Les règles font partie intégrante du cycle menstruel. Leur durée, leur abondance ou les sensations associées peuvent varier selon les femmes, l’âge, les périodes de la vie ou le terrain individuel. Comprendre ses règles, c’est mieux interpréter les signaux de son corps, adapter son rythme au quotidien et porter un regard plus apaisé sur cette phase essentielle. Dans cet article, vous saurez tout sur les menstruations et les solutions pour mieux les vivre.
Que sont les règles, concrètement ?
Indissociables du fonctionnement du corps féminin, les règles, aussi appelées menstruations, marquent le premier jour d’un nouveau cycle menstruel (28 jours en moyenne).
Elles se traduisent par l'élimination naturelle de sang et de tissu utérin et arrivent lorsqu’aucune grossesse n’a eu lieu.
Effectivement, en l'absence de fécondation, les niveaux d’œstrogènes et de progestérone diminuent, ce qui provoque la desquamation de la muqueuse utérine (l’endomètre). Elle qui s’était épaissie pendant la phrase précédente pour accueillir un éventuel embryon, est évacuée sous forme de sang et de tissus, par le col de l’utérus. Ce processus de nettoyage permet à l’utérus de se renouveler en vue de préparer une éventuelle ovulation. [1]
Ce mécanisme est entièrement physiologique et fait partie du fonctionnement normal du corps féminin tout au long de la vie reproductive.
À quoi ressemblent des règles considérées comme normales ?
Chaque femme peut vivre ses règles de façon différente. Toutefois, certains repères médicaux aident à mieux comprendre ce qui est attendu en termes de cycle menstruel, de durée et de flux durant les menstruations.
Durée et abondance des règles
D’un point de vue médical, les règles considérées comme normales reposent sur plusieurs repères généraux :
- Durée : les saignements durent 8 jours au maximum.
- Abondance du flux : le flux de sang doit être gérable au quotidien (5 à 80 mL) et ne pas provoquer de fatigue excessive.
- Fréquence : un cycle dure en moyenne 28 jours, avec une variation normale entre 22 et 34 jours. S’il est inférieur à 21 jours, il est dit court, tandis que s’il est supérieur 35 jours est considéré comme long.
Ces repères, issus de données cliniques, aident à identifier la différence avec des saignements qui mériteraient d’être explorés. Ils laissent aussi une place à une variabilité naturelle. En effet, chaque femme a son propre rythme biologique, et même lorsque les règles respectent les paramètres cliniques, une variation normale peut exister d’un cycle menstruel à l’autre. De légères différences de durée ou de flux peuvent survenir sans traduire d’anomalie. [2]
Couleur du flux
La couleur du sang des règles varie au cours du cycle et d’un jour à l’autre :
- Rouge vif : fréquent en début de règles ou lors d’un flux abondant ;
- Rouge foncé à bordeaux : très courant au milieu des règles ;
- Brun ou marron : souvent observé en fin de règles ou lors de flux plus lent ;
- Rosé: parfois présent en début ou fin de cycle.
Qu’est-ce qui peut influencer le vécu des règles ?
Le mode de vie influence les mécanismes hormonaux qui régulent les règles. Cela peut modifier la façon dont vous vivez les menstruations, aussi bien sur le plan physique qu’émotionnel.
Hormones, stress et rythme de vie
Le cycle menstruel est régulé par les œstrogènes et la progestérone, des hormones produites par le corps qui rythment les règles et l’ovulation tout au long de la vie.
En période de stress, de fatigue ou de surcharge émotionnelle, cet équilibre peut être perturbé. Les règles peuvent alors varier d’un cycle à l’autre :
- s’accompagner de saignements différents
- être ressenties comme plus difficiles,
- être en retard ou même absentes (aménorrhée) lors de périodes prolongées.
Alimentation, sommeil et charge mentale
Lorsque l’alimentation ou le sommeil sont insuffisants pendant les règles, une fatigue plus marquée ou une sensibilité accrue peuvent apparaître. Même si les données restent limitées, l’état général de l’organisme, le niveau d’énergie et le repos influencent la façon dont les menstruations sont vécues.
Les règles peuvent devenir difficiles à vivre lorsque les symptômes perturbent la vie quotidienne. Des douleurs importantes (dysménorrhée), une fatigue marquée ou des troubles de l’humeur pendant la menstruation justifient un avis médical, afin de préserver la santé et d’adapter l’accompagnement au cycle menstruel.
Quels symptômes peuvent accompagner les règles ?
Autour de la période menstruelle, votre corps peut réagir de différentes façons et différents symptômes peuvent apparaître. On parle de syndrôme prémenstruel (SPM).
De nombreuses femmes rapportent :
- Des douleurs pelviennes ou abdominales ;
- Une fatigue parfois plus marquée;
- Des ballonnements et sensation de ventre gonflé ;
- Des variations de l’humeur, irritabilité ou sensibilité émotionnelle plus importantes.
La littérature médicale montre que ces manifestations sont fréquentes au cours du cycle menstruel sans être systématiquement anormales. [3]
Quand faut-il consulter à propos de ses règles ?
Même si les règles incluent des symptômes normaux, certains signes doivent alerter et justifier l'avis d'un médecin.
Les signes qui doivent alerter
Consultez lorsque les menstruations :
- sont très abondantes,
- durent trop longtemps (plus de 8 jours)
- s’accompagnent de douleurs intenses empêchant les activités du quotidien
- entraînent une fatigue extrême, persistante ou de la température
L’importance du suivi médical
Banaliser ces symptômes peut laisser des déséquilibres s'installer et peser, à terme, sur votre énergie et votre qualité de vie. Ne restez pas seule face à des cycles difficiles : un avis médical est essentiel pour comprendre l'origine de vos symptômes et agir efficacement pour votre santé.
Comment soutenir naturellement la période des règles ?
L’objectif ici n’est pas de corriger le cycle, mais d’améliorer votre confort physique avec des gestes simples. Cette approche non médicale s’inscrit dans une logique de vécu et d’écoute de vos ressentis.
Hygiène de vie et gestes simples
Pendant les règles, le repos, la chaleur sur le bas-ventre, la respiration ou la relaxation aident à relâcher les tensions. Le mouvement doux permet de rester active en respectant son niveau d’énergie au cours du cycle menstruel.
Alimentation et compléments de soutien
Une alimentation régulière, variée et peu transformée soutient l'organisme, le système hormonal et le système nerveux, souvent plus sollicités pendant les règles. Cette attention portée à l’alimentation peut contribuer à un meilleur confort pendant la menstruation.
Certains nutriments peuvent accompagner le bien-être des femmes au cours des cycles :
- Le magnésium contribue à réduire la fatigue et au bon fonctionnement du système nerveux
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- La vitamine B6 est impliquée dans l’équilibre hormonal ;
- Les oméga-3 participent au fonctionnement normal du cerveau ;
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Ces compléments alimentaires ne remplacent pas un avis médical ni un suivi adapté. Ils ne constituent pas un traitement, en particulier si les maux persistent ou s’aggravent.
Les règles et le sport : faut-il adapter sa pratique ?
Le sport peut-il influencer les règles ?
Le sport est bénéfique pour la santé, mais lorsqu’il devient très intense ou très fréquent, il peut parfois influencer le cycle menstruel chez certaines femmes.
Des recherches ont montré qu’un entraînement intensif peut perturber la régulation hormonale en agissant sur les mécanismes qui relient le cerveau aux ovaires. Les cycles peuvent être modifiés, irréguliers ou absents chez certaines sportives.
Adapter l’intensité de son entrainement à son niveau d'énergie
Avant et pendant les règles, une baisse d’énergie, de la fatigue ou un certain inconfort peuvent rendre l’activité physique plus difficile. Adapter son effort fait partie d’une écoute normale de soi.
Des données publiées dans le British Journal of Sports Medicine montrent que de nombreuses femmes ajustent naturellement leur entraînement pendant la menstruation, une adaptation bénéfique pour la santé et le bien-être. [5]
Les règles en quelques mots
Les règles sont une phase naturelle au cœur du cycle menstruel. Les saignements observés lors des menstruations correspondent à l’élimination de l’endomètre de l’utérus, visible sous forme de sang.
Chaque femme peut vivre ses cycles différemment. Les variations sont normales, tant qu’elles ne deviennent pas difficiles à vivre (comme des règles très douloureuses, qui durent longtemps, trop abondantes,...).
Ces variations s’inscrivent dans un cycle rythmé par l’ovulation, la libération de l’ovule, et des changements hormonaux pouvant aussi influencer la température corporelle et la santé menstruelle au fil de la vie.
FAQ sur les règles
Pendant les règles, le corps élimine la muqueuse de l’utérus (l’endomètre) qui s’était préparée à une éventuelle grossesse. Cela provoque des pertes de sang, et marque le début d’un nouveau cycle menstruel.
Le déclenchement des règles est provoqué par une chute des taux d'oestrogènes et de progestérone en fin de cycle. Ce signal hormonal indique à l'utérus de se contracter pour éliminer sa paroi interne devenue inutile.
Les signes annonciateurs des règles, ou syndrome prémenstruel (SPM), incluent souvent des tensions dans le bas-ventre, des seins sensibles, une fatigue, des ballonnements et des variations d’humeur.
Les premières règles surviennent le plus souvent entre 9 et 16 ans. Cet âge peut varier selon la génétique, le développement du corps et l’environnement, sans que cela soit forcément anormal pour la santé et le cycle menstruel.
Les quatre phases sont : la phase menstruelle (les règles), la phase folliculaire, l’ovulation et la phase lutéale. Chacune correspond à des variations hormonales qui influencent le corps et l’énergie au fil du mois.
Une durée de règles classique oscille entre 3 et 7 jours, avec un flux généralement plus soutenu durant les 48 premières heures. Une durée inférieure à 2 jours ou supérieure à 8 jours nécessite souvent un avis médical pour vérifier l'équilibre hormonal.
Trois jours avant les règles, la chute hormonale peut provoquer une baisse d'énergie et une sensibilité émotionnelle accrue.
La meilleure protection est celle qui s'adapte à votre flux et à votre quotidien, qu'il s'agisse de l'aspect pratique des serviettes, de la discrétion des tampons ou de l'aspect écologique des culottes ou cups menstruelles. L'essentiel est de privilégier une ou alterner entre plusieurs protections périodiques qui respectent votre confort intime et permet une hygiène optimale tout au long de la journée.
La précarité menstruelle désigne la difficulté ou l'incapacité pour de nombreuses personnes d'accéder à des protections périodiques par manque de moyens financiers. Ce phénomène, qui touche des millions de personnes dans le monde, peut entraîner des risques pour la santé ainsi qu'une exclusion sociale, scolaire ou professionnelle.
Schaumberg MA et al. Prevalence and frequency of menstrual cycle symptoms are associated with availability to train and compete. British Journal of Sports Medicine. 2021.