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Étirement de l’épaule : quand, comment et quels sont les meilleurs exercices

Ce qu'il faut retenir
Les étirements de l’épaule améliorent la mobilité, réduisent les tensions et préviennent les douleurs, à condition d’être réalisés doucement, au bon moment et avec une bonne posture.
Étirement de l’épaule : quand, comment et quels sont les meilleurs exercices
Publié le 24/12/2025 - Temps de lecture 8 min

Si elle est extrêmement mobile, votre épaule est aussi une articulation naturellement instable, ce qui la rend particulièrement sensible aux raideurs et aux tensions, aussi bien chez les sportifs que chez les personnes sédentaires. Lorsque les muscles et les tissus qui l’entourent perdent en souplesse, les mouvements deviennent moins fluides, ce qui peut entraîner inconfort, compensations et douleurs. Des étirements adaptés, réalisés au bon moment et avec une technique maîtrisée, constituent alors un outil essentiel pour améliorer la mobilité, optimiser le confort articulaire et prévenir l’apparition de blessures.

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Pourquoi étirer les épaules ?

Tout simplement parce que cela aide à préserver l’amplitude de mouvement et à limiter les tensions liées aux gestes répétitifs, en particulier lorsque vous travaillez longtemps assis ou que vous sollicitez vos bras dans le sport.

Rôle de l’articulation gléno-humérale

L’articulation gléno-humérale est l’une des plus mobiles du corps humain, mais aussi l’une des moins stables en raison de sa faible surface de contact. Lorsque vous ne l’étirez pas régulièrement, les muscles qui l’entourent (notamment le deltoïde, les pectoraux et les rotateurs) deviennent raides, entraînant une perte de mobilité fonctionnelle.

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Lien avec la posture et le haut du dos

Votre posture influence directement le fonctionnement de l’épaule, et un enroulement des épaules vers l’avant (fréquent lorsque vous travaillez sur ordinateur) peut créer une tension excessive sur la partie antérieure de l’articulation.

En relâchant les pectoraux, les deltoïdes antérieurs et les muscles du haut du dos, les étirements contribuent à rééquilibrer l’alignement scapulaire et à améliorer la stabilité globale de votre épaule.

Quand faut-il étirer les épaules ?

À distance de l’effort et en dehors des phases douloureuses aiguës, afin de ne pas irriter davantage les structures sollicitées.

Votre corps doit être suffisamment échauffé ou en phase de récupération pour que les muscles répondent positivement à l’étirement.

Après l’effort

Après votre séance de sport, les muscles de l’épaule sont plus chauds, mais ont aussi subi des traumatismes.

Il conviendrait donc d’attendre 10 ou 15 minutes pour relâcher les tensions accumulées et favoriser une récupération musculaire optimale.

Mais attention ! Dans ce cas de figure, les étirements doivent être doux et non exagérés. Cela permettrait également de limiter les compensations au niveau du cou et du haut du dos, fréquentes lorsque l’épaule manque de mobilité. Ces délais sont issus des recommandations de terrain en préparation physique et peuvent varier selon l’intensité de l’effort et la sensibilité individuelle.

En récupération

En phase de récupération, plusieurs heures après votre séance, vos muscles ont retrouvé un état plus stable. Cela rend les étirements particulièrement intéressants pour travailler la mobilité profonde sans majorer les micro-lésions potentielles et liées à l’effort.

Certains spécialistes de la préparation physique recommandent d’effectuer du stretching entre 4 et 8 heures après l’activité, lorsque l’inflammation physiologique immédiate diminue et que le tissu musculaire est plus réceptif à un travail de souplesse.

Cette approche permettrait d'améliorer progressivement l’amplitude articulaire tout en évitant les tensions excessives souvent présentes juste après un entraînement intense.

Situations à éviter

Certaines situations ne sont pas propices aux étirements des deltoïdes, car elles risquent alors d’accentuer l’irritation des tissus. Vous devez notamment éviter d’étirer lorsque l’articulation est en phase douloureuse aiguë, période durant laquelle les tendons et les bourses séreuses peuvent être enflammés et moins tolérants à la mise en tension.

Dans le cadre de pathologies comme la capsulite rétractile (épaule gelée), des travaux de l’Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie de Dijon recommandent que les exercices, y compris le stretching, soient

effectués en dessous du seuil de douleur pour éviter d’amplifier l’inflammation et le processus douloureux. [1]

Autre point important : évitez de forcer sur vos épaules après un effort très intense, lorsque les micro-lésions musculaires sont maximales, ou encore si vous ressentez une douleur électrique, une perte de force ou une limitation soudaine d’amplitude. Ce sont des signes qui nécessitent plutôt un repos ou l’avis d’un professionnel de santé.

Comment bien étirer les épaules ?

Un étirement efficace de l’épaule est lent, contrôlé et réalisé sans douleur, afin de mobiliser les tissus en profondeur sans provoquer d’irritation.

Position du bras et de l’omoplate

Une omoplate bien placée (légèrement abaissée et rapprochée du dos) permet de créer une tension précise sur les muscles à étirer, sans compensation excessive du cou ou du haut du dos. À ce propos, une revue publiée dans Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy (JOSPT) en 2009 souligne que le contrôle scapulaire influence directement la fonction de l’épaule, la stabilité et la qualité des mouvements. [2]

En pratique, veillez à garder les épaules basses, le buste droit et le bras dans l’axe souhaité avant de commencer votre étirement.

Respiration et contrôle du mouvement

Votre respiration influence directement la qualité de vos mouvements : en expirant lentement, vous facilitez le relâchement musculaire et évitez les contractions réflexes, ce qui rend l’étirement plus fluide et efficace.

En contrôlant votre souffle, vous guidez votre mouvement, évitez les gestes brusques et vous entrez progressivement dans la zone d’étirement sans provoquer de tension inutile.

Amplitude progressive

Pour étirer efficacement vos épaules, avancez toujours par paliers : une amplitude trop grande, trop tôt, sollicite excessivement les muscles et risque d’irriter les tendons.

Une approche progressive permet au tissu conjonctif de s’adapter peu à peu à la mise en tension et d’améliorer la souplesse fonctionnelle. En pratique, entrez doucement dans l’étirement, maintenez quelques secondes, puis approfondissez légèrement si la sensation reste confortable.

Le saviez-vous ?
Une étude de 2014 menée par Andreas Konrad et al. a montré que l’amélioration de l’amplitude de mouvement observée après un programme d’étirements progressifs s’explique surtout par une meilleure tolérance neuromusculaire, plutôt que par des changements structurels au niveau du muscle-tendon. [3]

Quels sont les meilleurs étirements de l’épaule ?

Ce sont ceux qui ciblent à la fois les muscles antérieurs, postérieurs et la coiffe des rotateurs, afin de restaurer une mobilité globale et équilibrée.

Étirement de l’épaule bras croisé

Cet étirement, souvent recommandé par les kinésithérapeutes, vise principalement le deltoïde postérieur et les muscles situés à l’arrière de l’épaule.

Pour le réaliser :

  • amenez votre bras devant vous à hauteur de poitrine,
  • puis tirez-le doucement vers l’intérieur avec votre autre main en gardant l’omoplate légèrement abaissée,
  • maintenez la position pendant 15 à 30 secondes.

Cet exercice est particulièrement utile pour réduire la tension accumulée par les mouvements répétés en avant (tels que la course, le travail sur ordinateur ou les sports de raquette). Une étude publiée dans Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapyen 2007 montre que l’étirement bras croisé (cross-body stretch) améliore significativement l’amplitude de mouvement horizontal de l’épaule chez les individus ayant une limitation de mobilité. [4]

Étirement du deltoïde

Cet étirement cible spécifiquement la partie avant de votre épaule, souvent raide chez les personnes qui adoptent une posture enroulée ou qui pratiquent des sports sollicitant intensément le haut du corps.

Pour le réaliser :

  • placez une main derrière vous, coude légèrement fléchi,
  • puis accompagnez doucement le mouvement avec l’autre main
  • maintenez la position pendant 15 à 30 secondes.

Étirement pectoral et ouverture d’épaule

Cet étirement vise les muscles pectoraux, souvent raccourcis chez les personnes adoptant une posture voûtée ou travaillant longtemps assises. En plaçant votre avant-bras contre un mur ou un montant de porte et en pivotant légèrement le buste, vous créez une ouverture thoracique qui soulage les tensions antérieures et favorise une meilleure posture globale ainsi qu’une restitution de l’énergie élastique.

Des travaux scientifiques de 2016 Nuno Morais et al. montrent que lorsque le petit pectoral est raide ou raccourci, l’omoplate s’incline davantage vers l’avant, ce qui réduit l’espace sous-acromial et altère la mécanique d’élévation du bras, pouvant favoriser des contraintes accrues et des gênes fonctionnelles. [5]

Quelles erreurs éviter lors des étirements de l’épaule ?

S’étirer peut paraître simpliste et sans risque. Pourtant, mal réalisé, cela peut accentuer les douleurs ou irriter les structures sensibles de l’épaule, en particulier les tendons et les bourses séreuses. Une exécution incorrecte augmente les contraintes mécaniques et peut entretenir l’inflammation plutôt que de l’apaiser.

Forcer sur l’articulation

La plus grande erreur ?
Tirer trop loin ou trop fort.

L’épaule est une articulation très mobile mais aussi vulnérable : un étirement brusque active les récepteurs de protection musculaire, entraînant une contraction réflexe qui limite l’allongement et augmente la tension locale. Avancez toujours par paliers et stoppez immédiatement en cas de douleur vive.

Négliger la position des omoplates

Vous l’avez compris, omoplates et mécanique de l’épaule sont intimement liées. Si elles sont relevées ou basculées vers l’avant, l’étirement cible moins bien les muscles souhaités et peut même créer des compensations dans le cou ou le haut du dos. En adoptant une posture stable (épaules basses, poitrine ouverte) vous favorisez un étirement précis, efficace et sécurisé.

Articulation froide ou douloureuse

Étirer des deltoïdes froids ou douloureux vous expose à un risque d’irritation supplémentaire. Les tissus conjonctifs sont moins extensibles à basse température, ce qui augmente la résistance à l’étirement et la probabilité d’un surmenage. Avant de vous étirer, assurez-vous d’être échauffé, ou attendez plusieurs heures après l’effort, et restez dans une zone de tension confortable, jamais dans la douleur.

Conclusion

L’épaule a besoin à la fois de mobilité et de contrôle pour rester fonctionnelle au quotidien comme dans la pratique sportive. Des étirements réguliers, réalisés de manière progressive et toujours indolore, permettent de préserver l’amplitude de mouvement tout en limitant les tensions inutiles. Ils ne remplacent toutefois ni le renforcement musculaire ni une récupération adaptée ; ils viennent les compléter pour optimiser la santé de votre épaule, améliorer votre confort et prévenir l’apparition de douleurs.

Ce contenu est informatif et ne remplace pas un avis médical. En cas de douleur persistante à l’épaule ou de perte de mobilité, consultez un professionnel de santé.

FAQ sur l’étirement de l’épaule

Vous pouvez appliquer du froid, réduire les gestes douloureux et privilégier le repos relatif ; si la douleur persiste, un avis médical est recommandé.

Des mouvements doux comme les pendulaires (exercice de Codman) permettent de mobiliser l’épaule sans pression excessive et peuvent soulager la tension.

Elle se manifeste généralement par une douleur vive lors de l’élévation du bras, une sensibilité à la pression et parfois une diminution de la force ou de l’amplitude.

Oui, des étirements mal adaptés peuvent aggraver une douleur à l’épaule, surtout en phase inflammatoire ou aiguë. Forcer l’amplitude ou étirer dans la douleur peut irriter les tissus ; mieux vaut alors privilégier des mouvements doux et attendre la diminution des symptômes.

                Sandrine Delpuech - Expertise scientifique et santé naturelle

Author

Sandrine Delpuech - Expertise scientifique et santé naturelle

Professionnelle de la santé depuis plus de 20 ans, formée en biologie et en formulation des produits de santé, j'ai évolué en industrie pharmaceutique avant de me tourner vers une approche intégrative. 
Aujourd’hui professeure de yoga et praticienne en santé naturelle et intégrative, je relis et valide les articles afin de garantir des informations fiables et accessibles, en lien avec l’observation du vivant.

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