Le nez bouché est un symptôme très fréquent. Il accompagne souvent un rhume, une allergie, une sinusite ou une grippe. Pourtant, il peut aussi révéler une irritation chronique ou une anomalie anatomique.
Respirer difficilement par le nez perturbe le sommeil, favorise la respiration buccale et peut s'accompagner d'un mal de gorge, d'une toux persistante ou d'une diminution de l'odorat. Heureusement, plusieurs solutions permettent de soulager rapidement le nez bouché. Dans cet article, découvrez pourquoi le nez se bouche, comment le déboucher efficacement et dans quelles situations il faut consulter un médecin.
Pourquoi a-t-on le nez bouché ?
La sensation de nez bouché ne vient pas uniquement du mucus : lorsque la muqueuse qui tapisse l’intérieur du nez s’inflamme, elle gonfle et réduit le passage de l’air. Les sécrétions nasales peuvent s’ajouter à ce phénomène et accentuer l’obstruction [1].
Cette inflammation peut avoir plusieurs origines :
- En cas de rhume, un virus déclenche une réaction inflammatoire locale.
- En cas d’allergie, l’exposition à un allergène entraîne notamment la libération de médiateurs comme l’histamine.
Dans les deux cas, le nez peut se boucher, mais les symptômes associés et leur durée aident à distinguer les causes [1].
Le nez présente également un cycle nasal naturel : au fil des heures, le passage de l’air varie d’une narine à l’autre. Ce phénomène est normal et passe généralement inaperçu. Lorsqu’une inflammation s’installe, cette alternance peut devenir beaucoup plus perceptible. Vous pouvez alors avoir l’impression qu’une narine est complètement bouchée, puis que l’obstruction passe de l’autre côté.
Cela peut entraîner plusieurs désagréments :
- Une respiration plus difficile par le nez.
- Une diminution temporaire de l’odorat.
- Une altération de la perception des saveurs.
- Une bouche sèche ou une gorge irritée si vous respirez davantage par la bouche.
Lorsque la congestion perturbe votre sommeil, elle peut aussi contribuer à une sensation de fatigue pendant la journée. L’intensité de cette gêne varie selon la cause et la sévérité de l’obstruction. Reste à identifier ce qui déclenche cette inflammation.
Quelles sont les causes d'un nez bouché ?
Les causes majeures d'un nez bouché regroupent les infections virales hivernales, allergiques, les facteurs environnementaux et les anomalies anatomiques.
Les principales causes sont les suivantes :
- Le rhume et la rhinopharyngite : le rhume s’installe généralement progressivement. Il peut associer un nez bouché ou qui coule, des éternuements, un mal de gorge, une toux et de la fatigue. L’état s’améliore le plus souvent en 7 à 10 jours [2].
- La grippe : les symptômes généraux sont souvent plus marqués : début brutal, fièvre, courbatures et fatigue importante. Un nez bouché isolé ne suffit donc pas à conclure à une grippe.
- La sinusite aiguë : une inflammation des sinus peut survenir après une infection respiratoire. Elle peut provoquer une diminution de l’odorat et une douleur ou une pression au niveau du visage. La plupart des sinusites aiguës ne nécessitent pas d’antibiotique. La durée et l’évolution des symptômes sont importantes pour évaluer la situation : la couleur des sécrétions, à elle seule, ne permet pas de conclure à une infection bactérienne [3].
- La rhinite allergique : elle est à envisager si le nez bouché s’accompagne d’éternuements répétés, de démangeaisons du nez ou des yeux et d’un écoulement nasal clair. Ces signes peuvent apparaître à certaines saisons ou au contact d’allergènes comme les pollens et les acariens [4].
- La rhinite non allergique : chez certaines personnes, la fumée, les parfums, la pollution, l’air froid ou les changements de température déclenchent une congestion sans infection ni allergie identifiée.
- Les anomalies anatomiques : si une narine reste souvent bouchée ou si l’obstruction persiste, une déviation de la cloison nasale ou la présence de polypes nasaux (excroissances bénignes de la muqueuse nasale) peuvent notamment être recherchées.
Pourquoi le nez se bouche-t-il davantage la nuit ?
La position allongée peut accentuer la sensation de congestion, notamment lorsque la muqueuse nasale est déjà inflammée.
Le cycle nasal naturel peut également rendre l’obstruction plus perceptible d’un côté que de l’autre.
L’environnement de la chambre peut aussi jouer un rôle, en particulier si vous souffrez d’une allergie respiratoire. Chez les personnes sensibles aux acariens, l’exposition à la literie peut contribuer aux symptômes. La fumée et les parfums d’intérieur peuvent également irriter les voies respiratoires.
Si vous respirez par la bouche pendant la nuit, vous pouvez vous réveiller avec une bouche sèche, une gorge irritée ou une toux. En revanche, il n’est pas possible d’attribuer systématiquement un nez bouché nocturne à un air trop sec : mieux vaut rechercher les facteurs réellement susceptibles d’expliquer vos symptômes. Que l’obstruction survienne le jour ou la nuit, plusieurs gestes simples permettent de retrouver du confort.
Comment déboucher le nez : les solutions efficaces et naturelles
Pour soulager un nez bouché, l’objectif est de faciliter l’évacuation du mucus de la gorge et de réduire l’inconfort.
Le rinçage nasal au sérum physiologique ou à l’eau de mer
Le lavage nasal permet d’éliminer une partie des sécrétions et des particules présentes dans les fosses nasales. Il peut ainsi aider à soulager la congestion, notamment lors d’un rhume ou d’une rhinite. Les études suggèrent un bénéfice possible dans certaines infections respiratoires, mais les preuves restent limitées et ne permettent pas d’affirmer que le lavage raccourcit systématiquement la maladie [5].
Le sérum physiologique contient une solution saline à 0,9 %. Il aide à humidifier la muqueuse et à évacuer les sécrétions.
Les solutions d’eau de mer hypertoniques sont plus concentrées en sel. Elles peuvent contribuer à réduire temporairement le gonflement de la muqueuse par effet osmotique, mais elles ne sont pas nécessairement plus efficaces pour tout le monde et peuvent provoquer des picotements ou une irritation.
Vous pouvez utiliser un spray nasal ou des unidoses de sérum physiologique, en suivant les indications du produit.
Les inhalations de vapeur d'eau chaude
Une douche chaude peut procurer une sensation de confort lorsque vous êtes enrhumé. En revanche, les données scientifiques ne montrent pas clairement que l’inhalation d’air chaud et humide améliore de façon fiable le rhume [6].
Évitez de respirer la vapeur au-dessus d’un bol d’eau bouillante : cette pratique expose à des brûlures, en particulier chez les enfants.
L’ajout d’huiles essentielles, comme celles d’eucalyptus ou de ravintsara, n’est pas indispensable. Leur utilisation peut présenter des risques d’irritation ou des contre-indications, notamment chez les jeunes enfants, les personnes asthmatiques ou les femmes enceintes.
Une bonne hydratation
Boire suffisamment aide à maintenir des sécrétions plus fluides. Privilégiez de l'eau tout au long de la journée. Il est recommandé de boire régulièrement tout au long de la journée. Les boissons chaudes peuvent apporter une sensation de confort, même si elles ne traitent pas directement la cause de la congestion.
Surélever la tête et adapter l’environnement de la chambre
Si votre nez se bouche davantage lorsque vous êtes allongé, vous pouvez essayer de surélever légèrement votre tête avec un oreiller adapté. Cette mesure peut améliorer votre confort, même si son efficacité sur la congestion nasale n’est pas solidement établie.
Pensez également à aérer régulièrement votre chambre. Si vous suspectez une allergie aux acariens, un professionnel de santé pourra vous aider à identifier les mesures réellement utiles. Il est préférable d’adapter votre environnement à vos symptômes plutôt que de chercher à atteindre un taux d’humidité précis sans indication particulière.
Quels sont les pièges et dangers à éviter ?
Un spray qui débouche le nez en quelques minutes peut sembler très efficace. Pourtant, certains décongestionnants médicamenteux présentent des risques et ne conviennent pas à toutes les personnes. Il est important de distinguer les sprays salins des médicaments vasoconstricteurs.
Le piège de la rhinite médicamenteuse
Certains sprays vasoconstricteurs réduisent rapidement le gonflement des vaisseaux sanguins de la muqueuse nasale. Cependant, leur utilisation répétée ou prolongée peut entraîner une congestion de rebond, appelée rhinite médicamenteuse. Le nez se rebouche alors à l’arrêt du produit, ce qui peut inciter à en reprendre. Il se crée ainsi un cercle vicieux : plus vous utilisez le spray, plus la gêne peut s’installer dans la durée [7].
C’est pourquoi ces sprays ne doivent être utilisés que sur une courte période, en respectant strictement la durée indiquée dans la notice. Si vous avez déjà l’impression de ne plus pouvoir vous passer de votre spray, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin : l’arrêt est souvent plus facile avec un accompagnement.
Les précautions chez l'enfant et la femme enceinte
Chez le nourrisson et le jeune enfant, le sérum physiologique est couramment utilisé pour nettoyer le nez. Le geste doit être adapté à l’âge de l’enfant et réalisé conformément aux recommandations d’un professionnel de santé.
Pendant la grossesse ou l’allaitement, ne prenez pas de décongestionnant sans avis médical ou pharmaceutique. Les précautions varient selon la substance, la forme du médicament et votre situation [8].
Comment soutenir son immunité ?
Au-delà de ces gestes du quotidien, l’alimentation joue un rôle de fond pour booster ses défenses immunitaires.
Une alimentation variée contribue à couvrir les besoins nutritionnels nécessaires au fonctionnement normal de l’organisme, notamment du système immunitaire. Cela ne signifie toutefois pas qu’un aliment ou un complément alimentaire puisse déboucher le nez ou empêcher systématiquement les infections respiratoires.
Plusieurs vitamines et minéraux, dont les vitamines A, B6, B9, B12, C et D, ainsi que le cuivre, le fer, le sélénium et le zinc, contribuent au fonctionnement normal du système immunitaire dans les conditions prévues par les allégations de santé autorisées [9].
Un complexe multivitamines peut être utile dans certaines situations, notamment lorsque les apports sont insuffisants, mais il ne remplace pas une alimentation équilibrée et ne constitue pas un traitement du nez bouché.
Le tir nécessite une concentration extrême et une santé de fer. Les multivitamines Nutripure restent pour moi les meilleures sur le marché. Je ne tombe plus malade en hiver et je peux rester concentré sur mes entraînements.
Jean Quiqampoix - Champion Olympique de Tir Sportif, Tokyo 2020
Quand faut-il consulter un médecin pour un nez bouché ?
Lorsque ces mesures ne suffisent pas, un avis médical devient nécessaire. Un nez bouché lié à un rhume s’améliore habituellement en 7 à 10 jours [2]. Si les symptômes persistent au-delà de 10 jours sans amélioration, s’aggravent après une amélioration initiale ou reviennent fréquemment, il est préférable de demander un avis médical.
Une obstruction chronique, qui dure plusieurs semaines, touche principalement une seule narine ou s’accompagne d’une diminution persistante de l’odorat mérite également une évaluation. Le médecin pourra rechercher une rhinite chronique, des polypes nasaux, une déviation de la cloison ou une autre cause ORL.
Consultez rapidement si vous présentez :
- Une douleur importante, notamment d’un seul côté du visage.
- Un écoulement sanglant ou purulent d’un seul côté.
- Une fièvre élevée ou persistante.
- Un gonflement autour des yeux ou des troubles visuels.
- Une aggravation marquée de votre état général.
Nez bouché : comment le déboucher en résumé
Le nez bouché est le plus souvent lié à une inflammation de la muqueuse nasale, parfois associée à un excès de sécrétions. Un rhume, une rhinite allergique ou une sinusite peuvent notamment être en cause.
Pour vous soulager, vous pouvez commencer par un lavage nasal au sérum physiologique, boire régulièrement et éviter la fumée ainsi que les autres irritants. Une douche chaude ou une légère surélévation de la tête peut également apporter du confort, même si les preuves de leur efficacité restent limitées.
Les médicaments décongestionnants ne sont pas anodins : demandez conseil à un professionnel de santé avant de les utiliser. Si votre nez reste bouché, si les symptômes s’aggravent ou si des signes d’alerte apparaissent, consultez un médecin afin d’en déterminer la cause.
Les informations de cet article sont données à titre éducatif. Elles ne remplacent pas un avis médical. Consultez votre médecin ou votre pharmacien avant toute décision de santé.
FAQ sur le nez bouché
Un lavage au sérum physiologique peut aider à évacuer les sécrétions et à soulager l’obstruction. Le résultat dépend de la cause du nez bouché. Une douche chaude peut procurer du confort, mais les inhalations de vapeur n’ont pas démontré d’efficacité fiable contre le rhume. Évitez les inhalations au-dessus d’eau bouillante et ne prenez pas de décongestionnant sans vérifier ses contre-indications.
Si vous respirez difficilement par le nez, essayez un lavage au sérum physiologique et évitez les irritants. Si l’obstruction est importante, inhabituelle, persistante ou accompagnée d’une forte douleur, demandez rapidement un avis médical. Une difficulté respiratoire importante, qui ne se limite pas au nez bouché, nécessite une prise en charge urgente.
Il n’existe pas de solution unique : le traitement dépend de la cause du nez bouché. Un lavage nasal au sérum physiologique peut aider à dégager les sécrétions. Si vous envisagez un médicament, demandez conseil à un pharmacien ou à un médecin, notamment si vous êtes enceinte, si vous allaitez ou si le traitement concerne un enfant. En France, les vasoconstricteurs utilisés contre le rhume présentent des risques qui imposent des précautions particulières.
King, D., Mitchell, B., Williams, C. P. & Spurling, G. K. P. Saline nasal irrigation for acute upper respiratory tract infections. Cochrane Database Syst. Rev. 4, CD006821 (2015).
Singh, M., Singh, M., Jaiswal, N. & Chauhan, A. Heated, humidified air for the common cold. Cochrane Database Syst. Rev. 8, CD001728 (2017)
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Rhume, nez qui coule, nez bouché ? Attention : l’utilisation des vasoconstricteurs expose à des risques, soyez vigilants ! (2021)
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Vous avez un rhume : que faire ? (2020)
Commission Regulation (EU) No 432/2012 of 16 May 2012 establishing a list of permitted health claims made on foods. Off. J. Eur. Union L 136, 1–40 (2012).