La préménopause concerne de nombreuses femmes, souvent sans qu’elles en aient conscience. Cette phase hormonale progressive peut s’installer sur plusieurs années avant la ménopause. Les hormones varient, leur production devient moins régulière, et certains signes apparaissent peu à peu : fatigue persistante, troubles du sommeil, modification du poids, baisse de la libido ou inconfort dans la vie sexuelle. Ces changements physiques ne traduisent pas une faiblesse, mais un phénomène naturel d’adaptation du corps. Contrairement à une maladie, la préménopause ne repose pas sur un diagnostic unique. Un bilan avec un médecin doit être effectué pour évaluer la santé et orienter la prise en charge.
Dans cet article, nous vous aidons à comprendre les mécanismes biologiques de la préménopause et à reconnaître ses symptômes. Vous y découvrirez aussi des leviers naturels validés scientifiquement pour mieux vivre cette évolution.
Qu’est-ce que la préménopause et combien de temps dure-t-elle ?
La préménopause correspond à la phase de transition hormonale qui précède l’arrêt définitif des règles. Durant cette période, le fonctionnement des ovaires évolue progressivement. Comme l’expliquent Burger et al. (Menopause, 2008), la diminution de la réserve folliculaire modifie progressivement la production des hormones impliquées dans le cycle menstruel [1] :
- La sécrétion de progestérone, hormone qui stabilise la seconde partie du cycle, baisse en premier lorsque l’ovulation ne se produit pas régulièrement.
- Les œstrogènes, hormones qui stimulent la première partie du cycle, deviennent plus variables d’un mois à l’autre.
Ces variations internes peuvent entraîner l’apparition de premiers symptômes, comme des menstruations moins régulières, un sommeil plus léger ou fragmenté, une fatigue inhabituelle ou les premières bouffées de chaleur. [2]
Combien de temps dure la préménopause ?
La préménopause ne suit pas un calendrier précis. Les ovaires voient leur fonctionnement évoluer lentement, sans rupture nette, ce qui explique l’alternance possible entre périodes stables et moments de fluctuations plus marquées.
Chez certaines femmes, les changements hormonaux peuvent débuter plusieurs mois avant l’arrêt définitif des règles.
Comme dit précédemment, cette durée variable dépend donc :
- du rythme de diminution des follicules ovariens,
- de la sensibilité individuelle aux variations des hormones.
Préménopause, périménopause et ménopause : quelle différence ?
Préménopause et périménopause désignent la même chose : la période de transition hormonale qui précède la ménopause. La périménopause est simplement le terme médical exact. Elle englobe les années durant lesquelles les cycles deviennent irréguliers, jusqu’à la dernière menstruation. [2]
La ménopause correspond ensuite à la cessation définitive des règles, confirmée après douze mois consécutifs sans saignement, en l’absence d’autre cause médicale.
Quels sont les symptômes fréquents de la préménopause ?
Pendant la préménopause, les symptômes évoluent différemment selon les femmes. Vous pouvez ressentir certains changements, sans qu’ils soient constants d’un cycle à l’autre :
- Les règles deviennent souvent moins prévisibles. Le cycle menstruel peut se raccourcir, s’allonger ou varier au niveau de l’abondance des saignements. Ces modifications sont liées à une ovulation plus irrégulière, à la baisse de la progestérone et aux variations de la FSH (hormone produite par l’hypophyse qui stimule les ovaires). [4]
- Des bouffées de chaleur peuvent apparaître. Elles sont associées aux variations rapides des œstrogènes et à leur influence sur la régulation thermique. [2] [5]
- Le sommeil peut devenir plus léger, avec des réveils nocturnes plus fréquents.
- Vous pouvez aussi ressentir des troubles de l’humeur, une irritabilité ou une sensation de brouillard mental, liées aux variations des hormones agissant sur le système nerveux. [6]
Ces changements traduisent surtout la façon dont votre corps s’adapte. Ils peuvent être discrets ou plus marqués selon les périodes.
Pourquoi le corps réagit-il de cette manière ?
Le rôle de la progestérone en baisse
La progestérone est l’hormone normalement sécrétée après l'ovulation. Or, quand l'ovulation devient moins régulière ou n’a pas lieu, la progestérone chute. Cette baisse influence donc directement la stabilité du cycle menstruel et l’équilibre du système nerveux. Vous pouvez alors ressentir plus facilement : fatigue, nervosité ou une sensation de tension. [4]
L’hyper-œstrogénie
Les œstrogènes ne diminuent pas progressivement. Elles fluctuent fortement d’un cycle à l’autre. Comme la progestérone est plus basse, un déséquilibre temporaire s’installe. On parle d’hyper-œstrogénie relative.
Ce phénomène peut accentuer les sensations de gonflement, la sensibilité émotionnelle ou l’irritabilité. Cela explique aussi pourquoi certains symptômes apparaissent puis disparaissent au fil des menstruations, sans suivre une logique. [2] [5]
Comment mieux vivre sa préménopause ?
Pour mieux vivre la préménopause, l’objectif n’est pas de bloquer les variations des hormones, mais d’aider le corps à mieux les tolérer. Une hygiène de vie attentive, associée à une micronutrition ciblée, peut soutenir l’équilibre nerveux et améliorer la qualité de vie au quotidien.
Les traitements hormonaux
La décision d’instaurer un traitement hormonal repose sur une évaluation personnalisée. Elle prend en compte l’histoire hormonale, le contexte de santé et les attentes de chaque femme. Elle nécessite toujours un suivi médical régulier.
L’alimentation et la micronutrition
Pendant la préménopause, votre corps entre dans une phase d’évolution qui s’installe progressivement. Les fluctuations hormonales modifient la façon dont vous mobilisez l’énergie, assimilez les nutriments et récupérez au fil des cycles. Sans agir directement sur les hormones, l’alimentation devient alors un appui essentiel pour soutenir votre santé au quotidien.
À ce moment de votre vie, il est recommandé de mieux accompagner l’organisme. Certains micronutriments soutiennent les mécanismes impliqués dans l’équilibre nerveux et métabolique, particulièrement sollicités durant cette période.
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La phytothérapie : le cas de la rhodiola
En complément de l’alimentation, certaines plantes peuvent vous accompagner.
La rhodiola est une plante traditionnellement utilisée pour aider l’organisme à mieux faire face aux situations de stress. Elle agit sur les mécanismes d’adaptation, sans interférer avec le cycle menstruel, l’ovulation ou un éventuel traitement hormonal. Elle aide également à stimuler le système nerveux, à soutenir le système cardiovasculaire et à conserver une activité cognitive optimale. Dans le contexte de la préménopause, elle peut constituer un soutien lorsque les changements hormonaux demandent plus de ressources au quotidien. C’est aussi un excellent moyen de prévenir certains risques liés au vieillissement
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Lyvia G.
Fertilité et contraception : peut-on encore tomber enceinte ?
Oui, une grossesse reste possible tant que la ménopause n’est pas confirmée.
Et ce, même si l’ovulation est irrégulière à cause des variations des œstrogènes et de la FSH.
Les cycles menstruels moins réguliers ne signifient pas une cessation immédiate de la fertilité. Tant que l’ovulation peut survenir, même de façon imprévisible, une grossesse reste possible. [2]
C’est pour cette raison qu’une contraception adaptée reste nécessaire. Pour une prise en charge personnalisée, nous vous recommandons de consulter votre médecin. Vous pourrez ainsi recevoir des conseils adaptés à votre cas, et identifier les solutions les plus appropriées.
La préménopause en bref
La préménopause est une phase naturelle qui précède la ménopause. Elle est dûe à des fluctuations hormonales.
Elle peut s’étendre sur plusieurs années, avec une évolution différente d’une femme à l’autre.
Cette période ne correspond pas à une maladie, mais à une adaptation progressive du corps. Mieux comprendre la différence avec la ménopause aide à mieux vivre cette étape.
Nous vous recommandons une gestion globale, associant une amélioration de votre hygiène de vie et un suivi médical afin d’identifier les solutions adaptées.
Les informations présentées ne remplacent pas un avis médical. En cas de symptômes persistants, inhabituels ou invalidants, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
Les premiers symptômes concernent souvent un rythme menstruel irrégulier, des troubles du sommeil, des variations de l’humeur ou des manifestations vasomotrices modérées.
La périménopause peut débuter plusieurs années avant la ménopause, le plus souvent entre 40 et 50 ans, mais varie selon les femmes. Il n’existe pas de seuil précis. L’évolution dépend notamment de la réserve folliculaire et du fonctionnement des hormones.
Il n’existe pas de liste médicale officielle. Les manifestations varient selon les femmes et évoluent différemment au fil du temps. Parmi les signes fréquemment rapportés figurent des menstruations irrégulières, des variations du sommeil, des changements de l’humeur, une fatigue inhabituelle, etc.
Les règles peuvent devenir irrégulières, plus courtes, plus longues ou plus abondantes, selon l’évolution du cycle menstruel.
La durée est en lien avec le fonctionnement ovarien et les variations de la FSH, avec une forte différence d’une femme à l’autre.
Une consultation chez un médecin permet de faire un diagnostic, d’obtenir des conseils, d’améliorer la gestion au quotidien et d’envisager des solutions adaptées si nécessaire.
Santoro et al. The Menopause Transition: Signs, Symptoms, and Management Options. J Clin Endocrinol Metab. 2021
Greendale et al. Effects of the menopause transition and hormone use on cognitive performance in midlife women. Neurology. 2009