition, 2025.

[7]

Cederholm T, Jensen GL. GLIM criteria for the diagnosis of malnutrition - A consensus report from the global clinical nutrition community. Clinical nutrition, 2019.

[8]

Mountjoy M, Sundgot-Borgen J, Burke L. IOC consensus statement on relative energy deficiency in sport (RED-S): 2018 update. British Journal of Sports Medicine, 2023.

[9]

Lenti MV, Hammer H. European Consensus on Malabsorption—UEG & SIGE, LGA, SPG, SRGH, CGS, ESPCG, EAGEN, ESPEN, and ESPGHAN. Part 1: Definitions, Clinical Phenotypes, and Diagnostic Testing for Malabsorption. United European Gastroenterology Journal, 2025.

[10]

Rapport des Nations Unies sur la faim dans le monde, 2025.

[11]

Secours Catholique. La précarité alimentaire en France.

[12]

Yeung SSY, Reijnierse EM, Pham VK. Sarcopenia and its association with falls and fractures in older adults: A systematic review and meta-analysis. Journal of Cachexia, Sarcopenia and Muscle, 2019.

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