Un bilan hormonal permet d’analyser vos hormones, ces substances essentielles au bon fonctionnement de votre organisme. Réalisé le plus souvent à l’aide d’une prise de sang, il peut s’avérer indispensable selon votre situation personnelle.
Dans cet article, nous vous expliquerons ce qu’implique un bilan hormonal, chez l’homme comme chez la femme. Nous verrons également pourquoi il est prescrit, quelles hormones sont évaluées et comment sont interprétés vos résultats.
Qu'est-ce qu'un bilan hormonal ?
Un bilan hormonal est une analyse qui mesure la quantité de vos hormones, généralement grâce à une prise de sang, parfois via un test urinaire ou salivaire. Ces hormones sont produites par vos glandes endocrines : thyroïde, surrénales, ovaires, testicules ou hypophyse.
Pourquoi faire un bilan hormonal ?
Un bilan hormonal est prescrit par un médecin ou un spécialiste (gynécologue, endocrinologue, médecin traitant…) lorsque celui-ci suspecte un dérèglement hormonal. Cela peut être lié à des facteurs de risque, mais surtout à l’apparition de symptômes précis.
Il n’existe pas de signes universels pour tous les troubles hormonaux. Chaque hormone a un rôle bien défini. Par conséquent, chaque dérèglement se manifeste différemment.
De plus, hommes et femmes peuvent présenter des symptômes différents, car chacun peut développer des problèmes de santé spécifiques liés à sa singularité biologique :
- Troubles uniquement chez la femme : par exemple, le syndrome des ovaires polykystiques. Il peut se manifester par des troubles de l’ovulation (comme des cycles irréguliers ou une absence de règles), par de l’acné, une hyperpilosité ou encore une chute de cheveux [2]. Par ailleurs, en cas d’infertilité, un bilan hormonal est souvent réalisé. Il permet de contrôler le taux de certaines hormones comme la FSH, la LH, l’estradiol ou la progestérone, représentatifs du cycle féminin.
- Particularités uniquement chez l’homme : par exemple l’andropause, qui se traduit par une baisse progressive de la testostérone. Elle peut se manifester par une diminution de la libido, des troubles de l’érection, une perte d’énergie, de l’irritabilité… [3]
Au-delà de son intérêt diagnostique, le bilan hormonal permet également de suivre l’évolution de certaines pathologies et l’efficacité des traitements.
Comment se déroule un bilan hormonal ?
Pour évaluer vos hormones, le médecin prescrit un bilan réalisé dans un laboratoire d’analyses. Certaines hormones suivent des cycles précis et ne peuvent donc pas être dosées à n’importe quel moment :
- Le Cortisol : suit un cycle quotidien d’environ 24 heures. Il atteint un pic le matin et diminue ensuite progressivement. Le prélèvement se fait donc généralement le matin [4].
- La testostérone : ses niveaux sont plus élevés le matin et peuvent chuter de 20 à 25 % en fin d’après-midi, surtout chez les plus jeunes. Il est donc recommandé d’effectuer la prise de sang le matin [5].
- La prolactine : son pic se situe entre 4 h et 7 h du matin. Le dosage se fait donc plutôt en milieu de matinée. Il est important d’être calme et reposé pour cette analyse : le laboratoire pourra proposer 20 minutes de repos avant l’examen si nécessaire [7].
Outre le moment de la journée, certains médicaments peuvent influencer vos résultats : corticoïdes, contraceptifs hormonaux, traitements thyroïdiens… Par conséquent, le médecin peut parfois vous demander d’arrêter temporairement un traitement avant le prélèvement ou de signaler au laboratoire les médicaments en cours.
Les piliers du bilan hormonal
Il n’existe pas de bilan hormonal standard universel. Dans le corps humain, plus de 200 hormones sont présentes : toutes ne sont pas forcément utiles à doser [8].
Certaines sont toutefois plus souvent vérifiées pour évaluer les grandes fonctions de l’organisme :
- TSH (hormone thyréostimulante) : produite par l’hypophyse, elle joue un rôle indispensable dans le fonctionnement de la thyroïde. Elle stimule la production de T3 et T4, hormones essentielles pour le métabolisme. Un niveau de TSH trop haut ou trop bas peut révéler un dérèglement thyroïdien.
- Insuline : elle fait entrer le sucre (glucose) dans vos cellules et aide à stocker l’énergie. Un problème d’insuline peut provoquer un excès de sucre dans le sang et des complications comme le diabète.
- Cortisol : hormone du stress, elle peut augmenter le sucre dans le sang et agit sur l’inflammation. Un taux de cortisol élevé de manière chronique peut perturber le métabolisme et favoriser certains troubles [7].
Selon vos symptômes et votre situation, votre médecin décidera quelles hormones il est nécessaire de doser.
Il est également possible de doser d’autres hormones comme l’inhibine B, l’AMH ou l’œstradiol, elles sont surtout utiles pour explorer des troubles spécifiques (infertilité, déséquilibre hormonal spécifique…). Leur dosage ne s’inscrit pas dans un bilan hormonal de routine. [7]
Bilan hormonal chez la femme : focus sur le cycle et la fertilité
Chez la femme, les hormones régulent le cycle menstruel et la fertilité. Voici les plus couramment dosées dans le cadre d’un bilan hormonal.
Les hormones du cycle menstruel
Les hormones du cycle menstruel jouent un rôle fondamental dans la régulation de la fertilité et la préparation de l’utérus à une éventuelle grossesse :
- La FSH (hormone folliculo-stimulante) et la LH (hormone lutéinisante) stimulent le développement des follicules dans les ovaires. Le pic de LH déclenche l’ovulation, et leur dosage se fait généralement au début du cycle, autour du jour 3, pour mesurer leurs niveaux de base [7, 9].
- L’œstradiol, quant à lui, produit par les follicules, favorise la maturation des ovocytes et prépare l’endomètre à l’implantation d’un embryon. Comme la FSH et la LH, il est souvent dosé au jour 3 du cycle afin d’obtenir une référence fiable pour la phase folliculaire [7, 9].
- La progestérone est sécrétée par le corps jaune après l’ovulation. Elle maintient l’endomètre prêt à accueillir un embryon. Elle est généralement dosée environ 7 jours avant le début prévu des prochaines règles, soit au jour 21 du cycle [10]. Ces dosages permettent de suivre le bon déroulement du cycle et de détecter d’éventuels déséquilibres hormonaux.
Réserve ovarienne et ménopause
La réserve ovarienne reflète la quantité de follicules dont dispose l’ovaire pour produire des ovules au cours de la vie reproductive :
- L’AMH (hormone anti-müllérienne), produite par les cellules de l’ovaire, sert d’indicateur de cette réserve. Un taux faible d’AMH suggère une réserve ovarienne réduite (mais ne renseigne pas sur la qualité des ovules). Le taux d’AMH peut varier d’environ 20 % au cours du cycle menstruel et être influencé par l’âge, l’indice de masse corporelle, certaines maladies ou l’usage de contraceptifs hormonaux [11].
- Le dosage de l’AMH est souvent utilisé pour anticiper la réponse ovarienne lors d’une fécondation in vitro (parcours PMA). Cependant, une valeur isolée ne permet pas de prédire avec certitude une grossesse, le moment de la ménopause ou un risque d’infertilité [11].
Avec le temps, le nombre de cycles d’ovulation diminue naturellement, jusqu’à la ménopause. Cette diminution des follicules entraîne une baisse du taux d’œstrogènes et une élévation importante du taux de FSH [7].
Le cas du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la maladie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer, touchant environ 1 femme sur 10. Il résulte d’un dérèglement hormonal d’origine ovarienne et/ou centrale (au niveau du cerveau).
Dans le cadre des bilans hormonaux, le SOPK se traduit généralement par des taux de FSH et LH normaux, ou une élévation relative de la LH.
On observe souvent une augmentation modérée des androgènes, comme la testostérone et/ou l’androstènedione. Les autres hormones restent habituellement dans les valeurs normales, ce qui permet d’écarter d’autres diagnostics.
Bilan hormonal chez l'homme
Chez l’homme, certaines hormones peuvent être mesurées seules ou en association avec d’autres pour évaluer des fonctions spécifiques. En voici les plus courantes :
- La testostérone : elle influence le développement des caractères sexuels dès la période embryonnaire, soutient la puberté et la libido. Elle favorise également la masse musculaire et osseuse, tout en assurant la production de spermatozoïdes et de globules rouges [7].
- La prolactine, produite par l’hypophyse et normalement régulée par la dopamine, peut aussi être dosée. Une élévation anormale de cette hormone bloque la production de LH et FSH, ce qui entraîne une baisse de testostérone et peut provoquer des troubles de la fertilité [6].
Contrairement à certaines idées reçues, LH et FSH sont également présentes chez l’homme. La LH stimule la production de testostérone, tandis que la FSH agit sur certaines cellules pour favoriser la formation des spermatozoïdes [7].
Interprétation : que disent vos résultats de bilan hormonal ?
Une fois le bilan hormonal réalisé, le médecin analyse vos résultats et les interprète.
Si le bilan est considéré comme normal, cela signifie que vos taux hormonaux sont dans les normes. Toutefois, si vous présentez toujours des symptômes malgré un bilan hormonal normal, d’autres causes pourront être explorées (carences, stress chronique, maladies chroniques…).
En revanche, des taux anormaux peuvent révéler des anomalies qui expliquent certains symptômes, voire permettent d’établir un diagnostic médical.
Quoi qu’il en soit, seul votre médecin peut interpréter vos résultats, son expertise étant indispensable. Il ne s’agit pas seulement de vérifier si vos taux sont dans les normes. Par exemple, le médecin doit mettre en lien les différentes données, écarter d’autres diagnostics possibles, évaluer la gravité de la situation dans son ensemble.
Comment optimiser son équilibre hormonal naturellement ?
Certaines habitudes de vie, notamment les habitudes alimentaires, influencent l’équilibre hormonal. En effet, selon les données scientifiques, les régimes riches en aliments ultra-transformés ou très caloriques peuvent le perturber. À l’inverse, des régimes sains, comme le régime méditerranéen, favorisent une meilleure régulation hormonale [8].
Par ailleurs, certains micronutriments sont essentiels au bon fonctionnement des hormones :
- L’iode et le sélénium, par exemple, contribuent à la production normale des hormones thyroïdiennes.
- La vitamine B6, souvent présente dans les complexes multivitamines, contribue à réguler l’activité hormonale.
Le tir nécessite une concentration extrême et une santé de fer. Les multivitamines Nutripure restent pour moi le meilleur sur le marché. Je ne tombe plus malade en hiver et je peux rester concentré sur mes entraînements.
Jean Quiqampoix - Champion Olympique de Tir Sportif, Tokyo 2020
- Le zinc participe à une fertilité et à une reproduction normale, en maintenant notamment un taux normal de testostérone.
J’ai commencé à m’entraîner il y a plusieurs années maintenant en musculation, et comme vous le savez sans doute, l’effort intense augmente les besoins en micronutriments et notamment en zinc. Une carence en zinc est donc beaucoup plus commune que ce que l’on pense. Or, la seule façon d'avoir un apport optimal en zinc via l’alimentation est de manger des fruits de mer ou de la viande rouge tous les jours, ce qui n’est pas forcément du goût de chacun. À défaut, une supplémentation avec un zinc de qualité permet d’assurer un apport optimal. C’est donc pour ça que je consomme le zinc de chez Nutripure au quotidien.
Blandine Abad - Coach Sportive, Mannequin et Vidéaste
Parmi les plantes, l’ashwagandha aide à maintenir les capacités physiques et mentales en cas de fatigue et soutient l’organisme face au stress. Chez l’homme, elle soutient également la fonction sexuelle et la qualité des spermatozoïdes.
C’est la première fois que j’essaie cette plante, après presque 3 semaines de cure, j’en ressens les effets sur mon stress, je me sens moins anxieuse et j’arrive à me détendre plus rapidement.
Sonia M.
Le bilan hormonal en bref
Le bilan hormonal est un examen sur ordonnance médicale qui analyse les hormones essentielles au fonctionnement de l’organisme, souvent par prise de sang. Il permet de comprendre des symptômes ou de suivre certaines pathologies, chez la femme comme chez l’homme.
Certaines hormones sont communes à tous, comme la TSH, qui régule la thyroïde, le cortisol, hormone du stress, ou l’insuline, qui contrôle le métabolisme du glucose. Elles servent de repères pour évaluer l’équilibre hormonal global. Certains tests sont plus spécifiques aux problématiques des hommes ou des femmes.
L’interprétation des résultats est complexe et doit toujours être réalisée par un médecin. Outre les traitements spécifiques, l’équilibre hormonal peut être soutenu par une hygiène de vie adaptée, incluant une alimentation saine.
Les informations mentionnées dans cet article sont fournies à titre indicatif uniquement et ne peuvent se substituer à l'avis ou aux conseils d'un professionnel de santé.
FAQ sur le bilan hormonal
Oui. Chez la femme, la prolactine prépare les glandes mammaires à produire le lait, surtout pendant la grossesse.
La fréquence des tests dépend de vos symptômes, vos maladies et de votre suivi médical. Les examens sont réalisés conformément à la demande de votre médecin.
Oui, il est souvent prescrit pour évaluer la réserve ovarienne, les hormones du cycle et détecter d’éventuels déséquilibres avant une fécondation in vitro.
Brambilla, D. J., Matsumoto, A. M., Araujo, A. B. & McKinlay, J. B. The effect of diurnal variation on clinical measurement of serum testosterone and other sex hormone levels in men. J Clin Endocrinol Metab 94, 907–913 (2009).
Kaur, J. & Bhusal, K. Hyperprolactinemia. in StatPearls [Internet] (StatPearls Publishing, 2025).
Campbell, M. & Jialal, I. Physiology, Endocrine Hormones. in StatPearls (StatPearls Publishing, Treasure Island (FL), 2026).
Mazza, E. et al. Obesity, Dietary Patterns, and Hormonal Balance Modulation: Gender-Specific Impacts. Nutrients 16, 1629 (2024).
Parry, J. P. & Koch, C. A. Ovarian Reserve Testing. in Endotext [Internet] (MDText.com, Inc., 2025).
Diagnosis of infertility. in Guideline for the prevention, diagnosis and treatment of infertility [Internet] (World Health Organization, 2025).
Kulshreshtha, A. & Jones, C. A. Hormone antimüllérienne. CMAJ 197, E1208 (2025).