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Comment enlever les glaires coincées dans la gorge ?

Ce qu'il faut retenir
Des glaires persistantes dans la gorge traduisent souvent une irritation, un reflux ou un écoulement nasal. Identifier la cause permet d’adapter le traitement et de fluidifier le mucus.
Comment enlever les glaires coincées dans la gorge ?
Mis à jour le 21/08/2026 - Temps de lecture 9 min

Vous ressentez une sensation de glaires coincées dans la gorge, comme si vous deviez constamment avaler ou vous racler la gorge ? Ce symptôme peut devenir particulièrement gênant au quotidien. Il s'accompagne parfois d'un mal de gorge, d'une toux persistante ou apparaît après un rhume.

Dans la majorité des cas, cette sensation provient d'une production excessive de mucus ou d'un mucus devenu trop épais. Plusieurs causes peuvent l'expliquer : une infection ORL, une allergie, un reflux gastro-œsophagien ou encore un air trop sec.

Dans cet article, découvrez pourquoi des glaires peuvent rester coincées dans la gorge, quelles sont les causes les plus fréquentes et comment améliorer leur évacuation grâce à des solutions simples, validées par les recommandations médicales.

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Pourquoi a-t-on des glaires dans la gorge ?

Les glaires apparaissent lorsque les voies respiratoires produisent un mucus plus abondant ou plus épais en réponse à une irritation ou à une inflammation. Elles constituent avant tout un mécanisme naturel de protection. [1, 2]

Le mucus est un liquide fabriqué en permanence par les cellules qui tapissent le nez, la gorge, la trachée et les bronches. Il joue plusieurs rôles essentiels :

  • Il humidifie les muqueuses.
  • Il piège les poussières, les allergènes et les microbes.
  • Il facilite leur élimination grâce aux petits cils présents dans les voies respiratoires [1].
Chez un adulte en bonne santé, plusieurs centaines de millilitres de mucus sont produits chaque jour. La plupart du temps, vous l'avalez sans même vous en rendre compte.

Lorsque les muqueuses sont agressées de manière répétée, elles réagissent immédiatement. Le mucus devient alors plus abondant, plus épais et plus collant. C'est cette sécrétion plus visqueuse que l'on appelle couramment une glaire.

Lorsque cette production persiste plusieurs semaines, il est préférable d'en rechercher la cause plutôt que de chercher uniquement à éliminer les glaires [1].

La couleur du mucus peut apporter quelques informations, même si elle ne permet pas, à elle seule, de poser un diagnostic. Contrairement à une idée répandue, des glaires jaunes ou vertes ne signifient pas systématiquement une infection bactérienne nécessitant un antibiotique. Cette coloration provient principalement des cellules immunitaires recrutées au niveau de l'inflammation [3].

Le saviez-vous ?
Le mucus se déplace grâce à des millions de cils microscopiques qui tapissent les voies respiratoires. Ils battent en permanence afin d'évacuer les particules vers la gorge, où elles sont ensuite avalées. Le tabac ralentit fortement ce mécanisme naturel de nettoyage [1].

Quelles sont les causes fréquentes d'un excès de glaires ?

Les glaires persistantes résultent le plus souvent d'un reflux gastro-œsophagien (RGO), d'allergies respiratoires, d'un écoulement nasal chronique ou d'une irritation des voies respiratoires. Identifier leur origine reste indispensable pour mettre en place un traitement adapté [4].

Toux et mucus dans la gorge

Le reflux gastro-œsophagien et le reflux laryngopharyngé

Le RGO représente l'une des causes les plus fréquentes de glaires chroniques dans la gorge [5, 6, 7].

Le contenu acide de l'estomac remonte parfois jusqu'à l'œsophage. Chez certaines personnes, de petites quantités atteignent même le pharynx et le larynx. On parle alors de reflux laryngopharyngé.

Cette situation ne provoque pas toujours des brûlures d'estomac. Les symptômes peuvent être beaucoup plus discrets :

  • Sensation de boule dans la gorge.
  • Glaires persistantes.
  • Besoin de se racler la gorge.
  • Toux chronique.
  • Voix enrouée au réveil.

Pour limiter les irritations, la gorge augmente sa production de mucus. Les glaires deviennent alors plus épaisses et difficiles à éliminer.

Le saviez-vous ?
En cas de RGO, il peut également être utile de surélever légèrement la tête du lit afin de limiter les remontées acides pendant la nuit.

Les allergies respiratoires et la rhinite chronique

Les allergies constituent également une cause fréquente de mucus dans la gorge en permanence [8, 9].

Les pollens, les acariens, les moisissures ou les poils d'animaux déclenchent une inflammation de la muqueuse nasale. Celle-ci produit davantage de sécrétions.

Une partie de ce liquide s'écoule ensuite vers l'arrière de la gorge. Ce phénomène porte le nom d'écoulement postérieur.

Les personnes concernées décrivent souvent :

  • Une sensation permanente de mucus.
  • Une envie fréquente d'avaler.
  • Une toux sèche surtout la nuit.
  • Un besoin de se racler la gorge.

Lorsque l'allergie est correctement prise en charge, ces symptômes diminuent généralement.

Les infections ORL, le tabagisme et l'air sec

Après un rhume, une sinusite ou une bronchite, les muqueuses restent parfois irritées plusieurs semaines [8].

Même lorsque le virus a disparu, elles continuent à produire davantage de mucus. Cette hyperréactivité explique pourquoi certaines personnes présentent une toux persistante accompagnée de glaires longtemps après la guérison.

Le tabagisme aggrave également la situation.Les substances contenues dans la fumée ralentissent le mouvement des cils respiratoires. Le mucus stagne alors plus facilement dans les bronches et la gorge [9].

Enfin, un air intérieur trop sec favorise l'épaississement des sécrétions. Les muqueuses se déshydratent alors progressivement et le mucus devient plus difficile à évacuer [10].

Comment enlever des glaires coincées dans la gorge ?

Pour éliminer des glaires coincées dans la gorge,il faut avant tout traiter leur cause. En complément, une bonne hydratation, des lavages de nez, des inhalations de vapeur et quelques gestes simples permettent de fluidifier le mucus et de faciliter son évacuation.

Avant d'essayer de faire disparaître les glaires, demandez l'avis de votre médecin si elles persistent plusieurs semaines.En effet, les mesures d'hygiène soulagent les symptômes, mais elles ne remplacent pas le traitement d'un reflux gastro-œsophagien, d'une allergie ou d'une infection lorsqu'ils sont en cause.

L'hydratation

Hydratation et toux grasse

Boire suffisamment contribue au maintien d'une bonne hydratation des muqueuses et peut aider à conserver des sécrétions respiratoires moins épaisses [11]. C'est aussi l'une des solutions les plus simples quand on cherche comment calmer la toux liée à un écoulement dans le fond de la gorge.

Une hydratation correcte favorise la fluidité des sécrétions respiratoires. Elles sont alors plus facilement transportées par les cils des voies aériennes puis éliminées naturellement.

Essayez de boire 2 à 2,5 litres de liquide par jour, sauf contre-indication médicale. L'eau reste la meilleure option. Les tisanes tièdes ou les bouillons peuvent également apporter un confort supplémentaire lorsque la gorge est irritée.

Si vous présentez également un mal de gorge, privilégiez les boissons tièdes plutôt que très chaudes, afin d'éviter d'irriter davantage les muqueuses.

Le rinçage nasal au sérum physiologique

Le lavage des fosses nasales constitue une mesure simple et recommandée en cas d'écoulement postérieur ou de rhinite [12].

Lorsque le mucus s'accumule dans le nez, il finit souvent par s'écouler vers l'arrière de la gorge. En éliminant ces sécrétions en amont, le rinçage nasal réduit la sensation de glaires.

Utilisez du sérum physiologique ou une solution d'eau de mer isotonique 2 à 3 fois par jour, notamment :

  • Après une exposition aux pollens.
  • En période de rhume.
  • En cas de sinusite.
  • Si vous vivez dans un environnement poussiéreux.

Ce geste contribue également à éliminer les allergènes et les particules irritantes présents dans les fosses nasales.

Les inhalations de vapeur d'eau

Les inhalations de vapeur peuvent apporter un soulagement temporaire en cas de sécrétions épaisses en humidifiant les voies respiratoires et en diminuant la sensation d'irritation nasale ou pharyngée. Toutefois, leur efficacité pour accélérer l'élimination du mucus reste limitée et elles ne remplacent pas le traitement de la cause sous-jacente.

Respirer une vapeur d'eau chaude pendant une dizaine de minutes favorise l'humidification des muqueuses et aide certaines personnes à mieux expectorer.

Pour limiter le risque de brûlure, utilisez un récipient stable et gardez une distance suffisante avec l'eau chaude.

Les gargarismes à l'eau salée

Les gargarismes constituent un autre moyen traditionnel de soulager une gorge encombrée.

Dissoudre environ une demi-cuillère à café de sel dans un verre d'eau tiède puis réaliser un gargarisme pendant quelques secondes permet d'humidifier la muqueuse et d'éliminer mécaniquement une partie des sécrétions présentes au niveau du pharynx.

Ce geste peut également aider à réduire l'inconfort associé à un mal de gorge léger.

Humidifier l'air ambiant

Un air trop sec favorise l'épaississement des sécrétions respiratoires.

L'idéal consiste à maintenir une humidité comprise entre 40 et 60 % dans les pièces de vie.

Quelques gestes simples permettent d'y parvenir :

  • Aérez votre logement au moins 10 minutes chaque jour.
  • Évitez une température excessive dans la chambre.
  • Utilisez un humidificateur uniquement si son entretien est rigoureux afin d'éviter la prolifération de moisissures.

Ne pas se racler la gorge

Se racler la gorge procure souvent un soulagement immédiat. Pourtant, ce réflexe entretient le problème.

À chaque raclement, les cordes vocales subissent un petit traumatisme mécanique. Les muqueuses réagissent alors en produisant davantage de mucus protecteur.

Lorsque l'envie apparaît, privilégiez plutôt :

  • Une gorgée d'eau tiède ;
  • Une déglutition volontaire ;
  • Quelques respirations lentes par le nez.

Ces gestes irritent beaucoup moins les tissus.

Quand faut-il consulter un médecin pour des glaires dans la gorge ?

Des glaires qui persistent plus de trois semaines ou qui s'accompagnent de symptômes inhabituels justifient une consultation médicale.

La plupart des épisodes disparaissent spontanément après une infection virale ou avec la prise en charge de leur cause.

Consultez votre médecin si vous présentez :

  • Des glaires persistantes depuis plus de 3 semaines.
  • Une difficulté à avaler (dysphagie).
  • Une douleur importante lors de la déglutition.
  • Du sang dans les crachats.
  • Un enrouement qui dure plus de 3 semaines.
  • Une perte de poids inexpliquée.
  • Un essoufflement ou une difficulté à respirer.

Le médecin recherchera notamment un reflux, une allergie, une sinusite chronique ou une autre affection ORL. Si nécessaire, il pourra vous adresser à un spécialiste ORL. Celui-ci peut réaliser une nasofibroscopie, un examen qui consiste à introduire une fine caméra souple par le nez afin d'observer le pharynx, le larynx et les cordes vocales.

Comment prendre soin de ses muqueuses ?

Le bon fonctionnement des muqueuses dépend avant tout d'une alimentation équilibrée, d'une bonne hydratation et de l'absence d'irritants comme le tabac. Les muqueuses respiratoires constituent la première barrière de défense contre les agents infectieux et les particules inhalées. Une alimentation variée apporte les nutriments nécessaires à leur renouvellement.

Certaines vitamines participent également au maintien de muqueuses normales. C’est notamment le cas des vitamines A, B2 (riboflavine), B3 (niacine) et B8 (biotine) [13].

Ces vitamines sont présentes au sein de nombreux aliments, notamment les œufs, les produits laitiers, la viande, les poissons, les légumineuses, les céréales complètes et certains fruits à coque.

En cas d'apports insuffisants ou de besoins particuliers, un complexe multivitaminé peut compléter une alimentation équilibrée. Il ne remplace toutefois pas une prise en charge médicale lorsque les glaires résultent d'une pathologie sous-jacente.

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Mucus dans la gorge en permanence : en résumé

Une sensation de glaires coincées dans la gorge n'est pas une maladie, mais un symptôme. Dans la majorité des cas, elle traduit une réaction de défense des muqueuses face à une irritation.

Les causes les plus fréquentes sont le reflux gastro-œsophagien, les allergies respiratoires, les infections ORL ou encore un air intérieur trop sec.

Pour retrouver un meilleur confort, veillez à boire suffisamment d'eau, à réaliser des lavages de nez si nécessaire, à maintenir un niveau d'humidité adapté dans votre logement et à éviter de vous racler la gorge de manière répétée. Si les symptômes persistent plus de trois semaines ou s'aggravent, consultez un médecin afin d'en identifier la cause.

En effet, traiter l'origine du problème reste la meilleure stratégie pour limiter durablement la production de mucus et retrouver un meilleur confort au quotidien.

FAQ sur le mucus dans la gorge en permanence

Pour se débarrasser des sécrétions dans la gorge, il est conseillé de boire suffisamment, d'humidifier l'air, de réaliser des lavages de nez au sérum physiologique et de privilégier les boissons tièdes. La vapeur d'eau peut également aider à hydrater les muqueuses et à rendre le mucus moins épais. Évitez toutefois de vous racler la gorge de façon répétée, car cela peut entretenir l'irritation.

Si le mucus ne sort pas, ne forcez pas en toussant ou en vous raclant la gorge constamment. Essayez plutôt de le fluidifier avec une bonne hydratation, des lavages de nez et une respiration calme par le nez. Si les glaires restent présentes plusieurs semaines, il est préférable de rechercher une cause comme un reflux, une allergie ou une irritation chronique avec un professionnel de santé.

Le mucus que vous ne recrachez pas est généralement avalé. Il descend dans l'œsophage puis arrive à l'intérieur de l'estomac, où il est dégradé par les sucs digestifs. Ce mécanisme fait partie du système normal de nettoyage des voies respiratoires.

Références :
[5]

Irwin, R.S., French, C.L., Chang, A.B. & Altman, K.W. Classification of cough as a symptom in adults and management algorithms: CHEST guideline and expert panel report. Chest 153, 196–209 (2018).

[6]

Katz, P.O., Dunbar, K.B., Schnoll-Sussman, F.H., Greer, K.B., Yadlapati, R.H. & Spechler, S.J. ACG Clinical Guideline for the Diagnosis and Management of Gastroesophageal Reflux Disease. American Journal of Gastroenterology 117, 27–56 (2022).

[7]

Lechien, J.R., Akst, L.M., Hamdan, A.L. et al. Evaluation and management of laryngopharyngeal reflux disease: State of the art review. Otolaryngology–Head and Neck Surgery 160, 762–782 (2019).

[8]

Bousquet, J., Schünemann, H.J., Togias, A. et al. Next-generation Allergic Rhinitis and Its Impact on Asthma (ARIA) guidelines for allergic rhinitis based on GRADE and real-world evidence. Journal of Allergy and Clinical Immunology 145, 70–80 (2019).

[9]

Wise, S.K., Damask, C., Roland, L.T. et al. International Consensus Statement on Allergy and Rhinology: Allergic Rhinitis. International Forum of Allergy & Rhinology 13, 293–859 (2023).

[10]

Fokkens, W.J., Lund, V.J., Hopkins, C. et al. European Position Paper on Rhinosinusitis and Nasal Polyps 2020. Rhinology 58(Suppl. S29), 1–464 (2020).

[11]

Guppy, M. P., Mickan, S. M., Del Mar, C. B., Thorning, S. & Rack, A. Advising patients to increase fluid intake for treating acute respiratory infections. Cochrane Database of Systematic Reviews 2011, (2011).

[12]

King, D., Mitchell, B., Williams, C.P. & Spurling, G.K.P. Saline nasal irrigation for acute upper respiratory tract infections. Cochrane Database of Systematic Reviews 2015, CD006821 (2015).

[13]

Commission européenne. Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, autres que celles faisant référence à la réduction du risque de maladie ainsi qu'au développement et à la santé infantiles. Journal officiel de l'Union européenne L136, 1–40 (2012).

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