Santé performances douleurs cerveau: quelles bonnes graisses consommer

Publié le : 19/10/2018 14:31:06
Catégories : NUTRITION SPORTIVE , SANTÉ

Pendant les 50 dernières années, les graisses de notre alimentation ont été diabolisées. Elles ont aujourd’hui encore mauvaise réputation. Pourtant leur rôle est fondamental dans notre organisme.

Rester en bonne santé, limiter les douleurs articulaires et inflammations, mieux réfléchir, être moins anxieux, mieux performer ou encore perdre de la graisse, nous devons consommer de bonnes graisses alimentaires et de façon équilibrée.

Voyons pourquoi et comment dans cet article.

Pourquoi consommer des aliments riches en bonnes graisses ?

Beaucoup d'entre nous ont du mal à déterminer quelles graisses de qualité nous devrions manger. Notre corps a besoin de graisses saines. L'absence de consommation d'aliments gras peut entraîner une privation de votre corps en acide gras essentiel.

LES GRAISSES : 10 notions à connaitre

1 : Les graisses fournissent de l’énergie à notre métabolisme : 1 gr de graisse brulée apporte 9 kcal.

Les membranes de toutes nos cellules sont principalement constituées par différentes familles de graisse :

> des graisses saturées,

> des graisses polyinsaturées de la famille des Oméga 6

> des graisses polyinsaturées de la famille des Oméga 3.

2 : Pour maintenir un bon fonctionnement et une bonne communication, les membranes cellulaires doivent être équilibrées et être capables de se déformer.

3 : Les graisses Oméga 3 et les graisses Oméga 6 sont dites essentielles car le corps ne sait pas les fabriquer : elles doivent être apportées par l’alimentation. Cette consommation doit être équilibrée. Bien souvent elle ne l’est pas car nous consommons trop d’aliments apportant certains oméga 6 et pas suffisamment d’aliments apportant des Oméga 3.

4 : Lorsque les apports de graisse de notre alimentation sont déséquilibrés, des processus d‘inflammation chronique, d’allergie et des perturbations immunitaires se développent progressivement créant un cercle vicieux à moyen et long terme.

5 : La majorité des graisses lorsqu’elles sont cuites à haute température deviennent mauvaises pour la santé. Deux huiles font exception : l’huile de coco biologique et dans une moindre mesure l’huile d’olive.

6 : Les graisses stockées dans l’organisme fabriquent des molécules se comportant comme des hormones. Il est donc fondamental de maintenir ou retrouver un taux de graisse optimal afin de rester en bonne santé.

7 : Pour maintenir un taux de graisse favorable à une bonne santé, nous devons consommer des graisses alimentaires dans les bonnes quantités et contrôler les quantités de glucides de notre alimentation.

8 : Si en théorie une alimentation bien choisie nous apporte l’ensemble des graisses dont nous avons besoin, dans la réalité de très nombreuses situations nécessitent un rééquilibrage grâce à des compléments alimentaires comme des Oméga 3 et du GLA (de la famille des Oméga 6).

9 : Cette complémentation en GLA et en Oméga 3 réalisée en cure ou de manière préventive quotidiennement contribue :

> au maintien d’un taux de cholestérol normal,

> au maintien d’une vision normale, au fonctionnement normal du cerveau,

> au maintien d’une concentration normale de triglycérides dans le sang,

> au maintien d’une pression sanguine normale,

> au fonctionnement cardiaque normal.

10 : Les acides gras Oméga 3 et le GLA possèdent des effets anticataboliques et anaboliques. Le lien entre anabolisme, anticatabolisme d’une part et amélioration des performances et de la récupération d’autre part a été largement prouvé.

L’importance des apports en graisses pour la membrane cellulaire

La membrane d’une cellule est majoritairement constituée d’une double couche de graisse (les phospholipides) et de différents types de protéines. On retrouve plusieurs familles de graisse dans la membrane des cellules de notre corps.

Il est important que les graisses qui composent les membranes soient équilibrées afin que la membrane ne devienne pas trop rigide et qu’elle puisse se déformer :

1 : De la fluidité va permettre non seulement la déformabilité des cellules, mais déterminera également leur capacité d’échanges. Par exemple, les globules rouges dont la membrane est souple peuvent se déformer et circuler dans des capillaires beaucoup plus fins. Les globules blancs pourront traverser la paroi des capillaires et ainsi assurer certaines fonctions immunitaires.

Les récepteurs destinés à accueillir des messagers et situés sur des membranes fluides seront également nettement plus aptes à se déplacer et à réceptionner l’information.

2 : Une membrane cellulaire fluide permettra également au glucose de pénétrer plus facilement dans la cellule. Ceci est d’autant plus important lorsque le taux de sucre dans le sang est élevé (glycémie importante).

3 : Lorsque les membranes sont équilibrées, elles induisent une libération facilitée des neurotransmetteurs dans le cerveau, favorisant un meilleur fonctionnement cérébral. Cette qualité dépend essentiellement de la richesse des membranes en Oméga 3

inversement, un déficit en Oméga 3 a ainsi de grosses répercussions sur le fonctionnement cérébral. En effet en cas de carence en Oméga 3 nous seulement le signal chimique véhiculé par les neuromédiateurs de la bonne humeur (sérotonine dopamine noradrénaline) devient fortement perturbé, mais le cerveau contient également moins de ces précieux neurotransmetteurs.

4 : Lorsque les membranes de nos cellules deviennent rigides, toutes ces réactions sont fortement perturbées.

Ainsi, la qualité des membranes et des graisses qui la compose va déterminer l’efficacité et la rapidité des différents processus de communication hormonaux, nerveux, immunitaires, etc.

Nos choix en matière de graisse alimentaire déterminent la fluidité de nos membranes ou leur rigidité.

Les graisses que nous consommons conditionnent notre santé :

Il existe 3 grandes familles de graisses dans l’alimentation : les graisses saturées, les graisses mono-insaturées (Oméga 9) et les graisses polyinsaturées Oméga 6 et Oméga 3.

Les graisses polyinsaturées se transforment aux termes de réactions chimiques et enzymatiques, en une famille de molécules capitales : les eicosanoïdes.

Ces molécules modulent l’inflammation, l’immunité, les tendances pro allergiques ou la circulation sanguine.

Les molécules issues des « Omégas 6 » sont plutôt pro-inflammatoires et diminuent la circulation sanguine Les molécules issues de la famille des « Omégas 3 » sont plutôt anti-inflammatoires et augmentent la circulation sanguine en fluidifiant le sang.

Les « Omégas 6 » activent le développement des cellules de stockage des graisses : les adipocytes. Ces cellules vont grossir et se remplir lorsqu’on consomme trop d’Oméga 6.

Inversement les Oméga 3 favorisent la combustion des graisses de réserves et bloquent le développement des adipocytes.

Une exception dans la famille des Oméga 6 : l’acide gamma-linolénique , GLA, possède des propriétés similaires aux Oméga 3. Les molécules qui en sont issues sont anti-inflammatoires, offrent une protection des artères et du cœur, stimulent le système immunitaire et agissent sur la qualité des tissus.

Le GLA diminue la déshydratation des cellules de la peau et des fascias. Extérieurement une peau moins déshydratée est moins fragile et a un meilleur aspect. Comme la peau à l’extérieur, les fascias sont considérés comme un tissu unique connectant l’ensemble du corps. Des fascias bien hydratés sont plus solides et récupèrent mieux.

Quel acides gras essentiels consommer ?

Ainsi pour que notre corps maintienne une bonne santé, de bonne performance, une inflammation nécessaire mais contrôlée, et un pourcentage de masse grasse relativement faible et stable, il faut qu’il ait un rapport optimal de l’ordre de 3 à 5 « Oméga 6 » pour 1 « Oméga 3 ».

Ce rapport est aujourd’hui très majoritairement rompu en faveur de la famille des Omégas 6 notamment à cause du changement d’alimentation des animaux et de l’excès de consommation de glucides et de céréales. La surveillance et le choix de vos apports en graisse alimentaire ainsi qu’une éventuelle complémentation alimentaire est donc capitale.

Nous vous recommandons 3 à 6 gélules d‘Oméga 3 NUTRIPURE + 1 à 3 gélules d’huile de bourrache NUTRIPURE riche en GLA afin d’optimiser votre santé et vos performances sportives grâce à leurs vertus anti-inflammatoires.

Nos graisses de réserve fonctionnent comme un organe

Nos graisses de réserves sont la première source d’hormones de notre corps même si on pense plus souvent au pancréas, à la thyroïde, aux glandes surrénales aux ovaires ou encore aux testicules.

Environ les deux tiers des cellules contenues dans nos réserves de graisse sont des d’adipocytes. Les adipocytes possèdent l’aptitude de produire et de libérer des adipokines, des molécules agissant aussi bien dans le tissu adipeux que dans le reste du corps, de façon semblable au fonctionnement des autres hormones.

Le tiers restant est composé par différentes cellules exerçant une multitude de fonctions.

La communication qu’il existe entre les adipocytes et les autres organes est effectuée par différentes familles d’adipokines.

Certaines adipokines ont une action marquée sur l’utilisation des sucres et des graisses dans notre corps. D’autres sont des messagers du système immunitaire et de l’inflammation, qui peuvent influencer le fonctionnement de notre métabolisme et donc la facilité à mobiliser ou stocker les graisses.


Ainsi, un tissu adipeux excessif favorise la sécrétion de molécules pro-inflammatoires ce qui entraine une résistance à la perte de graisse et une augmentation de l’inflammation dans le corps, ainsi qu’une augmentation du risque de cancer ou de maladie cardio-vasculaire.

En situation inflammatoire chronique, le contrôle du comportement alimentaire est perturbé (déséquilibre de la voie sérotoninergique) et la tendance à consommer des aliments sucrés à caractère addictif augmente et accentue le surpoids, ce qui provoque un véritable cercle vicieux.

C’est la raison pour laquelle il faut absolument maintenir nos graisses de réserves sous contrôle, ne pas grossir, d’autant que certaines personnes sont génétiquement plus prédisposées que d’autres à stoker de la graisse en d’autres termes. Cela permet de ne pas déclencher une série de problématiques métaboliques ou inflammatoires à distance.

Bien choisir vos graisses en pratique :

Le niveau de consommation de graisses alimentaires dépend de nombreux facteurs comme votre état de santé de base, le niveau de vos réserves de graisse corporelles, les inflammations ou les allergies dont vous souffrez, votre état émotionnel.

Dans le cadre d’une alimentation équilibrée, la moyenne se situe autour de 1,2g / kilo de poids de corps en équilibrant bien les différentes familles de graisse.

Dans quelle alimentation trouver les graisses de qualité ?

Afin de profiter pleinement et sainement des graisses indispensables qu’apporte notre alimentation, je vous conseille d’effectuer les choix suivants :


- Consommer des œufs bio nourris au lin ou des œufs fermiers de la filière bleu blanc cœur.

- Consommer des petits poissons gras (sardines, maquereaux) 2 ou 3 fois par semaine pour leurs apports en Oméga 3. Les autres poissons gras concentrent trop de toxiques, comme le mercure ou la dioxine, pouvant générer des dégâts cérébraux.

- Consommer un ½ avocat par repas et jusqu’à 4 ou 5 par semaine.


> Pour vos vinaigrettes et assaisonnements : Mélangez l’huile d’olive et l’huile de lin biologique. 5 volumes d’huile d’olive pour un volume d’huile de lin puis rajoutez du vinaigre de cidre, ail et herbes aromatiques. Une cuillère à soupe de cette vinaigrette le midi et le soir.

> Pour vos collations : Pensez à une dizaine d’amandes ou de noisettes ou de noix de cajou. Elles sont riches en fibres bénéfiques pour votre flore intestinale, en magnésium et leur composition en graisses est équilibrée.

> Pour la cuisson : Utilisez uniquement l’huile d’olive ou l’huile de coco bio.

> Pour vos pâtisseries : Remplacez le beurre par l’huile de coco bio Elle est riche en acides gras saturé à chaîne moyenne (MCT) et particulièrement en acide laurique (50%). L'acide laurique a une action antivirale et soutient le travail du système immunitaire.

Quelle matière grasse à éviter ?


> Ne consommez plus de friture aux restaurants, dans les fast food ou chez vous, les graisses que vous consommez alors sont de vraies bombes pour votre organisme.

> Adaptez votre consommation de glucides en fonction de votre activité physique et sportive : méritez vos glucides ! Leur consommation excessive est transformée en graisse !

Quels compléments utiliser dans l’accompagnement des bonnes graisses ?


> En complément de ces changements ou habitudes alimentaires nous vous recommandons 3 à 6 gélules d‘Oméga 3 NUTRIPURE + 1 à 3 gélules d’huile de bourrache NUTRIPURE riche en GLA afin d’optimiser votre santé et vos performances sportives grâce à leur vertus anti-inflammatoire.

De nos jours nous faisons l'amalgame entre graisse, prise de poids et mauvaise alimentation. Pourtant certains aliments sains sont riches en graisses de qualité et bonnes pour notre santé. Notre corps a besoin de graisses alimentaires essentielles au bon fonctionnement de son métabolisme.

Christophe Carrio

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